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UN LIVRE POUR LE WEEK-END

17042009

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[[Où on va papa ? 

Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j’ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l’ai jamais fait. Ce n’était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu’à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures…

Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu’on me plaigne ? Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c’était pour échapper à la question terrible : « Qu’est-ce qu’ils font ? »
Aujourd’hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre. Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n’ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d’eux avec le sourire. Ils m’ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j’ai bénéficié d’une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.
Jean-Louis Fournier]]

Stock, 2008 ISBN : 9782234061170

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HANDICAP PSYCHIQUE 4/4

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Évitez de répéter toujours les mêmes conseils, cette attitude est essentie par la personne handicapée psychique comme du harcèlement, prévoir des rendez-vous en début de matinée. Efforcez-vous d’accepter que, pour ces personnes, l’apparence ne soit pas prioritaire, les informer avec gentillesse et respect quand elles n’ont pas la tenue adéquate, les laisser libres de faire ce qu’elles peuvent faire, en négociant des limites à ne pas dépasser, faire preuve de patience sans tout laisser faire, créer un climat rassurant…

Elles ne parlent plus qu’à quelques proches ! couper des autres, par exemple avoir des perceptions auditives ou visuelles qu’elle ne peut partager avec personne, ressentir un vide intérieur, qui va se manifester par du mutisme, un retrait, des angoisses, une grande indécision, être angoissée par des situations nouvelles comme de rencontrer des personnes inconnues, écouter attentivement mais, en réalité, ne pas entendre, inquiéter par des attitudes qui paraîtront bizarres. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel.

Évitez de :• vous sentir affecté par une attitude distante ou une discontinuité dans la relation, • couper la relation par crainte de la difficulté ou d’un refus. Efforcez-vous de respecter la personne dans ce qu’elle est comprendre son isolement comme une réelle défense contre l’anxiété, l’inviter à tisser des liens, développer sa confiance en elle, faire fonctionner un réseau autour d’elle, réseau qui continuera à offrir des liens qu’elle ne peut pas établir d’elle-même.

Que faut-il entendre par idées délirantes ? Les idées délirantes comme les hallucinations sont des perceptions dont la personne est intimement convaincue, en opposition manifeste avec la réalité ou le bon sens.

Quelle signification faut-il donner à un comportement dit  » violent  » ? Certaines personnes handicapées psychiques peuvent avoir des réactions inadaptées. face aux situations habituelles de la vie. Le plus souvent, elles sont liées à une mauvaise interprétation d’une parole ou d’un comportement en provenance de l’environnement. Parfois, ces attitudes peuvent avoir un caractère violent. Cette violence s’exerce surtout sur les personnes handicapées elles-mêmes, pouvant aller jusqu’au suicide, ou sur des objets, mais très rarement vis-à-vis d’autrui. C’est le cas, par exemple, lorsque les idées délirantes envahissent toute la conscience.

Des situations violentes qui présenteraient un caractère d’urgence, peuvent justifier l’intervention de professionnels de la psychiatrie, avec l’assistance éventuelle des représentants de l’ordre public. Ces interventions relèvent de textes législatifs et réglementaires particuliers. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. Évitez de :• chercher à prouver à la personne qu’elle a tort,• crier plus fort que la personne en difficulté, • paraître déstabilisé par le discours ou le comportement, • vous laisser fasciner par ses propos, • menacer ou ruser, • fermer les issues. Efforcez-vous de respecter la personne dans sa perception des choses, maintenir le lien, garder votre calme, protéger, le cas échéant, les personnes présentes, en particulier la personne en difficulté.

sources : UNAFAM/via FAMIDAC http://www.famidac.fr

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HANDICAP PSYCHIQUE 3/4

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Évitez de :• faire preuve d’agacement ou vous montrer irritable, • donner l’impression d’être pressé, par exemple en lui coupant la parole ou en finissant les phrases à sa place. Efforcez-vous de : reconnaître que la personne ne met pas de la mauvaise volonté, accepter que sa lenteur soit une des manifestations de son handicap, faire preuve de patience et de respect, répéter calmement s’il le faut, lui proposer de se fixer des repères : mémento, agenda, listes…

Ne peuvent-elles plus avoir ou réaliser aucun projet ? Le manque de motivation apparent est fréquent chez les personnes handicapées psychiques. Pour elles, la réalité est toute différente : la plupart des pathologies psychiatriques provoquent un état d’agitation intérieure intense, avec des sensations d’anxiété et d’angoisse considérables, des idées récurrentes, souvent une culpabilité, qui créent une hyper sensibilité qui déstabiliserait les plus solides. C’est en partie cette extrême agitation qui entrave l’action. Les mêmes troubles provoquent des difficultés d’attention qui empêchent le plus souvent de pouvoir élaborer des projets et d’imaginer des perspectives d’avenir. Ce qui apparaît comme une incapacité de faire une chose précise cache en réalité une incapacité plus générale à mettre en oeuvre des pans entiers d’activité dans la vie courante. Ceci explique aussi que ces personnes puissent ne plus être en état d’identifier ce dont elles ont besoin ou de demander de l’aide.

Cette incapacité peut aller jusqu’à nécessiter une protection juridique. Parfois, leurs demandes sont « décalées » par rapport aux possibilités ou bien difficiles à expliquer comme, par exemple, demander qu’on exécute pour elles une tâche qui paraît pourtant très simple. Enfin, il faut admettre que certains médicaments provoquent des effets de ralentissement et de somnolence. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. Évitez de faire des reproches, de faire des comparaisons avec d’autres personnes, vouloir, à tout prix, lui trouver des occupations. Efforcez-vous de lui conseiller de programmer ses journées en mettant en place quelques repères fixes et réguliers, face à des demandes inappropriées, resituer votre mission et orienter vers la personne qualifiée si besoin, ajuster votre attitude au degré d’autonomie de votre interlocuteur. Elles se négligent. Elles semblent, parfois, indifférentes à leur corps Les personnes handicapées psychiques peuvent ne pas avoir une perception précise des limites de leur corps. Elles peuvent avoir des difficultés à en évaluer les dimensions. Elles peuvent, par exemple, se cogner en passant une porte ou devant un meuble. D’une manière plus générale, elles ont des difficultés à prendre soin de leur santé, à aller consulter le généraliste ou le dentiste. Ainsi, les problèmes somatiques s’ajoutent souvent aux troubles psychiques. De même, beaucoup n’ont pas une bonne hygiène alimentaire. Il est vrai que préparer des menus équilibrés est souvent un vrai problème. Par ailleurs, les effets secondaires de certains médicaments ne sont pas négligeables sur la prise de poids. Leur rythme jour/nuit est souvent perturbé. Certaines personnes ont besoin de beaucoup dormir. Le sommeil peut être considéré comme réparateur de la fatigue accumulée du fait de l’agitation psychique. Les répercussions sur la vie sociale peuvent être importantes. Enfin, cette indifférence au corps peut provoquer un relatif mépris ou une indifférence pour l’apparence. Se raser, choisir des vêtements adaptés peuvent être leur dernier souci. D’autres personnes, au contraire, seront très pointilleuses sur leur présentation, dans une attitude qui pourra paraître maniaque. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel.

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