FRATRIE : arrivée d’un enfant ”différent”.

16042009

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Un enfant handicapé dans la famille.

L’annonce d’un handicap touchant leur enfant, est toujours un drame pour ses parents. Douleur, colère, culpabilité, révolte et sentiment d’injustice… l’épreuve est terrible. Car ils doivent accepter que cet enfant n’est pas celui dont ils avaient rêvé, qu’il est différent, et qu’il va falloir affronter et apprivoiser cette différence. L’amour met donc parfois du temps à s’installer, et forcément, c’est toute la dynamique familiale qui est en jeu. Celle du couple parental tout d’abord, celle de la fratrie également, que des frères et sœurs soient déjà là, ou à venir. Et enfin celle de toute la famille, dans son sens le plus large. Mais parvenir à accepter cet enfant comme il est, et non comme il devrait être, c’est recevoir toutes les richesses qu’il a lui aussi à offrir, tout l’amour qu’il a lui aussi à donner. Et c’est transmettre aux autres que la différence ne doit pas faire peur.

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FRATRIE 2/2

14042009

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On est toujours concerné quand on a un frère ou une sœur handicapé, cela ne veut pas dire qu’il faut s’en occuper. Madame Mazzoni (AFSH) souligne que les « enfants frères et sœurs » n’ont pas toujours la réponse aux agressions verbales. Elle rappelle que le handicap était tabou il y a 30 ans, que la famille se trouvait donc murée et honteuse. Elle relève les progrès à l’heure actuelle et l’existence du droit à la différence dans notre société…

Docteur Maurice Titran a été directeur du CAMSP (Centre d’action médico-sociale précoce).

Il n’y a pas au monde deux individus identiques, et chacun ne ressent pas les mêmes émotions au même moment, ni de la même façon. Autant de différences, autant d’occasions de se rencontrer pour échanger. S’enrichir de nos différences, c’est aussi organiser la vie, pour permettre aux plus vulnérables de s’adapter à cette réalité, et ainsi pouvoir développer leurs talents ! Les exigences au quotidien: doit-on demander la même chose à tous les enfants ? La fratrie n’ose pas râler car on va lui dire que son frère est handicapé, qu’il n’y peut rien. Elle va garder pour elle sa colère. Or il faut lui apprendre qu’elle a le droit d’être en colère. Il faut éviter d’assimiler toutes ses réactions au fait que son frère est handicapé.

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FRATRIE, HANDICAP, FRERES ET SOEURS…1/2

14042009

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[[Un regard résolument fraternel.Trop souvent, le regard porté sur nos frères et sœurs nous heurte.
Ce n’est pas la compassion qui nous importe mais le respect et nous nous reconnaissons dans les 10 commandements jaillis spontanément au détour du message de l’un d’entre nous, au sein de notre groupe de discussion.
Chaque intervenant dans la vie de ma soeur lui apporte quelque chose de différent (les parents, les oncles et tantes, les grands-parents, moi sa soeur, les éducateurs, les amis, les autres jeunes de son institut, sa kiné, etc.), et plus ils sont nombreux et différents, mieux c’est (en plus la charge est assez lourde pour la partager).

♥ Etre présent dans sa vie, ce n’est pas forcément lui imposer ma présence, mais plutôt être à l’écoute de ce qu’elle peut me dire (ce qu’elle souhaite, les gens qu’elle apprécie et ceux qu’elle n’aime pas, etc.). L’important, c’est qu’elle sente que je serai là pour la rattraper si elle tombe. ♥ Elle a le droit de me demander beaucoup de présence à certains moments, puis de me rejeter un peu parce qu’elle a d’autres sources d’intérêt. Ma porte lui reste ouverte, tout est proposé, rien n’est imposé. ♥ J’ai le droit et le devoir de me construire une vie en dehors d’elle parce que si ma vie se résume à sa prise en charge, ni elle ni moi n’en tirerons aucun bénéfice. Il vaut mieux passer un peu moins de temps ensemble, mais du temps de qualité où nous  sommes toutes les deux disponibles.  ♥ Je n’ai aucun complexe à lui dire parfois non lorsque j’ai prévu autre chose, tout simplement parce que j’estime que je suis suffisamment disponible et que je ne veux pas me laisser envahir.  Lorsque nous passons du temps  ensemble, je fais des efforts, alors elle doit en faire aussi : comme ça, nous passons des moments agréables.  ♥ Je n’ai pas une âme de martyre, elle non plus. Je ne me force pas, et donc, elle ne me doit rien.  ♥ Je ne lui demande jamais de choses qu’elle ne puisse pas faire ; en revanche, dès que je vois une chose qu’elle peut faire seule, je refuse de la faire pour elle, même si c’est plus rapide et plus pratique que je le fasse. Elle tire une grande fierté de tout ce qu’elle peut faire elle-même, même si c’est une toute petite chose. Faire les choses pour elle, c’est lui jeter à la figure qu’elle est une assistée.  ♥ Lorsqu’elle est là, je ne parle jamais d’elle à la troisième personne, ce n’est pas une plante verte.  ♥ Quoi qu’elle fasse, et même si je me fâche, je ne lui fais jamais de chantage genre si tu ne fais pas ça, je ne t’aimerais plus, parce que pour une personne assistée, c’est pire que tout. Elle n’a aucun doute sur le fait que je l’aime par dessus tout et que quoi qu’elle fasse, je serais toujours de son côté, même si je râle souvent.  ♥ Elle fait partie de ma vie, elle y occupe une place immense, mais elle n’est pas toute ma vie, ce serait trop lourd à porter, étouffant.]]

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Avec l’aimable autorisation de Michel Donzel : http://asfha.club.fr







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