ACCUEILLANTS, AIDANTS FAMILIAUX

18042009

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Un guide pour les aidants familiaux…

Il peut aider aussi les accueillants.

Même si… tout le monde n’y a pas pensé ! mamcoz 22

ACCUEILLANTS, AIDANTS FAMILIAUX dans ACCUEIL FAMILIAL ICI où là pdf

Vous accompagner au quotidien (www.travail-solidarité.gouv.fr )-espaces famille)

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UN LIVRE POUR LE WEEK-END

17042009

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[[Où on va papa ? 

Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j’ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l’ai jamais fait. Ce n’était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu’à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures…

Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu’on me plaigne ? Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c’était pour échapper à la question terrible : « Qu’est-ce qu’ils font ? »
Aujourd’hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre. Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n’ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d’eux avec le sourire. Ils m’ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j’ai bénéficié d’une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.
Jean-Louis Fournier]]

Stock, 2008 ISBN : 9782234061170

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HANDICAP PSYCHIQUE 4/4

17042009

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Évitez de répéter toujours les mêmes conseils, cette attitude est essentie par la personne handicapée psychique comme du harcèlement, prévoir des rendez-vous en début de matinée. Efforcez-vous d’accepter que, pour ces personnes, l’apparence ne soit pas prioritaire, les informer avec gentillesse et respect quand elles n’ont pas la tenue adéquate, les laisser libres de faire ce qu’elles peuvent faire, en négociant des limites à ne pas dépasser, faire preuve de patience sans tout laisser faire, créer un climat rassurant…

Elles ne parlent plus qu’à quelques proches ! couper des autres, par exemple avoir des perceptions auditives ou visuelles qu’elle ne peut partager avec personne, ressentir un vide intérieur, qui va se manifester par du mutisme, un retrait, des angoisses, une grande indécision, être angoissée par des situations nouvelles comme de rencontrer des personnes inconnues, écouter attentivement mais, en réalité, ne pas entendre, inquiéter par des attitudes qui paraîtront bizarres. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel.

Évitez de :• vous sentir affecté par une attitude distante ou une discontinuité dans la relation, • couper la relation par crainte de la difficulté ou d’un refus. Efforcez-vous de respecter la personne dans ce qu’elle est comprendre son isolement comme une réelle défense contre l’anxiété, l’inviter à tisser des liens, développer sa confiance en elle, faire fonctionner un réseau autour d’elle, réseau qui continuera à offrir des liens qu’elle ne peut pas établir d’elle-même.

Que faut-il entendre par idées délirantes ? Les idées délirantes comme les hallucinations sont des perceptions dont la personne est intimement convaincue, en opposition manifeste avec la réalité ou le bon sens.

Quelle signification faut-il donner à un comportement dit  » violent  » ? Certaines personnes handicapées psychiques peuvent avoir des réactions inadaptées. face aux situations habituelles de la vie. Le plus souvent, elles sont liées à une mauvaise interprétation d’une parole ou d’un comportement en provenance de l’environnement. Parfois, ces attitudes peuvent avoir un caractère violent. Cette violence s’exerce surtout sur les personnes handicapées elles-mêmes, pouvant aller jusqu’au suicide, ou sur des objets, mais très rarement vis-à-vis d’autrui. C’est le cas, par exemple, lorsque les idées délirantes envahissent toute la conscience.

Des situations violentes qui présenteraient un caractère d’urgence, peuvent justifier l’intervention de professionnels de la psychiatrie, avec l’assistance éventuelle des représentants de l’ordre public. Ces interventions relèvent de textes législatifs et réglementaires particuliers. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. Évitez de :• chercher à prouver à la personne qu’elle a tort,• crier plus fort que la personne en difficulté, • paraître déstabilisé par le discours ou le comportement, • vous laisser fasciner par ses propos, • menacer ou ruser, • fermer les issues. Efforcez-vous de respecter la personne dans sa perception des choses, maintenir le lien, garder votre calme, protéger, le cas échéant, les personnes présentes, en particulier la personne en difficulté.

sources : UNAFAM/via FAMIDAC http://www.famidac.fr

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HANDICAP PSYCHIQUE 3/4

17042009

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Évitez de :• faire preuve d’agacement ou vous montrer irritable, • donner l’impression d’être pressé, par exemple en lui coupant la parole ou en finissant les phrases à sa place. Efforcez-vous de : reconnaître que la personne ne met pas de la mauvaise volonté, accepter que sa lenteur soit une des manifestations de son handicap, faire preuve de patience et de respect, répéter calmement s’il le faut, lui proposer de se fixer des repères : mémento, agenda, listes…

Ne peuvent-elles plus avoir ou réaliser aucun projet ? Le manque de motivation apparent est fréquent chez les personnes handicapées psychiques. Pour elles, la réalité est toute différente : la plupart des pathologies psychiatriques provoquent un état d’agitation intérieure intense, avec des sensations d’anxiété et d’angoisse considérables, des idées récurrentes, souvent une culpabilité, qui créent une hyper sensibilité qui déstabiliserait les plus solides. C’est en partie cette extrême agitation qui entrave l’action. Les mêmes troubles provoquent des difficultés d’attention qui empêchent le plus souvent de pouvoir élaborer des projets et d’imaginer des perspectives d’avenir. Ce qui apparaît comme une incapacité de faire une chose précise cache en réalité une incapacité plus générale à mettre en oeuvre des pans entiers d’activité dans la vie courante. Ceci explique aussi que ces personnes puissent ne plus être en état d’identifier ce dont elles ont besoin ou de demander de l’aide.

Cette incapacité peut aller jusqu’à nécessiter une protection juridique. Parfois, leurs demandes sont « décalées » par rapport aux possibilités ou bien difficiles à expliquer comme, par exemple, demander qu’on exécute pour elles une tâche qui paraît pourtant très simple. Enfin, il faut admettre que certains médicaments provoquent des effets de ralentissement et de somnolence. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. Évitez de faire des reproches, de faire des comparaisons avec d’autres personnes, vouloir, à tout prix, lui trouver des occupations. Efforcez-vous de lui conseiller de programmer ses journées en mettant en place quelques repères fixes et réguliers, face à des demandes inappropriées, resituer votre mission et orienter vers la personne qualifiée si besoin, ajuster votre attitude au degré d’autonomie de votre interlocuteur. Elles se négligent. Elles semblent, parfois, indifférentes à leur corps Les personnes handicapées psychiques peuvent ne pas avoir une perception précise des limites de leur corps. Elles peuvent avoir des difficultés à en évaluer les dimensions. Elles peuvent, par exemple, se cogner en passant une porte ou devant un meuble. D’une manière plus générale, elles ont des difficultés à prendre soin de leur santé, à aller consulter le généraliste ou le dentiste. Ainsi, les problèmes somatiques s’ajoutent souvent aux troubles psychiques. De même, beaucoup n’ont pas une bonne hygiène alimentaire. Il est vrai que préparer des menus équilibrés est souvent un vrai problème. Par ailleurs, les effets secondaires de certains médicaments ne sont pas négligeables sur la prise de poids. Leur rythme jour/nuit est souvent perturbé. Certaines personnes ont besoin de beaucoup dormir. Le sommeil peut être considéré comme réparateur de la fatigue accumulée du fait de l’agitation psychique. Les répercussions sur la vie sociale peuvent être importantes. Enfin, cette indifférence au corps peut provoquer un relatif mépris ou une indifférence pour l’apparence. Se raser, choisir des vêtements adaptés peuvent être leur dernier souci. D’autres personnes, au contraire, seront très pointilleuses sur leur présentation, dans une attitude qui pourra paraître maniaque. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel.

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FRATRIE : arrivée d’un enfant ”différent”.

16042009

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Un enfant handicapé dans la famille.

L’annonce d’un handicap touchant leur enfant, est toujours un drame pour ses parents. Douleur, colère, culpabilité, révolte et sentiment d’injustice… l’épreuve est terrible. Car ils doivent accepter que cet enfant n’est pas celui dont ils avaient rêvé, qu’il est différent, et qu’il va falloir affronter et apprivoiser cette différence. L’amour met donc parfois du temps à s’installer, et forcément, c’est toute la dynamique familiale qui est en jeu. Celle du couple parental tout d’abord, celle de la fratrie également, que des frères et sœurs soient déjà là, ou à venir. Et enfin celle de toute la famille, dans son sens le plus large. Mais parvenir à accepter cet enfant comme il est, et non comme il devrait être, c’est recevoir toutes les richesses qu’il a lui aussi à offrir, tout l’amour qu’il a lui aussi à donner. Et c’est transmettre aux autres que la différence ne doit pas faire peur.

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HANDICAP PSYCHIQUE 2/4

16042009

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Évitez de porter un jugement sur les angoisses et les phobies de la personne handicapée psychique en les minimisant ou en les dévalorisant. Efforcez-vous de prendre en compte les angoisses et les phobies dans la construction des projets de la personne handicapée psychique, l’inciter à chercher des activités adaptées (travail accessible à pied, en cas d’angoisse dans les transports en commun), établir une relation de confiance, lui proposer des repères fixes, réguliers et rassurants… Elles semblent être ailleurs. Elles ne se souviennent pas. Chez les personnes handicapées psychiques, on observe souvent : un manque d’attention et de concentration au moment présent (avec l’impression qu’elles sont dans leur « bulle ») et sur la durée (difficulté à regarder un film jusqu’au bout, à écouter une conversation…), des troubles de la mémoire à court terme : la personne se sent confuse, embrouillée, a des difficultés à aller au bout d’un raisonnement, commence une phrase et oublie ce qu’elle était en train de dire, des difficultés à assimiler certains éléments nouveaux, comme mémoriser une procédure nécessaire à la réalisation d’un travail par exemple, une difficulté à programmer ou à organiser : la personne peut avoir des difficultés à mettre de l’ordre dans sa pensée comme dans ses réalisations. Elle peut avoir besoin de temps pour structurer ses idées ou pour répondre à une question. Ces incapacités peuvent concerner des activités apparemment simples comme prendre une douche, faire les courses, organiser une soirée… À plus forte raison, s’il s’agit de poursuivre des études ou d’assurer une activité professionnelle. Elles peuvent aussi varier selon les moments, les lieux ou les types d’activité. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel.

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SYNDROME de kORSAKOFF, vivre avec.

15042009

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Ne pas confondre le musicien (Rimsky-Korsakoff) avec le psychiatre russe (Korsakov).

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Vu sur FAMIDAC

avec bien d’autres sujets qui nous intéressent et nous interpellent tous ! 

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Un livret pour appréhender le syndrome de Korsakoff  : 

 SYNDROME de kORSAKOFF, vivre avec. dans ACCUEIL FAMILIAL ICI où là pdf

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HANDICAP PSYCHIQUE 1/4

15042009

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Pourquoi les personnes handicapées psychiques semblent-elles avoir tant de mal à percevoir la réalité ?À certains moments, la personne handicapée psychique perçoit la réalité de façon différente. Ce type d’erreur dans les perceptions, propre au handicap psychique, peut renforcer les difficultés habituelles à reconnaître ses incapacités. Cette attitude ne reflète ni une mauvaise volonté, ni même une négation volontaire. Elle est la conséquence d’une perception propre à la personne concernée. Elle peut provoquer cependant, dans la vie sociale ou le travail, des difficultés majeures et provoquer des incompréhensions réciproques. Au premier rang des réalités difficiles à percevoir pour la personne, figure l’existence de son propre handicap. Ainsi, malgré les graves difficultés rencontrées, de nombreuses personnes manifestement concernées pourront mettre des années à accepter la nécessité des soins, à faire le deuil de leur « vie d’avant », voire à demander de l’aide. Pour les professionnels qui les reçoivent ou qui traitent leur dossier, ce point est important car ils doivent intégrer le fait que ces personnes peuvent fort bien émettre des souhaits n’étant pas en accord avec leurs possibilités du moment, voire même demander une cessation de reconnaissance en tant que personne handicapée, tandis que celle-ci leur est pourtant manifestement nécessaire. Le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. Il faut parfois savoir gagner du temps et ne jamais abandonner. Évitez de : • contredire brutalement votre interlocuteur, vous risquez de susciter de l’incompréhension, • dénigrer sa façon de voir, • imposer votre interprétation… Efforcez-vous de respecter la personne jusqu’à admettre qu’elle ne puisse accepter de suite la réalité, lui faire une réponse du type :  » Vous êtes en droit de penser cela. Sur ce point, je vois les choses différemment. Cela ne nous empêche pas de rechercher ce que l’on peut faire dans un autre domaine… « , continuer à faire des propositions, sans les imposer, ni décider à sa place, sauf exception et urgence naturellement… La personne doit faire sa propre expérience… L’ »angoisse », les « obsessions », qu’est-ce que cela signifie ?La personne handicapée psychique est généralement terriblement sensible au stress. Son anxiété, voire son angoisse, se manifestent par un sentiment d’insécurité indéfinissable. L’angoisse, à la différence de la peur, n’a pas d’objet concret identifiable. Elle est sans raison apparente. L’angoisse peut se traduire par des phobies la claustrophobie : angoisse de se trouver confiné dans un espace étroit et clos, pouvant générer la phobie des transports en commun par exemple, l’agoraphobie : angoisse d’affronter la rue, les espaces, les lieux inconnus, sans accompagnateur. Elle peut également se manifester par des obsessions : idées fixes qui assiègent la personne, l’amenant à des conduites répétitives comme vérifier dix fois que la porte est fermée, des conduites addictives : dépendance à une substance comme l’alcool, les drogues, les jeux, la nourriture…Des angoisses particulièrement fortes peuvent être la conséquence de certains délires, de situations nouvelles, d’accidents de la vie comme le décès d’un proche. La proximité physique avec d’autres personnes peut aussi être source d’angoisse en donnant aux personnes handicapées psychiques le sentiment qu’on envahit leur espace. Là aussi, le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. 

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sources : www.unafam.org

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FRATRIE 2/2

14042009

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On est toujours concerné quand on a un frère ou une sœur handicapé, cela ne veut pas dire qu’il faut s’en occuper. Madame Mazzoni (AFSH) souligne que les « enfants frères et sœurs » n’ont pas toujours la réponse aux agressions verbales. Elle rappelle que le handicap était tabou il y a 30 ans, que la famille se trouvait donc murée et honteuse. Elle relève les progrès à l’heure actuelle et l’existence du droit à la différence dans notre société…

Docteur Maurice Titran a été directeur du CAMSP (Centre d’action médico-sociale précoce).

Il n’y a pas au monde deux individus identiques, et chacun ne ressent pas les mêmes émotions au même moment, ni de la même façon. Autant de différences, autant d’occasions de se rencontrer pour échanger. S’enrichir de nos différences, c’est aussi organiser la vie, pour permettre aux plus vulnérables de s’adapter à cette réalité, et ainsi pouvoir développer leurs talents ! Les exigences au quotidien: doit-on demander la même chose à tous les enfants ? La fratrie n’ose pas râler car on va lui dire que son frère est handicapé, qu’il n’y peut rien. Elle va garder pour elle sa colère. Or il faut lui apprendre qu’elle a le droit d’être en colère. Il faut éviter d’assimiler toutes ses réactions au fait que son frère est handicapé.

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FRATRIE, HANDICAP, FRERES ET SOEURS…1/2

14042009

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[[Un regard résolument fraternel.Trop souvent, le regard porté sur nos frères et sœurs nous heurte.
Ce n’est pas la compassion qui nous importe mais le respect et nous nous reconnaissons dans les 10 commandements jaillis spontanément au détour du message de l’un d’entre nous, au sein de notre groupe de discussion.
Chaque intervenant dans la vie de ma soeur lui apporte quelque chose de différent (les parents, les oncles et tantes, les grands-parents, moi sa soeur, les éducateurs, les amis, les autres jeunes de son institut, sa kiné, etc.), et plus ils sont nombreux et différents, mieux c’est (en plus la charge est assez lourde pour la partager).

♥ Etre présent dans sa vie, ce n’est pas forcément lui imposer ma présence, mais plutôt être à l’écoute de ce qu’elle peut me dire (ce qu’elle souhaite, les gens qu’elle apprécie et ceux qu’elle n’aime pas, etc.). L’important, c’est qu’elle sente que je serai là pour la rattraper si elle tombe. ♥ Elle a le droit de me demander beaucoup de présence à certains moments, puis de me rejeter un peu parce qu’elle a d’autres sources d’intérêt. Ma porte lui reste ouverte, tout est proposé, rien n’est imposé. ♥ J’ai le droit et le devoir de me construire une vie en dehors d’elle parce que si ma vie se résume à sa prise en charge, ni elle ni moi n’en tirerons aucun bénéfice. Il vaut mieux passer un peu moins de temps ensemble, mais du temps de qualité où nous  sommes toutes les deux disponibles.  ♥ Je n’ai aucun complexe à lui dire parfois non lorsque j’ai prévu autre chose, tout simplement parce que j’estime que je suis suffisamment disponible et que je ne veux pas me laisser envahir.  Lorsque nous passons du temps  ensemble, je fais des efforts, alors elle doit en faire aussi : comme ça, nous passons des moments agréables.  ♥ Je n’ai pas une âme de martyre, elle non plus. Je ne me force pas, et donc, elle ne me doit rien.  ♥ Je ne lui demande jamais de choses qu’elle ne puisse pas faire ; en revanche, dès que je vois une chose qu’elle peut faire seule, je refuse de la faire pour elle, même si c’est plus rapide et plus pratique que je le fasse. Elle tire une grande fierté de tout ce qu’elle peut faire elle-même, même si c’est une toute petite chose. Faire les choses pour elle, c’est lui jeter à la figure qu’elle est une assistée.  ♥ Lorsqu’elle est là, je ne parle jamais d’elle à la troisième personne, ce n’est pas une plante verte.  ♥ Quoi qu’elle fasse, et même si je me fâche, je ne lui fais jamais de chantage genre si tu ne fais pas ça, je ne t’aimerais plus, parce que pour une personne assistée, c’est pire que tout. Elle n’a aucun doute sur le fait que je l’aime par dessus tout et que quoi qu’elle fasse, je serais toujours de son côté, même si je râle souvent.  ♥ Elle fait partie de ma vie, elle y occupe une place immense, mais elle n’est pas toute ma vie, ce serait trop lourd à porter, étouffant.]]

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Avec l’aimable autorisation de Michel Donzel : http://asfha.club.fr







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