HUMANITUDE 1/3

19052009

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HUMANITUDE : Une méthode pour accompagner la transformation des établissements en milieux de vie, substituts du domicile… (IGM Grand Ouest)

HUMANITUDE [[ » Avant d’entrer dans la maison où il est aujourd’hui, mon père a séjourné pendant quelques semaines chez les morts. … Les morts n’étaient pas les malades mais les infirmiers qui les abandonnaient pour la journée entière sans aucun soin de parole. Personne ne leur avait appris que soigner c’est aussi dévisager, parler reconnaître par le regard et la parole la souveraineté intacte de ceux qui ont tout perdu.  » Christian Bobin, La présence pure.]]

Prendre soin des hommes vieux, disent-ils. Ils parlent des  » hommes vieux « , après bien des réflexions : ils ne parlent pas des  » personnes âgées  » tellement galvaudé et devenu incompréhensible, ni des  » seniors  » qui sont la moitié de la vie adulte et personne ne s’en est aperçu, ni des  » vieillards « , terme dont la sonorité risque d’être péjorative, malgré Victor Hugo, et pas non plus des  » vieux  » tout court, mot tendre dans certaines bouches mais meurtrier dans d’autres.Je regrette la pauvreté un brin sexiste de certaines langues, dont la nôtre : n’oublions pas qu’un homme vieux peut être une vieille femme comme un vieil homme – d’aucuns ont même pu dire que  » les vieux sont des vieilles  » tant elles sont plus nombreuses… Pour pouvoir parler des hommes vieux, ils essaient de cerner la vieillesse, vaste et insoluble problème, tant la vieillesse est évolutive et glissante, celle de chacun de nous comme celle de nous tous, celle que je vois chez l’autre (ou pas) et celle que je ressens (ou pas), celle qui finira nécessairement par la mort, sans que je sache ni le jour ni l’heure, dès demain ou dans dix ans et plus.Ils disent  » prendre soin  » ; le dictionnaire Robert, qui consacre plus de cinq colonnes serrées à  » soigner « ,  » soin  » et leurs dérivés, rappelle qu’il s’agit de  » s’occuper du bien-être « , bien avant de signaler qu’il s’agit aussi de  » s’occuper de rétablir la santé « . Comme, selon l’Organisation mondiale de la santé, celle-ci serait un  » état de complet bien-être physique, mental et social « , prendre soin et soigner se rejoignent et s’entremêlent.Ils enfoncent joyeusement, fermement, délibérément une porte qu’on espérait largement et depuis longtemps ouverte et rappellent que  » l’homme vieux est une personne  » comme cette autre qui rappelait que  » le bébé est une personne  » et comme il est indispensable, en certains lieux, de rappeler que  » la femme est une personne « . Ils participent de ce prodigieux carillon qui sonne et résonne de l’ampleur et de la richesse de l’humanité comme de l’extrême vigueur et de l’absolue fragilité de l’humanitude, de l’humaine attitude.

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HUMANITUDE 2/3

19052009

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Pour prendre soin, ils ont  » appris que soigner, c’est aussi dévisager, parler – reconnaître par le regard et la parole la souveraineté intacte de ceux qui ont tout perdu « . Ils ont appris que toucher peut faire vivre mais aussi, presque innocemment, tuer. Pour prendre soin, on touche, et cette intimité forcée suppose extrême compétence et extrême délicatesse pour pouvoir être acceptée sans dommage.
Ils nous font vivre l’humanitude comme relation essentielle de personne à personne et que ces personnes, quel que soit leur état respectif et si apparemment différent, sont fondamentalement  » de niveau  » dans leur intacte souveraineté.
Toutefois, pour soigner et prendre soin, il y a plus : il y a, avec une absolue rigueur, une exigence absolue, la connaissance, la compétence, la technicité. Elles sont absolument requises dans toutes les fonctions, tous les métiers, toutes les spécialités et il n’y a pas de solution de continuité entre l’agent des services sans qualification et le neurochirurgien ou l’ingénieur des ponts et chaussées. Pour cela, agent des services, soignant ou autre professionnel, il faut apprendre, encore apprendre et toujours apprendre et comprendre ce qu’on apprend. Il faut exprimer, développer, faire connaître, revendiquer et appliquer les  » règles de l’art « . À noter qu’on apprend difficilement tout seul et qu’il faut des gens (formés), des lieux, des temps, de l’estime réciproque pour apprendre…Il faut aussi apprendre et comprendre que cette technique implique le  » soin à l’homme  » vieux ou pas : la relation. Certains l’appellent une neutralité bienveillante, terme qui m’effraie un peu par son relent de condescendance :  » la souveraineté du malade est intacte « . Pour respecter cette souveraineté, le soignant traite l’homme (vieux ou pas) en homme : il a le regard, le toucher, le geste respectueux – cela s’apprend –, il ne se permet pas, dans sa fonction, de laisser transparaître son antipathie, son dégoût, son horreur même qui peuvent exister. Il ira les exprimer ailleurs, il faut que ces lieux et ces temps d’expression soient mis à sa disposition. Les affects, les sentiments supposés positifs qui peuvent être aussi dangereux pour celui qui prend soin comme pour celui dont on s’occupe, doivent eux aussi être  » traités  » dans les lieux et temps particuliers. Certains appellent cela la mesure de la  » juste distance  » – peut-être trop connotée d’ » éloignement « . Il me semble que c’est autre chose qu’une mise à distance : c’est une acceptation, une revendication même de sa condition d’homme qui entre pleinement dans cette relation du prendre-soin de l’homme (vieux) souffrant. Il s’agit encore des  » règles de l’art  » et, plus encore, de celles de  » l’art de vivre « .

Geneviève Laroque,
présidente de la Fondation nationale de gérontologie.

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HUMANITUDE 3/3

18052009

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Il existe aujourd’hui une grande dizaine de philosophies de soin. La « philosophie de soin de l’humanitude » est l’une d’entre elles – et pas plus elle qu’une autre ne permet d’éviter d’aller, justement, voir les autres…

Nous souhaitons surtout ici donner un aperçu de ce que chacun d’entre nous, professionnel ou non, peut concrètement accomplir pour aider les hommes vieux vulnérables à utiliser leurs capacités, améliorant ou maintenant ainsi leur santé ; de ce que chacun d’entre nous peut concrètement réaliser pour ne jamais laisser une personne en dehors des liens d’humanitude qui nous relient les uns aux autres.
 » Vivre et mourir debout  » nous permettra de comprendre l’importance du mouvement, de la verticalisation et de la marche, qui impose aujourd’hui de modifier en profondeur nos pratiques soignantes pour proposer un prendre-soin debout.
À travers les objectifs et les types de toilettes, nous verrons ensuite comment le développement de certaines techniques de communication et de toucher permet d’ajuster le soin à la personne et de transformer le  » lavage  » d’autrefois en un des moments les plus précieux du prendre-soin.
Enfin, nous évoquerons les situations, de plus en plus nombreuses, qui rendent le prendre-soin difficile lorsqu’il provoque de l’agitation ou de l’agressivité, en particulier chez les personnes atteintes de syndromes cognitivo-mnésiques. Nous présenterons l’approche que nous avons développée et donnerons un aperçu de certains outils élaborés par des neuropsychologues canadiens : ensemble, ils permettent aujourd’hui de pacifier la grande majorité de ces situations problématiques – de donner toutes leurs chances, aux soignants comme aux patients, de ressentir du bien-être en accomplissant le soin comme en le recevant. …

extraits de http://jerpel.fr   → HUMANITUDE   → voir aussi BIENTRAITANCE le 28 avril 2009

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INCONTINENCE 3/3

15052009

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Modification de l’élimination de l’urine (diurèse)
Alors que chez la personne jeune, l’élimination de l’urine en journée est 2 fois supérieure à l’élimination nocturne, chez la personne âgée on observe une inversion de ce ratio. C’est le calendrier mictionnel qui permettra d’étudier tout au long de plusieurs cycles de 24h, les volumes d’urine que le sujet élimine.

L’évolution cognitive en cause
Des études ont mis en évidence qu’il existe une relation étroite entre les fonctions de l’esprit (perception, langage, mémoire, raisonnement, décision, mouvement…) et les troubles d’incontinence.
De même, l’altération des fonctions cognitives (fonction de l’esprit) semble engendrer une diminution de la sensation de besoin chez la personne âgée, à l’origine de certaines incontinences.

La prise en charge médicale L’interrogatoire pendant la consultation est capital pour la bonne prise en charge de l’incontinence. Il permettra d’identifier les antécédents, l’importance des symptômes et le retentissement sur la qualité de vie de la personne.

Comment prendre en charge l’incontinence chez la personne âgée ?Comme nous vous l’avons exposé précédemment l’incontinence chez la personne âgée peut avoir des origines diverses ce qui nécessite une vigilance toute particulière de l’entourage vis-à-vis des facteurs déclenchant.
Ainsi, il faudra impérativement personnaliser les soins et être à l’écoute de la personne. De nombreux traitements médicamenteux et chirurgicaux sont disponibles, y compris chez les personnes âgées. Certaines règles de bases devront être mises en place pour prévenir et prendre en charge l’incontinence chez la personne âgée.
Il n’est pas rare de voir une personne âgée qui n’est pas incontinente se voir mettre des changes complets alors qu’elle est alitée pour un problème de santé ou qu’elle n’a eu qu’un épisode d’incontinence ponctuel. Ces pratiques conduisent la personne à développer une incontinence  » malgré elle « .
De même, lorsqu’une personne âgée demande à aller aux toilettes, l’entourage doit impérativement l’accompagner et proscrire la possibilité de  » faire dedans  » en attendant le prochain change.

Quels sont les impacts chez la personne âgée ?
Différentes études ont établi que l’apparition de l’incontinence chez la personne âgée était un facteur d’isolement social et de dépression. C’est pour cela que le dialogue est primordial. Il permettra d’identifier le plus tôt possible l’incontinence, de dédramatiser et d’entamer une réelle prise en charge.
Sources : sphere-sante.com

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INCONTINENCE 2/3

14052009

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L’incontinence chez la personne âgée

La part des personnes incontinentes chez les personnes âgées est très importante. En effet, 30% des personnes âgées de 75 ans sont touchés par des troubles d’incontinence.

La cause principale de l’incontinence chez la personne âgée réside dans l’appauvrissement en fibres musculaires des sphincters et de la vessie. Il s’agit là d’une dégénérescence naturelle liée au vieillissement.

Les différents types d’incontinence chez la personne âgée. L’incontinence chez la personne âgée peut avoir des origines et des formes diverses. Ainsi, quatre principaux types d’incontinence existent chez la personne âgée : l’incontinence d’effort liée à une insuffisance du sphincter, l’incontinence par regorgement principalement liée à une vessie distendue, l’incontinence de situation liée aux troubles cognitifs comme la maladie d’Alzheimer (démences), l’incontinence liée à un handicap moteur.

Quelles sont les origines ? Le vieillissement est le principal responsable de l’incontinence chez la personne âgée en modifiant la morphologie et les fonctions de la vessie et du sphincter.
Le vieillissement est également responsable de la modification de l’abondance de la sécrétion d’urine (diurèse) et des capacités locomotrices. L’ensemble de ces modifications favorisent considérablement le développement d’une incontinence chez la personne âgée.
L’incontinence chez la personne âgée peut avoir des origines physiques comme le relâchement des sphincters mais d’autres facteurs indirects peuvent également concourir à l’incontinence : troubles moteurs, troubles liés à la coordination des mouvements, les environnements inconnus ou mal adaptés, le fait d’être alité et dépendant suite à une maladie, certaine troubles métaboliques comme la sécrétion anormalement importante d’urine (polyurie…) etc.

Les tissus mis en cause. Le vieillissement a des répercutions physiques sur la personne et engendre notamment : une  » dénervation  » partielle de la vessie, une augmentation de la sensibilité des récepteurs (appelés cholinergiques) présents dans la paroi vésicale, une diminution de la masse musculaire. Ainsi, l’instabilité vésicale chez la personne âgée sera favorisée par la sensibilité des récepteurs (appelés cholinergique) présents dans la vessie. L’incontinence due à une insuffisance de contraction du muscle de la vessie lors de la miction trouve son origine dans la diminution de la masse musculaire vésicale et la dénervation précédemment évoquées.
Par ailleurs, le vieillissement engendre également chez la personne âgée une diminution de la  » sensation de besoin  » directement liée à l’altération des fonctions supérieures (perception, décision, etc…) qui peuvent aboutir à une perte du contrôle volontaire de la miction.
Enfin, il existe une diminution de la pression de clôture de l’urètre (canal partant de la vessie vers l’extérieur) avec l’âge. Chez la femme cette perte de pression est due principalement à la baisse d’une hormone appelée œstrogène après la ménopause. …/…

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INCONTINENCE 1/3

13052009

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L’incontinence. 

 Rappelons qu’en France, il est admis que cette pathologie touche 3 à 6 millions de femmes selon le type d’incontinence étudié. Et l’examen plus détaillé de ces chiffres permet de constater une plus forte prévalence de l’incontinence d’effort entre 40 et 50 ans et une augmentation de l’incontinence d’impériosité avec l’âge. L’enquête ‘’TNS Healthcare SOFRES’’, réalisée à la demande d’un laboratoire sur un échantillon représentatif de femmes de plus de 35 ans révèle qu’en 2009, ce chiffre atteindrait 9 millions.Cette différence de prévalence est-elle le reflet d’une pathologie qui progresse ou de la levée d’un tabou et donc d’une estimation plus juste du nombre de femmes concernées?Les campagnes d’information récentes ont certainement fait évoluer les données.
Les femmes en parlent plus librement, les médias aussi, les devantures des pharmacies n’hésitent plus à aborder les fuites urinaires, bref c’est un sujet d’actualité… Mais suffit-il de parler de protections palliatives ? Certainement pas !
Des traitements efficaces existent et sont encore aujourd’hui trop méconnus…
L’étude de l’impact des fuites urinaires sur la vie quotidienne des femmes n’échappe pas à cette pr oblématique de variabilité des données. D’une étude à l’autre les femmes se disent peu ou très gênées dans leur vie quotidienne, en fonction du type d’incontinence dont elles souffrent, de la sévérité de leur incontinence et du temps écoulé depuis l’apparition de leurs premières fuites urinaires.
Quelques constantes sont cependant révélatrices de l’ampleur du problème et justifient que l’incontinence urinaire mobilise les professionnels de santé et soit un sujet de plus en plus largement abordé dans l’information santé :
• Le nombre de femmes touchées est considérable : une femme sur deux souffre ou a souffert de fuites d’urines dans sa vie d’adulte ;
• Les fuites à l’effort touchent essentiellement les femmes jeunes et l’incontinence par impériosité apparaît plutôt vers la ménopause.
L’impact des fuites à l’effort sur leur vie quotidienne est jugé par les femmes, moins important que celui de l’incontinence par impériosité ; cet impact augmente avec l’ancienneté des fuites et touche essentiellement la vie sociale.
Plus concrètement, les « principaux messages qui se dégagent de ces résultats portent essentiellement » :
- sur le besoin d’une meilleure connaissance des traitements pour ne pas laisser la fatalité et les tabous s’installer : « une femme sur quatre ne sait pas qu’il existe des traitements et chez les femmes présentant des fuites urinaires au moment de l’étude, seulement 26% ont eu une rééducation périnéale » …/…

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POTAGER, Pote âgé et les variétés anciennes… 3/3

12052009

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Pote âgé et les variétés anciennes…

Un projet de potager collectif, une manière moins contraignante et plus conviviale de pratiquer l’art du jardinage et de permettre aux personnes intéressées de cultiver et consommer des légumes de base, pommes de terre, carottes, salades, choux, poireaux…
Avec l’arrivée tant attendue du soleil, succédant à un hiver froid, les jardineries sont prises d’assaut depuis deux semaines. Les gens achètent des fleurs pour apporter un peu de couleurs à la morosité ambiante, mais le potager connaît un boom spectaculaire. Autre signe du retour à la nature, les variétés anciennes de légumes sont très demandées. Chez les tomates, c’est la noire de Crimée, la coeur de boeuf ou la Montfavet. Le topinambour et les courges sont aussi de retour. Les graines bio et les produits de traitement naturels retrouvent leurs lettres de noblesse. Les gens en ont assez des produits standardisés, beaux mais sans saveur, ils veulent retrouver le vrai goût des fruits et légumes et le plaisir de les cultiver. Débutants, soyez prudents! Ecoutez les conseils des spécialistes, les jardins ne sont pas à l’abri d’un coup de froid, des précautions s’imposent pour certaines cultures.

Le printemps est arrivé avec trois semaines d’avance. Le jardin familial reprend son air de fête. « J’ai planté les échalotes et des pommes de terre, je prépare la terre pour la suite, raconte Yann, âgé de 72ans. Si je n’avais pas ce bout de paradis, je crois que je mourrais ». Plus loin, Muguette, 39ans, célibataire, et végétarienne, salive d’avance en parlant de ses courgettes, poivrons, concombres, salades, radis, pommes de terre, topinambours… « Le goût n’est pas le même, le prix non plus », note-t-elle. Et d’expliquer qu’elle paie le paquet de graines de concombres 1,75 € à 1,80 € « alors qu’en magasin un concombre coûte autour d’1,50 € l’été ». La grande consommatrice de fruits et légumes a vu la facture de ses emplettes hebdomadaires baisser de 20 €. Plus loin, un jeune couple a installé une table et un barbecue dans le potager pour joindre l’utile à l’agréable, avec ses deux enfants. Tous les profils se rencontrent dans ce jardin extraordinaire. Certains y passent l’essentiel de leurs journées, d’autres y viennent entre midi et 14h, ou bien le soir après le travail, le plus souvent le week-end et pendant les vacances. L’intérêt principal est d’oublier les soucis du quotidien et de manger sain, mais l’aspect financier n’est pas négligeable, surtout en période de crise. Sur 120m², on s’approvisionne en pommes de terre, haricots verts, petits pois, fèves, échalotes, ail, tomates, choux-fleurs, topinambours, persil, thym, ciboulette… L’économie annuelle s’évalue à 700 €. (Sans compter le prix de la sueur!).

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POTAGER et pote âgé 1/3

11052009

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Pote âgé et son Potager en carrés.

Nouvelle donne pour le panier de la ménagère : les fruits et légumes sont de plus en plus chers. Raison de plus pour transformer le moindre recoin du jardin en potager aussi beau que prometteur de récoltes abondantes et goûteuses. De mars jusqu’en juin, vous pouvez semer et planter en terrain bien préparé. A vous les légumes sains et les espèces et variétés originales introuvables aux étals des magasins. La méthode du potager au carré s’adapte à toutes les surfaces disponibles.

Profiter de tout un peu avec ce potager esthétique, pratique, économique qui offre une grande diversité de fruits et légumes à chaque saison, pour débutants, enfants et personnes âgées. Le potager en carrés c’est tout ça à la fois ! Avec autant d’avantages, vous finirez sûrement par l’adopter.

Le principe repose sur la culture de légumes dans 4 carrés de terre découpés chacun en 16 plus petits carrés. Ainsi organisé, le potager vous demandera moins d’entretien, moins de temps, moins d’arrosage et aucun apport d’engrais.
Le potager en carrés peut être réalisé dans un jardin quelque soit sa taille, sur une terrasse ou un balcon. Vous pouvez le surélever pour un effet esthétique, ou pratique : il est ainsi accessible aux personnes âgées ou à mobilité réduite. Ou simplement le délimiter par des grosses pierres ou des bordures végétales : buis, thym, œillets d’Inde.

Installation

Réalisez des châssis en bois de 1,20 m de côté et entre 20 et 30 cm de haut. Vous pouvez remplacer le bois par des plantes, des bordurettes à planter, des demi -rondins ou des fascines de châtaignier, pour un effet médiéval.
Exposez les carrés au soleil, dans un endroit dégagé et chaud. Laissez entre chacun un espace de 80 cm pour les allées. Allées que vous pourrez matérialiser par du gravier, des planches de bois, de l’herbe, etc. Remplissez les carrés d’un mélange de terre et de terreau.
En terrasse ou en balcon, installez une couche drainante (un lit de billes d’argiles par exemple) au fond du carré et prévoyez l’écoulement de l’eau en excès.
Délimitez ensuite par des fils 4 lignes et 4 colonnes de 30 cm chacune. Et voilà, vos 16×4 carrés sont prêts à recevoir vos futurs légumes, tous à portée de bras !

Qu’y planter ?

Tout ce que vous aimez bien sûr ! La taille des carrés vous restreindra uniquement dans le nombre de plantation. Ainsi, dans un carré de 30 cm, vous planterez 16 plants de betteraves, de radis ou de carotte, 9 d’épinard et 4 de persil. Par contre, un seul plant d’aubergine, de chou, de brocoli, de melon ou de maïs par carré.
Certaines variétés demandent peu de temps pour mûrir vous pourrez donc enchaîner très vite avec une autre variété. Des légumes très divers et en toute saison garantis !

Astuces : Pourquoi ne pas accoler un treillis sur un des côtés ? Vous y ferez pousser des espèces grimpantes comme les haricots à rames, les courgettes d’été, les pois, les tomates. Et pensez aux variétés retombantes pour décorer les bords des carrés surélevés.

Derniers conseils avant de se lancer.

N’associez pas n’importe quels légumes entre eux. Par exemple, la tomate ne supporte le voisinage du chou, lui préférant celui du basilic ou du radis.
Pensez aux plantes compagnes pour réduire votre utilisation de pesticides, qui retardent le moment de déguster votre récolte !
Un petit mot encore sur la rotation des cultures : le potager au carré comme vous l’aurez compris se prête bien à cette pratique d’éco-jardinage. Assignez à chaque carré une catégorie de légumes : légumes -racines (radis, navet, carotte), légumes -feuilles (chou, épinard), légumes -fruits (tomate, haricot, pois), engrais vert (trèfle). Et alternez-les dans les carrés.

Voir aussi le dossier :Vive le potager au carré

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Mon Pote âgé, le jardinier. 2/3

11052009

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[Cultivons l’inter- génération, à 29860 Bourg Blanc – Bretagne.

Dans le jardin potager de la Maison de l’enfance, des personnes âgées transmettent leur plaisir de jardiner aux enfants du centre de loisirs.

Utiliser le jardinage comme moyen efficace et ludique pour cultiver les liens entre enfants et anciens. Changer le regard porté sur l’avancée en âge et faire disparaître toute peur par le biais du jardinage.

Un jardin potager a été créé en 1999 sur un terrain situé à la maison de l’enfance et mis à disposition par la commune. Une vingtaine d’aînés, âgés de 60 à 80 ans et venant de la maison de retraite et du club de retraités, apprennent à une dizaine d’enfants volontaires, âgés de 3 à 11 ans, leur pratique du jardinage, leur connaissance de l’environnement, leurs trucs et astuces pour réussir un beau jardin.

En échange, les futurs jardiniers ont pour mission chaque année, de fleurir avec les productions du jardin, les balcons de la maison de retraite, de la maison de l’enfance et du club des anciens.

Des serres ont été installées dans le jardin, dans lesquels on trouve des plantations de légumes (salade, radis, tomates et pomme de terre…) et des parterres de fleurs. En fonction du cycle des saisons et des plantations, les enfants et les jeunes retraités du club se retrouvent au jardin une fois toutes les deux semaines pour arroser, cultiver et échanger sur les plantes.

Des animations diverses, partage de repas à partir des cultures, promenade avec les résidents autour du lac, visites à la maison de retraite durant l’été pour voir l’évolution des jardinières, prolongent ce temps au jardin et permet de nouer des liens plus forts.

Des relations étroites se sont instaurées entre les enfants et les personnes âgées aussi bien du club de retraités que de la maison de retraite. Des liens affectifs et complices entre un enfant et un retraité ont même vu le jour.

Par ailleurs, les enfants ont appris, grâce au jardin d’où provenaient les légumes et comment on les cultivait. Nous avons également observé que les enfants turbulents devenaient attentifs lors de l’activité jardinage car ils étaient « actifs de leurs mains ». De même, les enfants étaient plus respectueux des fleurs dont ils avaient pris soin.

Les personnes âgées voient les moments de jardinage comme des « rayons de soleil ».

Le jardin est souvent un lieu d’échange, on y entend des secrets, y donne des conseils, y troc des graines contre une salade…]

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Lecture, de nos aînés et de nos jeunes

8052009

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« En Afrique, quand un vieillard meurt,

c’est une bibliothèque qui brûle ».

Amadou HAMPATE BA (intervention à l’UNESCO)   

Parce que lire c’est bien, mais lire à deux c’est encore mieux !

La lecture à deux voix : quand grands-parents et petits-enfants lisent de concert…

Lire ensemble* : se mettre d’accord sur la façon de procéder :
- soit partager les paragraphes à lire l’un après l’autre,
- soit choisir d’alterner les dialogues,
- soit choisir pour l’un la narration et pour l’autre les dialogues,
- soit s’adapter au texte et aux capacités du jeune lecteur en choisissant seulement quelques chapitres à lire ensemble.
 
* en famille, un moment privilégié pour cette lecture conjointe : l’heure du coucher.

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