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LE TRICOT, les personnes âgées.

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Quand le tricot et la couture viennent au secours des mémoires défaillantes !

Une récente étude réalisée par des chercheurs américains de la clinique Mayo dans le Minnesota (Etats-Unis) a mis en lumière les effets positifs des travaux d’aiguille sur les mécanismes de la mémoire.

Et si le tricot, la broderie, la couture, la dentelle étaient des loisirs créatifs salutaires pour le maintien en forme de votre mémoire ? 
C’est en tous cas, ce que semble démontrer cette étude américaine réalisée par des scientifiques de la Clinique Mayo située dans le Minnesota (nord des Etats-Unis). 
Les chercheurs ont comparé un groupe d’environ deux cents personnes âgées de 70 à 89 ans souffrant de légères pertes de mémoire à un groupe équivalent en nombre et en âge mais ne souffrant pas de troubles de la mémoire…
  
Ils les ont longuement interrogés et leur ont demandé de décrire par le menu leurs activités entre 50 et 65 ans… Résultats: celles et ceux qui avaient pris l’habitude de lire, de coudre, de tricoter ou de jouer à toutes sortes de jeux diminuaient de 40% le risque d’avoir des pertes de mémoire…   
En revanche, celles et ceux qui passaient leur journée devant leur poste de télévision… étaient exposés à des risques accrus ! A vos aiguilles et dés à coudre ! 
 

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LECTURE, un livre pour le week-end…

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Résidence Club, ou Lune Captive dans un oeil mort…

On sait, depuis Jean-Paul Sartre, que le huis clos est propice à l’exacerbation des petits traits de caractère anodins qui vous rendent insupportable au compagnon que le hasard d’une situation a placé auprès de vous. Contrairement à la pièce de Sartre, ce n’est à priori pas en enfer que les personnages peints par Pascal Garnier dans Lune captive dans un œil mort ont rendez-vous. C’est même plutôt le paradis qu’on leur a promis pour les convaincre d’acheter une maisonnette dans une Résidence pour seniors dans le sud de la France. Piscine, club-house, grillage en périphérie et portail récalcitrant inclus, outre la compagnie d’un gardien cerbère et d’une animatrice. Un enclos de bien-être, de tranquillité pour couler une vieillesse sereine, loin des villes du nord peuplées de jeunes générations agressives. Seulement voilà, ce n’est pas toujours de l’extérieur que vient le pire …

Dans cette résidence protégée du monde, les carapaces bien proprettes des habitants se fissurent. C’est qu’ils sont là en vase clos. Le naturel revient au galop, c’est sa nature, et chasse bientôt le policé des rapports usuels. Après plusieurs verres d’apéritif, tous commencent à mieux se connaître et, à mesure que les journées se succèdent, ils laissent échapper ce qui les obsède. Failles, faiblesses et idées fixes éclatent au grand jour. L’isolement agissant comme un accélérateur de particules, l’inquiétude devient contagieuse, comme la paranoïa. Puis vient le dérapage…Pascal Garnier rend parfaitement compte de l’itinéraire en chute libre de ces existences. Il était même normal que ceux-là tombent. Ils arrivent dans un endroit neuf, hors du monde, amenant dans leurs bagages le vide qui les grignote : rêves perdus, enfants disparus, petits arrangements mesquins, souvenirs refoulés… Et ce vide risque fort de les anéantir, en les aspirant dans son imparable trou noir.

Œuvre de fiction me direz-vous, pour une lecture de loisir sous la plume alerte d’un écrivain spécialiste de l’humour noir (Au point d’avoir reçu le prix éponyme en 2006). Quoique.

Pascal Garnier – Lune captive dans un œil mort – Zulma, Janvier 2009

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GRAND PERE, qu’est-ce que tu dis ?

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« Comme si on ne le murait pas dans l’hypocrisie, le vieillard en qui tout se fait débâcle, et dont on exige encore qu’il soit bien tenu ! Comme si tout le monde ne se liguait pas – et les siens plus durement que les autres – pour l’empêcher de parler de ses petits malaises dont il va mourir bientôt. Il en a pourtant envie, il en a pourtant besoin quelquefois. Et ce ne sont pas des malaises imaginaires. On parle autour de lui, on lui parle comme si rien n’était : héritages, soucis de famille, dividendes, mariages, procès en cours, affaires courantes. Comme si les affaires pour lui pouvaient continuer à courir, pouvaient espérer le rattraper où il va ! » Julien Gracq  Le rivage des Syrtes – 1951

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Qu’est ce que tu dis grand-père ?

Murs blancs
Blouses blanches
Couloirs cirés
Table briquée
Tout à l’étiquette

Ca ne te convient pas ?

De quoi te plains-tu grand-père ?

On te lève à l’heure
On te nourrit à l’heure
On te lave à l’heure
On te médicamente à l’heure
On te couche à l’heure

Et. ça ne va encore pas ?

Qu’est-ce que tu racontes grand-père?

Tu as du temps toi !
Tu es tranquille toi !
T’as pas de soucis toi !
Tu attends la soupe
Tu en as de la chance toi !

Et. ça ne te contente pas ?

Qu’est-ce que tu radotes grand-père ?

Tu dis que tu t’en fous
La belle maison, tu t’en fous
Les repas à l’heure, tu t’en fous
Les couloirs cirés, tu t’en fous
Les bains douches, tu t’en fous……..

Ca ne va pas dans ta tête ?

Qu’est-ce que pleure grand-père ?

De vrais regards
De vrais bonjours
Un peu de tendresse
Beaucoup d’amitié
Une vraie liberté

Et puis quoi encore ?

« Vous savez, les vieux, ils ne sont jamais contents ; plus on leur en fait, plus il faut leur en faire »

F. CHALET

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L’ART DE BIEN VIEILLIR…

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L’art de vieillir

Vieillir, se l’avouer à soi même et le dire
tout haut, non pas pour voir protester les amis,
mais pour y conformer ses goûts et s’interdire
ce que la veille encore on se croyait permis.
Avec sincérité, dès que l’aube se lève,
se bien persuader qu’on est plus vieux d’un jour ;
à chaque cheveu blanc, se séparer d’un rêve
et lui dire tout bas un adieu sans retour.

Aux appétits grossiers, imposer d’âpres jeunes,
et nourrir son esprit d’un solide savoir,
devenir bon, devenir doux, aimer les fleurs,
aimer les jeunes, comme on aima l’espoir.

Se résigner à vivre un peu sur le rivage,
tandis qu’ils vogueront sur les flots hasardeux,
craindre d’être importun sans devenir sauvage,
se laisser ignorer tout en restant près d’eux.

Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame,
prier et faire un peu de bien autour de soi,
sans négliger son corps, parer surtout son âme,
chauffant l’un aux tisons, l’autre à l’antique Foi.
Puis un beau soir, discrètement, souffler la flamme
de sa lampe et mourir parce que c’est la loi.

Jean Fabié

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CITATION : grand âge

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 »Quand je cesserai de m’indigner,

j’aurai commencé ma vieillesse. »

André Gide




ALIMENTATION des personnes âgées.

5052009

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La composition des menus d’une personne âgée doit tenir compte des grands principes de nutrition des seniors, tout en offrant une variété et un attrait gustatif suffisants… Quelques conseils pour bien se nourrir sans perdre le plaisir de manger.

Un casse-tête chinois!

Ce casse-tête au quotidien n’est pas propre à la personne âgée mais prend toute son ampleur dans ce cas, car la menace de la carence alimentaire est forte. Idées pour composer un menu…

Les aliments sont répartis en trois grandes familles : G (comme glucides), P (comme protides) et L (comme lipides). Aucun aliment n’entre entièrement dans l’une de ces trois familles mais on classe les aliments selon leur teneur principale :

Famille G
Crudités, farineux (farines, pains, biscuits, pâtisseries, pommes de terre, pâtes, riz, légumes secs), produits sucrés (sucres et miel, confitures, bonbons, chocolat, sodas).

Famille P
Produits lactés (lait, yaourts, fromages), viandes, poissons et produits de la mer, œufs.

Famille L
Beurre, crème fraîche, huiles végétales, margarine.

Une règle d’or à ne pas oublier !

La règle d’or est la suivante : tout repas doit comporter 4 portions de G, 2 portions de P, 1 portion de L (formule dite du « 421″). Cette règle s’appliquera surtout aux deux principaux repas. La notion de portion est un peu arbitraire et sera évaluée selon la personne : une cuillère d’huile correspond à une demi-portion de L, un morceau de viande ou de poisson est une portion de G. L’intérêt de cette règle est davantage qualitatif que quantitatif.

Par exemple, une salade de tomates à l’huile apporte une portion de G et une demie de L. Du foie d’agneau avec une jardinière de légumes au beurre apporte un P, un G et un demi L. Un morceau de pain est un G. Une crème au caramel (lait et sucre) apporte un G et un P. L’ensemble constitue un repas équilibré !

Ajoutons à cette règle l’importance de boire 1,5 litre d’eau par jour. Un verre de vin au déjeuner et au dîner est autorisé.

 

Les menus

Petit déjeuner : café ou thé et sucre (10 g). Lait écrémé (125 ml). Pain (100 g). Beurre (15 g). Confiture (30 g).

Déjeuner : crudités (illimité). Huile d’assaisonnement (10 g). Poulet grillé (150 g). Pommes de terre au four (200 g). 1 portion de fromage (30 g). 1 fruit (150 g). Pain (50 g) .

Goûter : 1 verre de lait. 30g de céréales.

Dîner : potage (100 g). Oeufs (3 par semaine ) ou poisson (150 g). Légumes verts (200 g). Fromage blanc (100 g) avec sucre (10 g). Compote de fruit (150 g). Pain (50 g).

A vous de jouer pour composer des menus équilibrés, comportant 4 portions de G, 2 de P et 1 de L, en ajoutant un petit déjeuner et un goûter et en déclinant le tout sur les 365 jours de l’année !

Sources planet.santé

 

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PERSONNES AGEES, un caddie…

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En ces temps devenus difficiles pour les personnes âgées, il nous a semblé intéressant de développer un concept destiné à venir en aide à nos anciens. Loin de nous toute idée de moquerie : nous deviendrons tous des vieux (en principe).
Si cette hypothèse peut être envisagée sous forme plaisante (que devient un vieux Faint Pacôme par exemple ?), elle est plutôt synonyme de difficultés au quotidien.
A cet effet, dans la plus pure tradition du site des inventeurs fous, conformément aux préceptes d’origine, c’est au cours d’un repas arrosé qu’il nous est venu l’idée de développer un outil polyvalent permettant de donner plus d’autonomie aux personnes âgées.
En préambule, mettons-nous d’accord sur les termes :
La personne âgée (qui peut être désignée indifféremment sous les termes plus ou moins heureux de : vieux, aîné, personne du 4e âge et +…) est un individu comme vous et moi, mais dont l’unique tort est d’être malheureusement plus âgé que lesdits vous et moi ! En effet, une personne de 30 ans est un vieux pour un ado pré pubère boutonneux de 15 ans (ou là ! Je vois des visiteurs outrés qui quittent déjà le site… Mais non je ne parle pas de vous… Tout est donc affaire de définitions.
Pour les besoins de l’invention, nous allons considérer que le terme ‘personne âgée’ (ou l’un des termes associés précédemment) désigne une personne âgée de plus de 70 ans.
Voilà pour le préambule.

Une fois posé ceci, qu’est ce qui caractérise cet individu ? Faisons le point : après une dure vie de labeur, il n’aspire qu’à profiter de sa retraite méritée, au calme il lit ‘Notre Temps’, il regarde les ‘Feux de l’Amour et ‘Questions pour un champion’, il a un téléphone portable offert par ses enfants mais ne sait pas le faire fonctionner, il fait ses courses dans le quartier avec son caddie, il n’est pas rare qu’il dispose chez lui d’une broderie affichée au mur (variante : le puzzle collé pour faire tableau et/ou d’un almanach de La Poste avec les petits chats ou le cheval. Certains individus ont encore une activité puisqu’ils enseignent les principes de la machine à Ralentir le Temps, mais c’est pour la bonne cause.Note : si vous avez moins de 70 ans mais que vous avez répondu oui à au moins 2 de ces affirmations, je vous conseille de consulter un spécialiste.Or ces différentes occupations rencontrent 3 problèmes majeurs :1- L’impossibilité de cumuler plusieurs activités en même temps : impossible par exemple d’aller faire ses courses au petit primeur du quartier pendant les feux de l’Amour.
2- L’immense faculté de la personne âgée à être totalement hermétique aux nouvelles technologies.
3- D’intenses problèmes de fatigue liés aux déplacements.
C’est pourquoi nous avons décidé de développer un appareil synthétisant ces données :

le caddie multifonctions

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Ce caddie, véritable chef d’œuvre technologique, offre une simplicité et une autonomie à la personne âgée grâce aux éléments suivants :

A- Dans le fond du caddie :
- un petit moteur électrique permettant de tracter la personne, et l’aidant à gravir les côtes ainsi que transporter les commissions. Une fois à la maison, un rack accueillant le caddie lui permet de se recharger.
En option, ce moteur électrique peut être programmé pour fonctionner uniquement de 9h à 11h et de 14h à 16h. En effet, une des caractéristiques de la personne âgée est qu’elle se déplace très (trop) souvent dans les transports en commun en même temps que les personnes qui vont à leur travail, squattant les places assises, prenant de la place avec le caddie quand ce n’est pas des heurts avec les chevilles des passagers, discutant de son arthrose et de ses varices avec le malheureux assis en face d’elle… Bref, l’enfer. Ce simple petit gadget permettrait de diminuer les conflits, donc.
- une petite plaque pivotant permettrait à la personne fatiguée de monter dessus et de se laisser porter…
- un subwoofer et 2 enceintes bass-reflex avec un pré-ampli
- installation Wi-Fi (antenne intégrée dans la toile)

B- Sur la poignée du caddie :
- écran LCD 12′ faisant office de télé, pour ne rater aucune émission essentielle
- téléphone simplifié (4 boutons :  » Décrocher », « Famille 1″, « Famille 2″, « Secours ») raccordé au circuit son du caddie. Cette fois-ci, mamie ne pourra plus dire qu’elle n’a pas entendu sonner le téléphone, les passants non plus d’ailleurs.
- porte-journal, pour joindre l’utile à l’agréable (pochette sur le côté du caddie pour ranger les 6 derniers numéros de Notre temps, dont le numéro spécial sur les techniques de broderie, avec les patrons de canards (pour les plus jeunes et les non-initiés : un patron est un modèle de découpe par ex.)
- un joystick simplifié (avancer/reculer, droite/gauche) pour manier le caddie. Celui-ci ne dépasse pas 4 km/heure (vitesse de marche standard)
Ainsi, quand la personne âgée sort de chez elle, munie de son caddie multi-activités, elle peut en toute sécurité faire ses courses, tout en ne ratant aucune émission télé, sans se fatiguer, et en étant joignable à tout instant.

Je propose que le prix d’achat de ce caddie soit pris en charge en partie par la Sécurité Sociale ainsi que les Mutuelles. N’hésitez pas à nous proposer d’autres modules.Le caddie est disponible en coloris vert ou beige (à carreaux, bien sûr).

NDLR : nous attendons l’autorisation du site des inventeurs fous pour communiquer sur ce produit !

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HANDICAP : REGARDS…

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Regards sur le handicap…  Aujourd’hui la médecine bénéficie de plus en plus d’interactions fortes avec les avancées technologiques. Le corps de l’homme est devenu  » transparent  » en même temps qu’objet de souffrance et de savoir offert aux appareils et méthodes de l’imagerie nucléaire, scanners, caméras à positions. La génétique le déchiffre. L’homme peut être changé par l’homme. Redoutable défi ! Même si des échecs demeurent en matière de réparation.

REGARDS ACTUELS. Plus encore que les performances de la réparation, c’est le lent et puissant mouvement d’opinion, né de l’action des pionniers (y compris des militants handicapés), des familles, des associations, des créateurs de centres ou institutions, qui entraîne une évolution des regards sur le handicap. Ces fondateurs issus de toutes origines et philosophies, laïcs ou croyants, Léonie Chaptal, Suzanne Fouché, Edward Roberts, Chloé Owings, Anna Hamilton, Suzanne Masson et bien d’autres encore, ont contribué à faire  » jaillir le droit  » : loi Cordonnier du 2 août 1949 (sur les grands infirmes et aveugles), rapport de François Bloch-Lainé (1970), loi du 30 juin 1975, défendue par René Lenoir, portant le titre de loi d’orientation en faveur des personnes handicapées. Récemment (le 2 janvier 2002) vient d’être publiée la loi n° 2002-2 rénovant l’action sociale et médico-sociale. Cette loi assure à toute personne prise en charge par les établissements et services sociaux et médico-légaux le respect de son intégrité, de sa vie privée, de son intimité, de sa sécurité, de sa dignité. Cette dignité est doublement cruciale : d’une part la dignité de l’autre, de tout autre, commande un nouveau regard, quels que soient le handicap résultant d’une infirmité et les limites physiques ou intellectuelles. D’autre part, sur le plan juridique : toute atteinte à la dignité relève du Code pénal. À cette exigence de dignité, l’école, quant à elle, apporte une réponse pratique, expérimentale, vivante. Ainsi, en 1989, nous recevions au Cnam de Paris un jeune Ivoirien, foudroyé par la polio. Il fut inscrit au cours de sociologie du travail. L’enseignement était délivré dans une salle située au sixième étage. Après quelques mois, l’ascenseur tomba en panne. La panne dura six mois. Un mouvement d’entraide se déclencha aussitôt : trois équipes de deux étudiants se relayèrent, spontanément, tous les deux étages pour que Basile Djédjé puisse suivre les cours. Les professeurs observèrent une transformation complète de l’ambiance de la promotion. L’individualisme des étudiants avait fait place à une solidarité joyeuse. Pour la première fois, la proclamation des résultats d’examens – excellents – fut suivie par une fête réunissant professeurs et élèves…

« Ce qui t’est demandé, dit un texte ancien, c’est accomplir la justice, aimer avec tendresse « .
 
SCÉRÉN – CNDP – mai 2002 – Tous droits réservés. Limitation à l’usage non commercial, privé ou scolaire 

 

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FAMILLE D’ACCUEIL, UN CHOIX POUR LES PERSONNES AGEES.

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Les familles d’accueil, un choix riche de nombreuses possibilités,

une qualité de vie pour nos aînés !

Dans notre société, les personnes âgées dépendantes sont exclues, elles ne participent plus aux échanges, elles ne sont plus dans le donner – recevoir mais seulement dans le recevoir : une retraite, des visites. Elles sont dans la situation humiliante, pour elles, de demander : des soins, de l’aide. Elles l’expriment par : « maintenant, je suis inutile, je ne suis plus bonne à rien ».

Le refus de la vision fataliste de la vieillesse: la vieillesse n’est pas l’échec de la vie, une fin en soi qui n’apporte plus de raison de vivre, mais un moment privilégié d’échanges, un mode de vie différent. Refuser la fatalité de la vieillesse, c’est continuer à se dépasser, à se prendre en charge, à vivre sa citoyenneté jusqu’au bout. C’est vivre avec des personnes qui nous reconnaissent le droit à la vie, nous regardent sans répugnance malgré nos faiblesses.

La qualité de la vie : un petit bonheur de chaque jour. Garder les petits et grands plaisirs différents pour chacun d’entre nous, c’est donner et recevoir les signes quotidiens : le bonjour, le regard, le sourire. C’est voir respecter par autrui l’intimité de son territoire, ses habitudes de vie, son droit à l’expression. Tout ceci contribue à ce que, même, très vieux, nous puissions affirmer : je compte aux yeux de quelqu’un.

Dans une famille d’accueil les échanges sont plus faciles et plus naturels que dans une institution. Lorsque les accueillants ont la chaleur et l’imagination nécessaire, ils redonnent de son « utilité » à la personne accueillie, lui rendant ou lui conservant sa place et sa dignité. Dans une famille, on peut voir une dame qui se charge de l’entretien des plantes d’appartement, une autre qui aide à la préparation des repas, une s’occupe du chat de la maison, un monsieur qui jardine etc. [‘’Une vieille dame m’a dit : "au moins depuis que je suis ici, je ne vois pas que des vieux à moitié gaga..." et "puis, mes enfants et mes amies passent souvent. A la maison de retraite : ils avaient mis des horaires de visite, et mes petits-enfants n’aimaient pas y venir".]

Au sein d’une famille d’accueil, une personne âgée peut continuer à participer à des échanges variés, connaître la vie de ses contemporains plus jeunes. Elle peut aussi témoigner auprès d’eux de sa propre histoire, de celle de sa famille ou de son village, se souvenir de sa propre cellule familiale… Son accueil peut y être personnalisé : choix des menus, heures de lever et de coucher… La personne accueillie conserve un rythme de vie normal et garde ainsi plus facilement des repères dans le temps. Elle peut bénéficier d’une plus grande sécurité, psychologique et physique, par une surveillance plus attentive et plus adaptée. Elle peut conserver le cadre qui lui convient : choisir ses meubles, la tapisserie de sa chambre…

(extraits Christille Maubernard – 1999)

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Nous vous souhaitons un bon 1er mai !

1052009

Un petit brin de muguet ? …

cliquez sur l’image  fetes1ermai11.gif 

A celles et à ceux qui travaillent…

un bon 1er mai !

A tous les accueillants familiaux,

pour qui les week-ends et jours fériés n’existent pas,

mais qui aujourd’hui verront « double » sur leurs fiches de paies !







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