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GRAND PERE, qu’est-ce que tu dis ?

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« Comme si on ne le murait pas dans l’hypocrisie, le vieillard en qui tout se fait débâcle, et dont on exige encore qu’il soit bien tenu ! Comme si tout le monde ne se liguait pas – et les siens plus durement que les autres – pour l’empêcher de parler de ses petits malaises dont il va mourir bientôt. Il en a pourtant envie, il en a pourtant besoin quelquefois. Et ce ne sont pas des malaises imaginaires. On parle autour de lui, on lui parle comme si rien n’était : héritages, soucis de famille, dividendes, mariages, procès en cours, affaires courantes. Comme si les affaires pour lui pouvaient continuer à courir, pouvaient espérer le rattraper où il va ! » Julien Gracq  Le rivage des Syrtes – 1951

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Qu’est ce que tu dis grand-père ?

Murs blancs
Blouses blanches
Couloirs cirés
Table briquée
Tout à l’étiquette

Ca ne te convient pas ?

De quoi te plains-tu grand-père ?

On te lève à l’heure
On te nourrit à l’heure
On te lave à l’heure
On te médicamente à l’heure
On te couche à l’heure

Et. ça ne va encore pas ?

Qu’est-ce que tu racontes grand-père?

Tu as du temps toi !
Tu es tranquille toi !
T’as pas de soucis toi !
Tu attends la soupe
Tu en as de la chance toi !

Et. ça ne te contente pas ?

Qu’est-ce que tu radotes grand-père ?

Tu dis que tu t’en fous
La belle maison, tu t’en fous
Les repas à l’heure, tu t’en fous
Les couloirs cirés, tu t’en fous
Les bains douches, tu t’en fous……..

Ca ne va pas dans ta tête ?

Qu’est-ce que pleure grand-père ?

De vrais regards
De vrais bonjours
Un peu de tendresse
Beaucoup d’amitié
Une vraie liberté

Et puis quoi encore ?

« Vous savez, les vieux, ils ne sont jamais contents ; plus on leur en fait, plus il faut leur en faire »

F. CHALET

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L’ART DE BIEN VIEILLIR…

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L’art de vieillir

Vieillir, se l’avouer à soi même et le dire
tout haut, non pas pour voir protester les amis,
mais pour y conformer ses goûts et s’interdire
ce que la veille encore on se croyait permis.
Avec sincérité, dès que l’aube se lève,
se bien persuader qu’on est plus vieux d’un jour ;
à chaque cheveu blanc, se séparer d’un rêve
et lui dire tout bas un adieu sans retour.

Aux appétits grossiers, imposer d’âpres jeunes,
et nourrir son esprit d’un solide savoir,
devenir bon, devenir doux, aimer les fleurs,
aimer les jeunes, comme on aima l’espoir.

Se résigner à vivre un peu sur le rivage,
tandis qu’ils vogueront sur les flots hasardeux,
craindre d’être importun sans devenir sauvage,
se laisser ignorer tout en restant près d’eux.

Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame,
prier et faire un peu de bien autour de soi,
sans négliger son corps, parer surtout son âme,
chauffant l’un aux tisons, l’autre à l’antique Foi.
Puis un beau soir, discrètement, souffler la flamme
de sa lampe et mourir parce que c’est la loi.

Jean Fabié

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CITATION : grand âge

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 »Quand je cesserai de m’indigner,

j’aurai commencé ma vieillesse. »

André Gide







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