LES COULEURS et leurs effets.1/3

29 05 2009

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Les couleurs et leurs effets…

« L’habit d’un arlequin n’est pas plus varié dans ses nuances 

que l’esprit humain ne l’est dans ses folies. » Gustave Flaubert armorcouleurs1.jpg

Bien qu’on n’ait pas d’explication scientifique, en pratique, la chromothérapie conduit à des effets physiologiques. Donnons quelques exemples des propriétés particulières, sur le plan thérapeutique, des lumières colorées : – le traitement de l’ictère prénatal en lumière bleue ; – la couleur rouge qui est utilisée dans l’eczéma, les brûlures, les coups de soleil, la rougeole ; – les massages en lumière rouge qui facilitent la circulation sanguine pendant le traitement ; – le bon conditionnement du foie en lumière orange pour faciliter la digestion …

Mais outre ses aspects physique et physiologique, la couleur revêt une dimension psychologique. Dans ce domaine la sagesse populaire dit que « les goûts et les couleurs ne se discutent pas», ce qui veut dire que « La couleur est en nous » Goethe, Traité des couleurs.

La couleur produit sur notre être un effet qui lui est propre, effet auquel la mémoire affective mêle confusément l’expérience que nous avons de cette couleur. Le rouge chaleur, rouge dynamisme, rouge action, toit de tuile, coquelicot, rouge colère. Rouge, c’est aussi le flamboiement d’un ciel en feu, c’est une goutte de sang. Le rouge est excitant, voire irritant jusqu’à élever la tension artérielle d’un sujet. Le jaune, c’est l’ouverture, la clarté, la brillance, la noblesse. Mais le jaune, à peine terni de brun, de noir ou de bleu, on le ressent désagréable, maladif, sale et pauvre. Le bleu, aérien, léger, «froid», où l’espace jusqu’à l’infini nous appelle. Profondeur des mers et de notre inconscient. Le vert, ou mieux les verts des campagnes, nous apporte le repos, la paix, nostalgie des citadins.

Les pouvoirs psychiques des couleurs sont reliés à l’éducation, à l’expérience, aussi bien qu’au lent cheminement de l’hérédité et de l’évolution humaine. La couleur intervient sur notre être en vertu de liaisons affectives qui nous viennent du fond des âges, depuis la préhistoire. Inné et acquis.

Mais il existe aussi des adaptations personnelles qui expliquent des préférences individuelles. Chaque être comporte ses gènes et sa personnalité.

La vision est une sensation et elle ne se manifeste pas au niveau de notre oeil, mais bien au niveau de notre cerveau. L’oeil n’est qu’un élément, essentiel certes, mais qui fait partie intégrante d’un ensemble infiniment plus complexe. La couleur, lumière distillée, s’est installée en nous portant son langage propre, celui de notre sensibilité, de notre subjectivité. Les bâtonnets sont responsables de la vision en noir et blanc ; les cônes sont seuls responsables de la vision colorée. La couleur n’existe que dans notre cerveau.

Suivant que notre environnement est gai ou triste (et les couleurs y participent) notre humeur se modifie, en miroir. L’automne avec ses tons de gris renforce l’impression de visages fermés rencontrés dans la ville. « Le sanglot long des violons de l’automne, Berce mon coeur d’une langueur monotone…».

Les couleurs se révèlent essentielles à notre équilibre. Chacune d’elle envoie sa vibration et porte sa propre force d’impact, sa charge d’influence, qui éveille inconsciemment certaines réactions nerveuses, psychiques et comportementales (un système nerveux ça ne sert qu’à agir). Importantes dans le décor de notre vie quotidienne (murs, vêtements, bijoux, tissus), les couleurs déclenchent quelque chose en nous. Il faut savoir en jouer pour se sentir bien, rendre heureux, séduire. Mais savoir aussi que notre perception n’est pas celle des autres et que selon les personnalités, les couleurs peuvent être bénéfiques ou néfastes, agréables ou désagréables.

Nous portons les couleurs de nos mémoires…

Pourquoi la couleur pourpre transmet-elle l’idée de puissance ; le blanc la pureté et l’innocence ; le noir le deuil et la gravité ; le bleu du ciel le détachement des valeurs terrestres et la foi ?

Les différentes monarchies se réclamant du « Sang Bleu  » sous-entendaient que leur droit divin était un droit du sang, du sang de Dieu (le mot bleu était systématiquement employé pour Dieu, surtout dans les jurons : ventrebleu (ventre de Dieu), etc. « Une peur bleue », dérive du même sens.

Notre mémoire a été formée dans l’enfance à tout un symbolisme des couleurs, transmis par nos gènes, notre milieu géographique et le groupe socioculturel. Nous associons les couleurs avec d’autres perceptions mémorisées.

« Les parfums, les couleurs et les sons se répondent,

comme de longs échos qui de loin se confondent… »

http://membres.lycos.fr/papidoc/

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