FONDATION BON SAUVEUR, Bégard: la culture à l’hôpital !

10052009

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CHS du Bon Sauveur. De nouveaux ateliers créés Jeudi midi (7mai 2009), au centre hospitalier du Bon Sauveur, les nouveaux ateliers de pratique culturelle, installés dans les locaux d’anciens réfectoires réaménagés, ont été inaugurés. La création de ces ateliers est l’aboutissement du travail et de trois années de réflexions menées par la commission culturelle, puis par le groupe de travail en charge du projet.

Une structure pour aider les patients
Henri Terret, directeur général de la Fondation du Bon Sauveur, a souligné tout l’intérêt de cette nouvelle structure au sein de l’établissement: « Si la médiation artistique permet à quelqu’un qui va mal de reprendre confiance en lui, de se sentir exister, de parler, alors c’est du soin. Du soin lent peut-être. Mais est-il besoin de rappeler que les maladies mentales que nous observons ici sont les maladies de toute une vie ». M.Wolf, président de la Fondation considère cette réalisation comme « une volonté de voir mettre davantage d’humanisme dans l’univers du patient ». Les nouvelles salles concerneront tout à la fois le patient hospitalisé comme celui qui est suivi en extra-hospitalier ou via les structures médico-sociales.

Une gamme d’activités variées
Un questionnaire soumis aux patients et aux personnels a fait apparaître des souhaits en ateliers culturels qui font émerger une attente en peinture, en informatique et multimédia, en sculpture, en activités musicales, en expression corporelle et en visites d’expositions. La diversité des propositions et la fréquentation observée depuis un mois et demi d’activités, à raison de 50 personnes par semaine, a entraîné création d’un poste de coordonnateur dont la fonction sera assumée par Dominique Loas, éducatrice spécialisée de formation, titulaire DUT d’animateur socioculturel. Elle aura pour mission d’animer certains ateliers, aux côtés de Corinne Henry, et d’assurer le lien avec des intervenants extérieurs (artistes, formateurs). Chaque semaine un programme adapté en fonction des intervenants sera proposé. « Ces ateliers fonctionneront en lien permanent avec les services de soin, notamment les éducateurs de l’établissement », a précisé Henri Terret.

sources : Le Télégramme édition samedi 9 mai 2009

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HANDICAP PSYCHIQUE 4/4

17042009

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Évitez de répéter toujours les mêmes conseils, cette attitude est essentie par la personne handicapée psychique comme du harcèlement, prévoir des rendez-vous en début de matinée. Efforcez-vous d’accepter que, pour ces personnes, l’apparence ne soit pas prioritaire, les informer avec gentillesse et respect quand elles n’ont pas la tenue adéquate, les laisser libres de faire ce qu’elles peuvent faire, en négociant des limites à ne pas dépasser, faire preuve de patience sans tout laisser faire, créer un climat rassurant…

Elles ne parlent plus qu’à quelques proches ! couper des autres, par exemple avoir des perceptions auditives ou visuelles qu’elle ne peut partager avec personne, ressentir un vide intérieur, qui va se manifester par du mutisme, un retrait, des angoisses, une grande indécision, être angoissée par des situations nouvelles comme de rencontrer des personnes inconnues, écouter attentivement mais, en réalité, ne pas entendre, inquiéter par des attitudes qui paraîtront bizarres. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel.

Évitez de :• vous sentir affecté par une attitude distante ou une discontinuité dans la relation, • couper la relation par crainte de la difficulté ou d’un refus. Efforcez-vous de respecter la personne dans ce qu’elle est comprendre son isolement comme une réelle défense contre l’anxiété, l’inviter à tisser des liens, développer sa confiance en elle, faire fonctionner un réseau autour d’elle, réseau qui continuera à offrir des liens qu’elle ne peut pas établir d’elle-même.

Que faut-il entendre par idées délirantes ? Les idées délirantes comme les hallucinations sont des perceptions dont la personne est intimement convaincue, en opposition manifeste avec la réalité ou le bon sens.

Quelle signification faut-il donner à un comportement dit  » violent  » ? Certaines personnes handicapées psychiques peuvent avoir des réactions inadaptées. face aux situations habituelles de la vie. Le plus souvent, elles sont liées à une mauvaise interprétation d’une parole ou d’un comportement en provenance de l’environnement. Parfois, ces attitudes peuvent avoir un caractère violent. Cette violence s’exerce surtout sur les personnes handicapées elles-mêmes, pouvant aller jusqu’au suicide, ou sur des objets, mais très rarement vis-à-vis d’autrui. C’est le cas, par exemple, lorsque les idées délirantes envahissent toute la conscience.

Des situations violentes qui présenteraient un caractère d’urgence, peuvent justifier l’intervention de professionnels de la psychiatrie, avec l’assistance éventuelle des représentants de l’ordre public. Ces interventions relèvent de textes législatifs et réglementaires particuliers. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. Évitez de :• chercher à prouver à la personne qu’elle a tort,• crier plus fort que la personne en difficulté, • paraître déstabilisé par le discours ou le comportement, • vous laisser fasciner par ses propos, • menacer ou ruser, • fermer les issues. Efforcez-vous de respecter la personne dans sa perception des choses, maintenir le lien, garder votre calme, protéger, le cas échéant, les personnes présentes, en particulier la personne en difficulté.

sources : UNAFAM/via FAMIDAC http://www.famidac.fr

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HANDICAP PSYCHIQUE 3/4

17042009

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Évitez de :• faire preuve d’agacement ou vous montrer irritable, • donner l’impression d’être pressé, par exemple en lui coupant la parole ou en finissant les phrases à sa place. Efforcez-vous de : reconnaître que la personne ne met pas de la mauvaise volonté, accepter que sa lenteur soit une des manifestations de son handicap, faire preuve de patience et de respect, répéter calmement s’il le faut, lui proposer de se fixer des repères : mémento, agenda, listes…

Ne peuvent-elles plus avoir ou réaliser aucun projet ? Le manque de motivation apparent est fréquent chez les personnes handicapées psychiques. Pour elles, la réalité est toute différente : la plupart des pathologies psychiatriques provoquent un état d’agitation intérieure intense, avec des sensations d’anxiété et d’angoisse considérables, des idées récurrentes, souvent une culpabilité, qui créent une hyper sensibilité qui déstabiliserait les plus solides. C’est en partie cette extrême agitation qui entrave l’action. Les mêmes troubles provoquent des difficultés d’attention qui empêchent le plus souvent de pouvoir élaborer des projets et d’imaginer des perspectives d’avenir. Ce qui apparaît comme une incapacité de faire une chose précise cache en réalité une incapacité plus générale à mettre en oeuvre des pans entiers d’activité dans la vie courante. Ceci explique aussi que ces personnes puissent ne plus être en état d’identifier ce dont elles ont besoin ou de demander de l’aide.

Cette incapacité peut aller jusqu’à nécessiter une protection juridique. Parfois, leurs demandes sont « décalées » par rapport aux possibilités ou bien difficiles à expliquer comme, par exemple, demander qu’on exécute pour elles une tâche qui paraît pourtant très simple. Enfin, il faut admettre que certains médicaments provoquent des effets de ralentissement et de somnolence. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. Évitez de faire des reproches, de faire des comparaisons avec d’autres personnes, vouloir, à tout prix, lui trouver des occupations. Efforcez-vous de lui conseiller de programmer ses journées en mettant en place quelques repères fixes et réguliers, face à des demandes inappropriées, resituer votre mission et orienter vers la personne qualifiée si besoin, ajuster votre attitude au degré d’autonomie de votre interlocuteur. Elles se négligent. Elles semblent, parfois, indifférentes à leur corps Les personnes handicapées psychiques peuvent ne pas avoir une perception précise des limites de leur corps. Elles peuvent avoir des difficultés à en évaluer les dimensions. Elles peuvent, par exemple, se cogner en passant une porte ou devant un meuble. D’une manière plus générale, elles ont des difficultés à prendre soin de leur santé, à aller consulter le généraliste ou le dentiste. Ainsi, les problèmes somatiques s’ajoutent souvent aux troubles psychiques. De même, beaucoup n’ont pas une bonne hygiène alimentaire. Il est vrai que préparer des menus équilibrés est souvent un vrai problème. Par ailleurs, les effets secondaires de certains médicaments ne sont pas négligeables sur la prise de poids. Leur rythme jour/nuit est souvent perturbé. Certaines personnes ont besoin de beaucoup dormir. Le sommeil peut être considéré comme réparateur de la fatigue accumulée du fait de l’agitation psychique. Les répercussions sur la vie sociale peuvent être importantes. Enfin, cette indifférence au corps peut provoquer un relatif mépris ou une indifférence pour l’apparence. Se raser, choisir des vêtements adaptés peuvent être leur dernier souci. D’autres personnes, au contraire, seront très pointilleuses sur leur présentation, dans une attitude qui pourra paraître maniaque. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel.

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HANDICAP PSYCHIQUE 2/4

16042009

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Évitez de porter un jugement sur les angoisses et les phobies de la personne handicapée psychique en les minimisant ou en les dévalorisant. Efforcez-vous de prendre en compte les angoisses et les phobies dans la construction des projets de la personne handicapée psychique, l’inciter à chercher des activités adaptées (travail accessible à pied, en cas d’angoisse dans les transports en commun), établir une relation de confiance, lui proposer des repères fixes, réguliers et rassurants… Elles semblent être ailleurs. Elles ne se souviennent pas. Chez les personnes handicapées psychiques, on observe souvent : un manque d’attention et de concentration au moment présent (avec l’impression qu’elles sont dans leur « bulle ») et sur la durée (difficulté à regarder un film jusqu’au bout, à écouter une conversation…), des troubles de la mémoire à court terme : la personne se sent confuse, embrouillée, a des difficultés à aller au bout d’un raisonnement, commence une phrase et oublie ce qu’elle était en train de dire, des difficultés à assimiler certains éléments nouveaux, comme mémoriser une procédure nécessaire à la réalisation d’un travail par exemple, une difficulté à programmer ou à organiser : la personne peut avoir des difficultés à mettre de l’ordre dans sa pensée comme dans ses réalisations. Elle peut avoir besoin de temps pour structurer ses idées ou pour répondre à une question. Ces incapacités peuvent concerner des activités apparemment simples comme prendre une douche, faire les courses, organiser une soirée… À plus forte raison, s’il s’agit de poursuivre des études ou d’assurer une activité professionnelle. Elles peuvent aussi varier selon les moments, les lieux ou les types d’activité. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel.

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HANDICAP PSYCHIQUE 1/4

15042009

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Pourquoi les personnes handicapées psychiques semblent-elles avoir tant de mal à percevoir la réalité ?À certains moments, la personne handicapée psychique perçoit la réalité de façon différente. Ce type d’erreur dans les perceptions, propre au handicap psychique, peut renforcer les difficultés habituelles à reconnaître ses incapacités. Cette attitude ne reflète ni une mauvaise volonté, ni même une négation volontaire. Elle est la conséquence d’une perception propre à la personne concernée. Elle peut provoquer cependant, dans la vie sociale ou le travail, des difficultés majeures et provoquer des incompréhensions réciproques. Au premier rang des réalités difficiles à percevoir pour la personne, figure l’existence de son propre handicap. Ainsi, malgré les graves difficultés rencontrées, de nombreuses personnes manifestement concernées pourront mettre des années à accepter la nécessité des soins, à faire le deuil de leur « vie d’avant », voire à demander de l’aide. Pour les professionnels qui les reçoivent ou qui traitent leur dossier, ce point est important car ils doivent intégrer le fait que ces personnes peuvent fort bien émettre des souhaits n’étant pas en accord avec leurs possibilités du moment, voire même demander une cessation de reconnaissance en tant que personne handicapée, tandis que celle-ci leur est pourtant manifestement nécessaire. Le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. Il faut parfois savoir gagner du temps et ne jamais abandonner. Évitez de : • contredire brutalement votre interlocuteur, vous risquez de susciter de l’incompréhension, • dénigrer sa façon de voir, • imposer votre interprétation… Efforcez-vous de respecter la personne jusqu’à admettre qu’elle ne puisse accepter de suite la réalité, lui faire une réponse du type :  » Vous êtes en droit de penser cela. Sur ce point, je vois les choses différemment. Cela ne nous empêche pas de rechercher ce que l’on peut faire dans un autre domaine… « , continuer à faire des propositions, sans les imposer, ni décider à sa place, sauf exception et urgence naturellement… La personne doit faire sa propre expérience… L’ »angoisse », les « obsessions », qu’est-ce que cela signifie ?La personne handicapée psychique est généralement terriblement sensible au stress. Son anxiété, voire son angoisse, se manifestent par un sentiment d’insécurité indéfinissable. L’angoisse, à la différence de la peur, n’a pas d’objet concret identifiable. Elle est sans raison apparente. L’angoisse peut se traduire par des phobies la claustrophobie : angoisse de se trouver confiné dans un espace étroit et clos, pouvant générer la phobie des transports en commun par exemple, l’agoraphobie : angoisse d’affronter la rue, les espaces, les lieux inconnus, sans accompagnateur. Elle peut également se manifester par des obsessions : idées fixes qui assiègent la personne, l’amenant à des conduites répétitives comme vérifier dix fois que la porte est fermée, des conduites addictives : dépendance à une substance comme l’alcool, les drogues, les jeux, la nourriture…Des angoisses particulièrement fortes peuvent être la conséquence de certains délires, de situations nouvelles, d’accidents de la vie comme le décès d’un proche. La proximité physique avec d’autres personnes peut aussi être source d’angoisse en donnant aux personnes handicapées psychiques le sentiment qu’on envahit leur espace. Là aussi, le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. 

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sources : www.unafam.org

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TUTELLE

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Les différents acteurs de l’ouverture de la mesure de protection

La loi du 5 mars 2007 a confirmé le rôle des différents acteurs dans la protection d’une personne vulnérable.

Les personnes susceptibles de saisir le juge des tutelles 

L’article 430 du code civil dresse une liste des personnes susceptibles de saisir le juge des tutelles. Il peut s’agir de l’époux ou l’épouse, du partenaire d’un PACS, du concubin si la vie commune n’a pas cessé, d’un parent (frère ou soeur, cousin ou cousine, oncle ou tante…), d’un allié (beau-frère ou belle-soeur…), d’une personne « entretenant des liens étroits et stables » avec la personne vulnérable (un ami très intime depuis de nombreuses années par exemple) ou du procureur de
la République.

Il leur appartient de faire examiner la personne vulnérable par un médecin inscrit sur la liste dressée par le procureur de
la République et d’établir une requête complète à l’attention du juge des tutelles.

Le médecin établissant le certificat médical 

Le médecin chargé d’examiner la personne vulnérable doit figurer sur la liste établie par le procureur de
la République au vu de ses compétences en matière de protection des personnes majeures vulnérables (généraliste, psychiatre, gériatre ou tout autre médecin qualifié). Il ne peut s’agir, en auc un cas, du médecin traitant de la personne ni d’un médecin librement choisi parmi d’autres.

Ce médecin examine la personne vulnérable et délivre, sous pli cacheté, à l’attention du juge des tutelles le certificat circonstancié prévu par la loi attestant que la personne souffre d’une altération de ses facultés mentales ou corporelles de nature à empêcher l’expression de sa volonté.

Le coût de certificat est tarifé par décret. Il est donc fixe et doit être assumé par la personne vulnérable. Il peut néanmoins être avancé par les frais de Justice lorsqu’il est demandé par le procureur de
la République, notamment à la suite de signalement des services médicaux ou sociaux.

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Le juge des tutelles compétent 

Après avoir reçu la requête complète demandant l’ouverture d’une mesure de protection judiciaire, le juge des tutelles du lieu de résidence habituelle de la personne vulnérable procède à l’audition de la personne concernée, à celle du requérant ainsi qu’à celle de son entourage dans la mesure du possible. Il demande ensuite l’avis du procureur de la République sur la mesure à prendre. A l’issue de ces auditions et de cet avis, il rend un jugement prononçant une mesure de protection qui peut être :

- une mesure de sauvegarde de Justice : Il s’agit d’un dispositif souple et de courte durée (deux ans maximum). Le majeur placé sous sauvegarde de Justice conserve l’exercice de ses droits mais un mandataire spécial est autorisé à effectuer certains actes déterminés.

- une mesure de curatelle : La personne chargée d’exécuter la mesure de protection (appelée curateur) assiste le majeur dans les actes importants de la gestion de son patrimoine, et peut l’assister dans certains actes concernant la protection de sa personne.

- une mesure de tutelle : La personne chargée d’exécuter la mesure de protection (appelée tuteur) représente le majeur dans tous les actes concernant la gestion du patrimoine de celui-ci, et peut l’assister ou le représenter dans certains actes concernant la protection de sa personne.

Le rôle du juge ne s’arrête pas là puisqu’il suit et contrôle la personne désignée pour exercer la mesure de protection. Tous les ans, il reçoit le compte de gestion (pour les actes concernant les biens de la personne) et le rapport sur les actes personnels (pour les actes touchant à la personne). ligne1022.gif 

Les personnes en charge de la mesure de protection.

Les personnes désignées comme  mandataire spécial, curateur ou tuteur peuvent être :

Un membre de la famille Le juge des tutelles recherche en priorité dans la famille si une personne souhaite exercer la mesure de protection. Cela permet de mettre la personne vulnérable en confiance. 

Un professionnel Ce peut être un salarié d’une association tutélaire (comme l’UDAF ou l’UDAPEI), un employé d’établissement de soin ou d’hébergement (notamment si la personne est hospitalisée ou en maison de retraite pour une longue durée) ou un gérant privé indépendant. La désignation d’une de ces personnes en dehors du cercle familial peut être liée à la solitude de la personne vulnérable, à l’existence de conflits familiaux, ou à la valeur et à la complexité du patrimoine nécessitant des compétences importantes en matière de gestion financière et comptable

 sources : http://www.tutelles.justice.gouv.fr 

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HANDICAP PSYCHIQUE : en Côtes d’Armor et partout en France.

24032009

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Le handicap psychique est à distinguer du handicap mental, tient à préciser André Dumont, président de la section costarmoricaine de l’Unafam.  Dans le 1er cas la maladie se révèle le plus souvent entre 15 et 35 ans, alors que le handicap mental est manifeste dès la naissance. 

Schizophrénie, troubles bipolaires et paranoïa sont les principaux handicaps psychiques que l’on rencontre. Ils touchent 1 % de la population – une constante quelle que soit l’origine sociale ou géographique du malade. En Côtes d’Armor, 5500 à 6000 personnes en souffrent.“Elles disposent de toutes leurs facultés mentales et intellectuelles, elles sont donc conscientes de leur maladie,ce qui génère beaucoup de souffrance… 

Et parce que la “folie” fait peur, les amis, très souvent, prennent leurs distances. Reste la famille qui doit faire face à ce qu’il faut bien appeler un bouleversement. Un fils qui fait  des études, pour qui tout va bien, du jour au lendemain, devient schizophrène; les parents ne comprennent pas, se sentent démunis. [sources : UNAFAM 22]

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[En France, les chiffres relatifs à la maladie mentale sont alarmants. 1 % de la population souffre de psychose. Ce chiffre peut être porté à 5 % de la population si on intègre les névroses et troubles de l’humeur.   Le besoin d’aide et d’accompagnement dans la vie quotidienne se pose de manière aiguë pour les personnes ayant un handicap psychique lorsqu’elles sont en situation d’exclusion sociale : celles qui restent hospitalisées en psychiatrie sans nécessité thérapeutique, faute de relais social, celles qui sont à la charge de leur famille, ou encore, les personnes qui se trouvent sans domicile.  La charte de coopération entre le secteur sanitaire de santé mentale, le secteur social et le secteur médico-social a pour objectif de répondre aux besoins des personnes souffrant d’un handicap psychique. La nécessité de renforcer les passerelles entre ces différents secteurs, préconisée par le plan de santé mentale 2005/2008  s’est trouvée renforcée lors de l’élaboration du schéma départemental en faveur des personnes handicapées 2ème génération (2006-2010).] sources : Région Bretagne 

{je tousse, donc j’existe!}

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LE HANDICAP MENTAL, CONSEQUENCES/DEFICIENCES

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Conséquences des déficiences pour la personne handicapée mentale.  Concrètement, une personne en situation de handicap mental peut, du fait de sa déficience, avoir des difficultés pour :mémoriser les informations orales et sonores ; fixer son attention ; apprécier l’importance relative des informations à disposition ;évaluer l’écoulement du temps ;se repérer dans l’espace (difficulté à utiliser les plans ou cartes) ; apprécier la valeur de l’argent ; mobiliser ou remobiliser son énergie ; connaître : l’environnement immédiat ou élargi ; les conventions tacites qui régissent l’échange d’informations ; les modes d’utilisations des appareillages, dispositifs et automates mis à disposition ; les règles de communication et de vocabulaire. Cela peut se traduire aussi par une maîtrise insuffisante de la lecture et/ou de l’écriture même si la personne handicapée a acquis les savoirs de base : des mots (difficulté à déchiffrer les logos par exemple) ; des chiffres (difficulté en calcul et raisonnement logique) ; de l’heure (nota mment sous forme numérique). Plus généralement, toute perturbation peut être énormément déstabilisante (effet de panique, de suivisme, démission : la personne va rester sur place, parfois pendant des heures). 

sources : UNAPAEIligne20543.gif

                       




DEFINITION DU HANDICAP.

18032009

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Constitue un handicap, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant”.

Le handicap se conjugue au pluriel :Enquête Handicaps-Incapacités-Dépendance (HID) réalisée par l’Insee.
La population qui déclare une déficience ou une difficulté dans la vie quotidienne en raison d’un problème de santé s’élève à plus de 22 millions de personnes en France métropolitaine ( 40 % de la population«  rencontre dans la vie de tous les jours des difficultés ). Plus de 5 millions de personnes bénéficient d’une aide régulière pour accomplir certaines tâches de la vie quotidienne.

Sur le département des Côtes d’Armor, on estime le nombre de personnes handicapées à environ 50 000. Ce chiffre revêt des situations aussi variées que le handicap physique, sensoriel, mental, psychique ou cognitif. Une diversité dont il faut désormais tenir compte afin d’élaborer un accompagnement individuel prenant en considération le projet de vie de la personne handicapée elle-même. Il s’agit alors de s’éloigner de la réponse institutionnelle, de la recherche systématique d’établissements spécialisés, et de permettre à chacun de vivre à domicile s’il le souhaite Ainsi, si la loi prend pour la première fois en compte le handicap psychique et cognitif, beaucoup reste à faire dans ce domaine. Déjà la nouvelle Prestation de Compensation du Handicap (PCH), mise en place en 2006, n’est pas soumise à conditions (degré de dépendance, ressources) contrairement à l’Allocation de Compensation pour Tierce Personne (ACTP). Aujourd’hui, ces handicaps désormais reconnus donnent droit à la PCH. Reste à former des professionnels à l’accompagnement de ce public spécifique et à créer de nouveaux outils d’évaluation afin que cette prestation soit un véritable relais du quotidien ; elle ouvre de nouveaux droits, quelles que soient la nature et l’origine de la déficience.

Elle propose 5 types d’aides • dédommagement ou salariat pour les aides humaines aides techniques achat de fauteuil roulant, prothèses… • aménagements du logement et du véhicule, et surcoûts de transport aides animalières aides spécifiques et exceptionnelles.
La PCH concerne les personnes à domicile et, depuis peu, en établissement. Elle sera étendue prochainement aux enfants.

 [On ne naît pas forcément handicapé, on ne le devient pas non plus forcément à la suite d’un accident. Il est d’autres situations encore plus difficiles à vivre, pour peu que l’on se risque à comparer un handicap à un autre !] 

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sources : Conseil Général des Côtes d’Armor

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Accueillants familiaux thérapeutiques & formation continue.

12032009

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A l’instar de leurs collègues accueillants familiaux sociaux, les accueillants familiaux thérapeutiques bénéficient également d’une formation dispensée en intra par les établissements employeurs ou par des organismes de formation agréés par leurs Directions. 

OBJECTIFS :   Un apport de notions de base sur la maladie mentale et le handicap psychique. □  Une réflexion sur le contenu de l’intervention de la famille d’accueil… 

MODULES : 1 -  Eléments de base sur la maladie mentale.◊ Définition de la maladie mentale. ◊ Distinction maladie mentale/handicap psychique. ◊ Apports théoriques sur la psychose en la névrose. ◊ Les troubles du comportement associés à ces maladies. 2 -  Prise en charge du handicap psychique. ◊ Les différentes modalités de prise en charge des patients. ◊ Les traitements médicamenteux. ◊ La démarche du projet individuel thérapeutique. ◊ ’accompagnement au quotidien. 3 -  Les limites de l’accueil. ◊ La place de la personne accueillie. ◊ L’incidence dans l’organisation familiale.◊ Le travail à son domicile. ◊ La question du secret professionnel partagé. ◊ La préparation d’un accueil et d’une fin d’accueil. 

DEMARCHE PEDAGOGIQUE : elle s’appuie à la fois sur des apports théoriques et sur des exemples pratiques. 

EVALUATION : un temps de bilan collectif est prévu en fin de session ; un bilan écrit est demandé, au terme de la formation, à chacun des participants. 

Exemple de plan de formation proposé par l’association pour les formations aux professions éducatives et sociales.

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