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DEUIL 2/2 Je ne suis pas sortie de ma nuit – Annie Ernaux

22052009

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Il y a, dans toute histoire familiale, la sphère d’obligations morales et la sphère d’affectivité. Annie Ernaux, écrivain, l’illustre dans son récit sur sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. Elle décrit admirablement la violence, la solitude, l’amour, la nécessaire rupture et le deuil impossible à faire.

[[dimanche 13  -  C’est aujourd’hui le froid. Hier, la neige. La même pensée au réveil. Les premiers jours, je n’ai fait que pleurer sans pouvoir me retenir. Maintenant, cela survient brusquement, pour un détail, la vue d’un objet. Aujourd’hui, c’est dimanche, pour la première fois que je n’irai pas à l’hôpital vers deux ou trois heures. J’avais acheté du forsythia au village. Plus de peine au-dehors que dedans. Avant, elle était quelque part dans le monde. Septembre 83  -  nous sommes ensemble dans son studio à classer et jeter des papiers avant son départ pour Cergy, chez moi. C’est donc déjà le début de la fin. Ne pas pouvoir relire les pages d’avant. Ne pas pouvoir non plus  »écrire pour de vrai sur elle ». J’ai essayé de me rappeler tout de la dernière visite que je lui ai faite, comme si je savais quelque chose.

lundi 14  -  Ce matin, il me semblait qu’elle était encore vivante. A la boulangerie, devant les gâteaux,  »je n’ai plus besoin d’en acheter », comme  »je n’ai plus besoin d’aller à l’hôpital ». Penser à la chanson qui me faisait pleurer enfant. Je pleure à nouveau, à cela, cette chanson.

mercredi 16  -  Dès que je suis à mon bureau, seule, je suis de nouveau accablée. Je ne peux que parler d’elle, écrire quoi que ce soit d’autre est impossible. La première fois que j’ai écrit  »maman est morte ». L’horreur. Je ne pourrai jamais écrire ces mots dans une fiction ».]]

Les grands deuils se font dans l’écriture mais également  »dans la quiétude de la méditation et la profondeur des silences ».

Communiquer c’est accepter les changements de la vie et accepter le regard différent que l’autre va porter sur nous.

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FAMILLE D’ACCUEIL, UN CHOIX POUR LES PERSONNES AGEES.

2052009

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Les familles d’accueil, un choix riche de nombreuses possibilités,

une qualité de vie pour nos aînés !

Dans notre société, les personnes âgées dépendantes sont exclues, elles ne participent plus aux échanges, elles ne sont plus dans le donner – recevoir mais seulement dans le recevoir : une retraite, des visites. Elles sont dans la situation humiliante, pour elles, de demander : des soins, de l’aide. Elles l’expriment par : « maintenant, je suis inutile, je ne suis plus bonne à rien ».

Le refus de la vision fataliste de la vieillesse: la vieillesse n’est pas l’échec de la vie, une fin en soi qui n’apporte plus de raison de vivre, mais un moment privilégié d’échanges, un mode de vie différent. Refuser la fatalité de la vieillesse, c’est continuer à se dépasser, à se prendre en charge, à vivre sa citoyenneté jusqu’au bout. C’est vivre avec des personnes qui nous reconnaissent le droit à la vie, nous regardent sans répugnance malgré nos faiblesses.

La qualité de la vie : un petit bonheur de chaque jour. Garder les petits et grands plaisirs différents pour chacun d’entre nous, c’est donner et recevoir les signes quotidiens : le bonjour, le regard, le sourire. C’est voir respecter par autrui l’intimité de son territoire, ses habitudes de vie, son droit à l’expression. Tout ceci contribue à ce que, même, très vieux, nous puissions affirmer : je compte aux yeux de quelqu’un.

Dans une famille d’accueil les échanges sont plus faciles et plus naturels que dans une institution. Lorsque les accueillants ont la chaleur et l’imagination nécessaire, ils redonnent de son « utilité » à la personne accueillie, lui rendant ou lui conservant sa place et sa dignité. Dans une famille, on peut voir une dame qui se charge de l’entretien des plantes d’appartement, une autre qui aide à la préparation des repas, une s’occupe du chat de la maison, un monsieur qui jardine etc. [‘’Une vieille dame m’a dit : "au moins depuis que je suis ici, je ne vois pas que des vieux à moitié gaga..." et "puis, mes enfants et mes amies passent souvent. A la maison de retraite : ils avaient mis des horaires de visite, et mes petits-enfants n’aimaient pas y venir".]

Au sein d’une famille d’accueil, une personne âgée peut continuer à participer à des échanges variés, connaître la vie de ses contemporains plus jeunes. Elle peut aussi témoigner auprès d’eux de sa propre histoire, de celle de sa famille ou de son village, se souvenir de sa propre cellule familiale… Son accueil peut y être personnalisé : choix des menus, heures de lever et de coucher… La personne accueillie conserve un rythme de vie normal et garde ainsi plus facilement des repères dans le temps. Elle peut bénéficier d’une plus grande sécurité, psychologique et physique, par une surveillance plus attentive et plus adaptée. Elle peut conserver le cadre qui lui convient : choisir ses meubles, la tapisserie de sa chambre…

(extraits Christille Maubernard – 1999)

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ACCUEIL FAMILIAL, pourquoi et pour quoi ?

21042009

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[[ Pierre Masle, famille d’accueil d’adultes Deux-Sèvres.

L’accueil familial est identique dans son cheminement, qu’il s’exerce auprès d’enfants, de personnes âgées ou handicapées, qu’il soit social ou thérapeutique. Ces différences font que chacun peut prétendre avoir raison dans son domaine parce que les finalités sont toutes différentes. Une seule chose est commune : l’AMOUR dans le dévouement et le dépassement de soi. C’est ce que je crois sincèrement. Alors pourquoi proposer l’accueil familial dans les orientations de placement ? Parce que les accueillis sont d’abord et avant tout des êtres humains. Parce que certains d’entre eux peuvent y trouver les forces nécessaires pour revivre et tenter une expérience de vie nouvelle. Parce que d’autres plus touchés par l’âge, ou la maladie y trouveront un confort de vie. Mais aussi parce que nombreuses sont les familles « naturelles » qui croulent sous le poids des années passées à porter le handicap de leur enfant ou la maladie de leur parent.Et encore parce que l’accueil en milieu hospitalier a des limites. Et aussi parce que pour des raisons pas toujours avouées, il faut libérer des lits. Parce que la raréfaction du travail génère l’existence des familles d’accueil. Mais aussi parce que c’est la solution la plus économique pour les collectivités. Surtout parce que de ce poids si lourd à supporter naît quelque chose de grandiose qui permet à de nombreuses détresses de retrouver la chaleur d’une famille. Quel bonheur enfin ! Et, pour nous accueillants, quelle récompense à tant d’investissement.La collectivité attend beaucoup de l’accueil familial. Le terme de famille d’accueil véhicule de nombreux espoirs, des attentes mal définies de la part des différents intervenants. Pourtant, ces mêmes intervenants n’hésitent pas à pratiquer une non-information systématique de l’état de santé général et des pathologies particulières développées par les accueillis. Pour justifier en quelque sorte ce manquement à l’information qui, a mon sens, devrait être complète et loyale, les services d’accompagnement ou de suite soutiennent la thèse, qui veut que, dans bien des cas, si nous connaissions tout, jamais nous ne commencerions un accueil.Or, la désinformation volontaire des accueillants n’est pas la garantie de la réussite des accueils successifs. Je me suis beaucoup interrogé et j’ai acquis la certitude que ce manquement à l’information provoque à la longue une grande lassitude chez les accueillants. D’autant plus que, souvent, il est également question de « projet de vie » qui n’est pas non plus bien défini, et que les objectifs des services sont tellement différents que bien souvent la famille d’accueil ne peut les appréhender du fait d’une information tronquée, partielle, et même souvent inexistante.Le seul but auquel tend l’accueil familial est de FAIRE VIVRE MIEUX. Cela déjà est capital.Et, si l’accueil familial semble mieux convenir dans certains cas, n’est-ce pas parce qu’à lui tout seul il est le cadre de la vie dans sa globalité. Toute vie commence dans une famille et devrait se terminer entourée des siens. Pourquoi serait-ce un « monde » interdit à tous ceux que le handicap ou la maladie rendent différents ?L’accueil familial est une alternative à l’établissement, à l’hospitalisation, avec l’espoir et la conviction que la vie familiale va apporter un renouveau, une amélioration, une adaptation et peut-être une réadaptation et la réinsertion dans un monde normal. Mais l’accueil familial procède à mon sens d’une idéalisation, même si le processus de la réparation peut amener des réussites. Quant au réflexe culturel, ne rêvons pas, ce n’est pas celui de la majorité des accueillants.Il est impossible de nier le processus psychothérapique que génère l’accueil familial, car cela se démontre tous les jours.Mais, surtout. l’accueil familial est une solution économique pour les deux parties. N’oublions pas alors tout ce qui va se greffer et s’installer d’affection, d’amour de l’autre, de l’intérêt porté aux efforts de l’accueilli et aux résultats de ses efforts. N’oublions pas le dévouement incessant qui va se développer, l’abnégation de la plupart des accueillants dans et à cause des mauvaises conditions de travail qui leur sont faites. Août 2005]]

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FRATRIE : arrivée d’un enfant ”différent”.

16042009

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Un enfant handicapé dans la famille.

L’annonce d’un handicap touchant leur enfant, est toujours un drame pour ses parents. Douleur, colère, culpabilité, révolte et sentiment d’injustice… l’épreuve est terrible. Car ils doivent accepter que cet enfant n’est pas celui dont ils avaient rêvé, qu’il est différent, et qu’il va falloir affronter et apprivoiser cette différence. L’amour met donc parfois du temps à s’installer, et forcément, c’est toute la dynamique familiale qui est en jeu. Celle du couple parental tout d’abord, celle de la fratrie également, que des frères et sœurs soient déjà là, ou à venir. Et enfin celle de toute la famille, dans son sens le plus large. Mais parvenir à accepter cet enfant comme il est, et non comme il devrait être, c’est recevoir toutes les richesses qu’il a lui aussi à offrir, tout l’amour qu’il a lui aussi à donner. Et c’est transmettre aux autres que la différence ne doit pas faire peur.

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CHARTES

16032009

Α  Charte de la personne hospitalisée  Ω

¤ Toute personne est libre de choisir l’établissement de santé qui la prendra en charge, dans la limite des possibilités de chaque établissement. 

¤ Le service public hospitalier est accessible à tous, en particulier aux personnes démunies et, en cas d’urgence, aux personnes sans couverture sociale. Il est adapté aux personnes handicapées. 

¤ Les établissements de santé garantissent la qualité de l’accueil, des traitements et des soins. Ils sont attentifs au soulagement de la douleur et mettent tout en oeuvre pour assurer à chacun une vie digne, avec une attention particulière à la fin de vie. 

¤ L’information donnée au patient doit être accessible et loyale. La personne hospitalisée participe aux choix thérapeutiques qui la concernent. Elle peut se faire assister par une personne de confiance qu’elle choisit librement. 

¤ Un acte médical ne peut être pratiqué qu’avec le consentement libre et éclairé du patient. Celui-ci a le droit de refuser tout traitement. Toute personne majeure peut exprimer ses souhaits quant à sa fin de vie dans des directives anticipées. 

¤ Un consentement spécifique est prévu, notamment, pour les personnes participant à une recherche biomédicale, pour le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain et pour les actes de dépistage. 

¤ Une personne à qui il est proposé de participer à une recherche biomédicale est informée, notamment, sur les bénéfices attendus et les risques prévisibles.

 ¤ Son accord est donné par écrit. Son refus n’aura pas de conséquence sur la qualité des soins qu’elle recevra.  ¤ La personne hospitalisée peut, sauf exceptions prévues par la loi, quitter à tout moment l’établissement après avoir été informée des risques éventuels auxquels elle s’expose. ¤ La personne hospitalisée est traitée avec égards. Ses croyances sont eespectées. Son intimité est préservée ainsi que sa tranquillité. 

¤ Le respect de la vie privée est garanti à toute personne ainsi que la confidentialité des informations personnelles, administratives, médicales et sociales qui la concernent.  ¤ La personne hospitalisée (ou ses représentants légaux) bénéficie d’un accès direct aux informations de santé la concernant. Sous certaines conditions, ses ayants droit en cas de décès bénéficient de ce même droit. ¤ La personne hospitalisée peut exprimer des observations sur les soins et sur l’accueil qu’elle a reçus. Dans chaque établissement, une commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge veille, notamment, au respect des droits des usagers. 

¤ Toute personne dispose du droit d’être entendue par un responsable de l’établissement pour exprimer ses griefs et de demander réparation des préjudices qu’elle estimerait avoir subis, dans le cadre d’une procédure de règlement amiable des litiges et/ou devant les tribunaux.

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Charte des droits et des libertés de la personne âgée dépendante 

 Fondation Nationale de Gérontologie – Ministère de l’emploi et de la solidarité, 1999.La vieillesse est une étape pendant laquelle chacun doit pouvoir poursuivre son épanouissement. La plupart des personnes âgées resteront autonomes et lucides jusqu’au dernier moment de leur vie. L’apparition de la dépendance, quand elle survient, se fait à un âge de plus en plus tardif. Cette dépendance peut être due à l’altération de fonctions physiques et/ou l’altération de fonctions mentales. Même dépendantes, les personnes âgées doivent continuer à exercer leurs droits, leurs devoirs et leurs libertés de citoyens. Elles doivent aussi garder leur place dans la cité, au contact des autres générations, dans le respect de leurs différences. Cette charte a pour objectif de reconnaître la dignité de la personne âgée devenue dépendante et de préserver ses droits.

Article I – Choix de vie 

Toute personne âgée dépendante garde la liberté de choisir son mode de vie. Elle doit pouvoir profiter de l’autonomie permise par ses capacités physiques et mentales, même au prix d’un certain risque. Il faut l’informer de ce risque et en prévenir l’entourage. La famille et les intervenants doivent respecter le plus possible son désir profond.

Article II – Domicile et environnement 

Le lieu de vie de la personne âgée dépendante, domicile personnel ou établissement, doit être choisi par elle et adapté à ses besoins. La personne âgée dépendante ou à autonomie réduite réside le plus souvent dans son domicile personnel. Des aménagements doivent être proposés pour lui permettre de rester chez elle. Lorsque le soutien au domicile atteint ses limites, la personne âgée dépendante peut choisir de vivre dans une institution ou une famille d’accueil qui deviendra son nouveau domicile. Un handicap mental rend souvent impossible la poursuite de la vie au domicile. Dans ce cas l’indication et le choix du lieu d’accueil doivent être évalués avec la personne et ses proches. Ce choix doit rechercher la solution la mieux adaptée au cas individuel de la personne malade. Son confort moral et physique, sa qualité de vie, doivent être l’objectif constant, quelle que soit la structure d’accueil. L’architecture des établissements doit être conçue pour répondre aux besoins de la vie privée. L’espace doit être organisé pour garantir l’accessibilité, l’orientation, les déplacements et garantir les meilleures conditions de sécurité.

Article III – Une vie sociale malgré les handicaps 

Toute personne âgée dépendante doit conserver la liberté de communiquer, de se déplacer et de participer à la vie de la société. Les urbanistes doivent prendre en compte le vieillissement de la population pour l’aménagement de la cité. Les lieux publics et les transports en commun doivent être aménagés pour être accessibles aux personnes âgées, ainsi qu’à tout handicapé et faciliter leur participation à la vie sociale et culturelle. La vie quotidienne doit prendre en compte le rythme et les difficultés des personnes âgées dépendantes, que ce soit en institution ou au domicile. Toute personne âgée doit être informée de façon claire et précise sur ses droits sociaux et sur l’évolution de la législation qui la concerne.

Article IV – Présence et rôle des proches 

Le maintien des relations familiales et des réseaux amicaux est indispensable aux personnes âgées dépendantes. Le rôle des familles, qui entourent de leurs soins leurs parents âgés dépendants à domicile, doit être reconnu. Ces familles doivent être soutenues dans leurs tâches, notamment sur le plan psychologique. Dans les institutions, la coopération des proches à la qualité de la vie doit être encouragée et facilitée. En cas d’absence ou de défaillance des proches, c’est au personnel et aux bénévoles de les suppléer. Une personne âgée doit être protégée des actions visant à la séparer d’un tiers avec qui, de façon mutuellement consentie, elle entretient ou souhaite avoir une relation intime. La vie affective existe toujours, la vie sexuelle se maintient souvent au grand âge, il faut les respecter.

Article V – Patrimoine et revenus 

Toute personne âgée dépendante doit pouvoir garder la maîtrise de son patrimoine et de ses revenus disponibles. Elle doit pouvoir en disposer conformément à ses désirs, sous réserve d’une protection légale, en cas de dépendance psychique. Il est indispensables que les ressources de la personne âgée soient complétées lorsqu’elles ne lui permettent pas d’assumer le coût des handicaps.

Article VI – Valorisation de l’activité 

Toute personne âgée dépendante doit être encouragée à conserver des activités. Des besoins d’expression et des capacités d’accomplissement persistent, même chez les personnes âgées qui ont un affaiblissement intellectuel sévère. Développer des centres d’intérêt évite la sensation de dévalorisation et d’inutilité. La participation volontaire à des réalisations diversifiées et valorisantes (familiales mais aussi sociales, économiques, artistiques, culturelles, associatives, ludiques, etc.) doit être favorisée. L’activité ne doit pas être une animation stéréotypée, mais doit permettre l’expression des aspirations de chaque personne âgée. Une personne âgée mentalement déficitaire doit pouvoir participer à des activités adaptées. Les activités infantilisantes ou dévalorisantes sont à rejeter.

Article VII – Liberté de conscience et pratique religieuse 

Toute personne âgée dépendante doit pouvoir participer aux activités religieuses ou philosophiques de son choix. Chaque établissement doit disposer d’un local d’accès aisé, pouvant servir de lieu de culte, et permettre la visite des représentants des diverses religions. Les rites et usages religieux s’accomplissent dans le respect mutuel.

Article VIII – Préserver l’autonomie et prévenir 

La prévention de la dépendance est une nécessité pour l’individu qui vieillit. La vieillesse est un état physiologique qui n’appelle pas en soi de médicalisation. La dépendance physique ou psychique résulte d’états pathologiques, dont certains peuvent être prévenus ou traités. Une démarche médicale préventive se justifie donc, chaque fois que son efficacité est démontrée. Les moyens de prévention doivent faire l’objet d’une information claire et objective du public, en particulier des personnes âgées, et être accessibles à tous.

Article IX – Droits aux soins 

Toute personne âgée dépendante doit avoir, comme tout autre, accès aux soins qui lui sont utiles. Aucune personne âgée ne doit être considérée comme un objet passif de soins, que ce soit au domicile, en institution ou à l’hôpital. L’accès aux soins doit se faire en temps utile, en fonction du cas personnel de chaque malade et non d’une discrimination par âge. Les soins comprennent tous les actes médicaux et paramédicaux qui permettent la guérison chaque fois que cet objectif peut être atteint. Ces soins visent aussi à rééduquer les fonctions et à compenser les handicaps. Ils s’appliquent à améliorer la qualité de vie en soulageant la douleur, à maintenir la lucidité et le confort du malade, en réaménageant espoirs et projets. L’hôpital doit donc disposer des compétences et des moyens d’assurer sa mission de service public auprès des personnes âgées malades. Les institutions d’accueil doivent disposer des locaux et des compétences nécessaires à la prise en charge des personnes âgées dépendantes, en particulier dépendantes psychiques. Les délais administratifs abusifs qui retardent l’entrée dans l’institution choisie doivent être abolis. La tarification des soins doit être déterminée en fonction des besoins de la personne âgée dépendante et non de la nature du service ou de l’établissement qui la prend en charge.

Article X – Qualification des intervenants 

Les soins que requiert une personne âgée dépendante doivent être dispensés par des intervenants formés, en nombre suffisant. Une formation spécifique en gérontologie doit être dispensée à tous ceux qui ont une activité professionnelle qui concerne les personnes âgées. Cette formation doit être initiale et continue en cours d’emploi, elle concerne en particulier, mais non exclusivement, tous les corps de métier de la santé. Ces intervenants doivent bénéficier d’une analyse des attitudes, des pratiques et d’un soutien psychologique.

ARTICLE XI – Respect de la fin de vie 

Soins et assistance doivent être procurés à la personne âgée en fin de vie et à sa famille. Certes, les affections sévères et les affections mortelles ne doivent pas être confondues : le renoncement thérapeutique chez une personne curable constitue un risque aussi inacceptable que celui d’un acharnement thérapeutique injustifié. Mais, lorsque la mort approche, la personne âgée doit être entourée de soins et d’attentions adaptés à son état. Le refus de l’acharnement ne signifie pas un abandon des soins mais doit, au contraire, se traduire par un accompagnement qui veille à combattre efficacement toute douleur physique et à prendre en charge la douleur morale. La personne âgée doit pouvoir terminer sa vie naturellement et confortablement entourée de ses proches, dans le respect de ses convictions et en tenant compte de ses avis. Que la mort ait lieu au domicile, à l’hôpital ou en institution, le personnel doit être formé aux aspects techniques et relationnels de l’accompagnement des personnes âgées et de leur famille avant et après le décès.

ARTICLE XII – La recherche : une priorité et un devoir 

La recherche multidisciplinaire sur le vieillissement et la dépendance est une priorité. Seule la recherche peut permettre une meilleure connaissance des déficiences et maladies liées à l’âge et faciliter leur prévention. Une telle recherche implique aussi bien les disciplines biomédicales et de santé publique que les sciences humaines et les sciences économiques. Le développement d’une recherche gérontologique peut à la fois améliorer la qualité de vie des personnes âgées dépendantes, diminuer leurs souffrances et les coûts de leur prise en charge. Il y a un devoir de recherche sur le fléau que représentent les dépendances associées au grand âge. Il y a un droit pour tous ceux qui en sont ou seront frappés à bénéficier des progrès de la recherche.

ARTICLE XIII – Exercices des droits et protection juridique de la personne

Toute personne en situation de dépendance devrait voir protégés ses biens mais aussi sa personne. Ceux qui initient ou qui appliquent une mesure de protection ont le devoir d’évaluer ses conséquences affectives et sociales. L’exercice effectif de la totalité de leurs droits civiques doit être assuré aux personnes âgées, y compris le droit de vote, en l’absence de tutelle. La sécurité physique et morale contre toutes agressions et maltraitances doit être sauvegardée. Lors de l’entrée en institution privée ou publique ou d’un placement dans une famille d’accueil, les conditions de résidence doivent être garanties par un contrat explicite, la personne âgée dépendante peut avoir recours au conseil de son choix. Tout changement de lieu de résidence ou même de chambre doit faire l’objet d’une concertation avec l’intéressé(e). Lors de la mise en oeuvre des protections prévues par le Code civil (sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle), il faut considérer avec attention que :le besoin de protection n’est pas forcément total ni définitif ; la personne âgée dépendante protégée doit pouvoir donner son avis chaque fois que cela est nécessaire et possible ; la dépendance psychique n’exclut pas que la personne âgée puisse exprimer des orientations de vie et doive toujours être informée des actes effectués en son nom.

Article XIV – L’information, meilleur moyen de lutte contre l’exclusion

L’ensemble de la population doit être informé des difficultés qu’éprouvent les personnes âgées dépendantes. Cette information doit être la plus large possible. L’ignorance aboutit souvent à une exclusion qui ne prend pas en compte les capacités restantes ni les désirs de la personne. L’exclusion peut résulter aussi bien d’une surprotection infantilisante que d’un rejet ou d’un refus de la réponse aux besoins. L’information concerne aussi les actions immédiates possibles. L’éventail des services et institutions capables de répondre aux besoins des personnes âgées dépendantes est trop souvent méconnu, même des professionnels. Faire toucher du doigt la réalité du problème et sa complexité peut être une puissante action de prévention vis à vis de l’exclusions des personnes âgées dépendantes et peut éviter un réflexe démissionnaire de leur part. Lorsqu’il sera admis par tous que les personnes âgées dépendantes ont droit au respect absolu de leurs libertés d’adulte et de leur dignité d’être humain, cette charte sera appliquée dans son esprit.

Pour se procurer la charte : Fondation Nationale de gérontologie, 49 r Mirabeau 75016 PARIS

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Charte des droits et libertés de la personne accueillie

‘’Le droit à la participation directe, ou avec l’aide de son représentant légal, à la conception et à la mise en œuvre du projet d’accueil et d’accompagnement qui la concerne lui est garanti.’’

Article 1er : Principe de non-discrimination

Dans le respect des conditions particulières de prise en charge et d’accompagnement, prévues par la loi, nul ne peut faire l’objet d’une discrimination à raison de son origine, notamment ethnique ou sociale, de son apparence physique, de ses caractéristiques génétiques, de son orientation sexuelle, de son handicap, de son âge, de ses opinions et convictions, notamment politiques ou religieuses, lors d’une prise en charge ou d’un accompagnement, social ou médico-social.

Article 2 : Droit à une prise en charge ou à un accompagnement adapté

La personne doit se voir proposer une prise en charge ou un accompagnement, individualisé et le plus adapté possible à ses besoins, dans la continuité des interventions.

Article 3 : Droit à l’information

La personne bénéficiaire de prestations ou de services a droit à une information claire, compréhensible et adaptée sur la prise en charge et l’accompagnement demandés ou dont elle bénéficie ainsi que sur ses droits et sur l’organisation et le fonctionnement de l’établissement, du service ou de la forme de prise en charge ou d’accompagnement. La personne doit également être informée sur les associations d’usagers oeuvrant dans le même domaine.La personne a accès aux informations la concernant dans les conditions prévues par la loi ou la réglementation. La communication de ces informations ou documents par les personnes habilitées à les communiquer en vertu de la loi s’effectue avec un accompagnement adapté de nature psychologique, médicale, thérapeutique ou socio-éducative.

Article 4 : Principe du libre choix, du consentement éclairé et de la participation de la personne

Dans le respect des dispositions légales, des décisions de justice ou des mesures de protection judiciaire ainsi que des décisions d’orientation :1° La personne dispose du libre choix entre les prestations adaptées qui lui sont offertes soit dans le cadre d’un service à son domicile, soit dans le cadre de son admission dans un établissement ou service, soit dans le cadre de tout mode d’accompagnement ou de prise en charge ;2° Le consentement éclairé de la personne doit être recherché en l’informant, par tous les moyens adaptés à sa situation, des conditions et conséquences de la prise en charge et de l’accompagnement et en veillant à sa compréhension.3° Le droit à la participation directe, ou avec l’aide de son représentant légal, à la conception et à la mise en œuvre du projet d’accueil et d’accompagnement qui la concerne lui est garanti.Lorsque l’expression par la personne d’un choix ou d’un consentement éclairé n’est pas possible en raison de son jeune âge, ce choix ou ce consentement est exercé par la famille ou le représentant légal auprès de l’établissement, du service ou dans le cadre des autres formes de prise en charge et d’accompagnement. Ce choix ou ce consentement est également effectué par le représentant légal lorsque l’état de la personne ne lui permet pas de l’exercer directement. Pour ce qui concerne les prestations de soins délivrées par les établissements ou services médico-sociaux, la personne bénéficie des conditions d’expression et de représentation qui figurent au code de la santé publique.La personne peut être accompagnée de la personne de son choix lors des démarches nécessitées par la prise en charge ou l’accompagnement.

Article 5 : Droit à la renonciation

La personne peut à tout moment renoncer par écrit aux prestations dont elle bénéficie ou en demander le changement dans les conditions de capacités, d’écoute et d’expression ainsi que de communication prévues par la présente charte, dans le respect des décisions de justice ou mesures de protection judiciaire, des décisions d’orientation et des procédures de révision existantes en ces domaines.

Article 6 : Droit au respect des liens familiaux

La prise en charge ou l’accompagnement doit favoriser le maintien des liens familiaux et tendre à éviter la séparation des familles ou des fratries prises en charge, dans le respect des souhaits de la personne, de la nature de la prestation dont elle bénéficie et des décisions de justice. En particulier, les établissements et les services assurant l’accueil et la prise en charge ou l’accompagnement des mineurs, des jeunes majeurs ou des personnes et familles en difficultés ou en situation de détresse prennent, en relation avec les autorités publiques compétentes et les autres intervenants, toute mesure utile à cette fin.Dans le respect du projet d’accueil et d’accompagnement individualisé et du souhait de la personne, la participation de la famille aux activités de la vie quotidienne est favorisée.

Article 7 : Droit à la protection

Il est garanti à la personne comme à ses représentants légaux et à sa famille, par l’ensemble des personnels ou personnes réalisant une prise en charge ou un accompagnement, le respect de la confidentialité des informations la concernant dans le cadre des lois existantes.Il lui est également garanti le droit à la protection, le droit à la sécurité, y compris sanitaire et alimentaire, le droit à la santé et aux soins, le droit à un suivi médical adapté.

Article 8 : Droit à l’autonomie

Dans les limites définies dans le cadre de la réalisation de sa prise en charge ou de son accompagnement et sous réserve des décisions de justice, des obligations contractuelles ou liées à la prestation dont elle bénéficie et des mesures de tutelle ou de curatelle renforcée, il est garanti à la personne la possibilité de circuler librement. A cet égard, les relations avec la société, les visites dans l’institution, à l’extérieur de celle-ci, sont favorisées.Dans les mêmes limites et sous les mêmes réserves, la personne résidente peut, pendant la durée de son séjour, conserver des biens, effets et objets personnels et, lorsqu’elle est majeure, disposer de son patrimoine et de ses revenus.

Article 9 : Principe de prévention et de soutien

Les conséquences affectives et sociales qui peuvent résulter de la prise en charge ou de l’accompagnement doivent être prises en considération. Il doit en être tenu compte dans les objectifs individuels de prise en charge et d’accompagnement.Le rôle des familles, des représentants légaux ou des proches qui entourent de leurs soins la personne accueillie doit être facilité avec son accord par l’institution, dans le respect du projet d’accueil et d’accompagnement individualisé et des décisions de justice.Les moments de fin de vie doivent faire l’objet de soins, d’assistance et de soutien adaptés dans le respect des pratiques religieuses ou confessionnelles et convictions tant de la personne que de ses proches ou représentants.

Article 10 : Droit à l’exercice des droits civiques attribués à la personne accueillie

L’exercice effectif de la totalité des droits civiques attribués aux personnes accueillies et des libertés individuelles est facilité par l’institution, qui prend à cet effet toutes mesures utiles dans le respect, si nécessaire, des décisions de justice.

Article 11 : Droit à la pratique religieuse

Les conditions de la pratique religieuse, y compris la visite de représentants des différentes confessions, doivent être facilitées, sans que celles-ci puissent faire obstacle aux missions des établissements ou services. Les personnels et les bénéficiaires s’obligent à un respect mutuel des croyances, convictions et opinions. Ce droit à la pratique religieuse s’exerce dans le respect de la liberté d’autrui et sous réserve que son exercice ne trouble pas le fonctionnement normal des établissements et services.

Article 12 : Respect de la dignité de la personne et de son intimité

Le respect de la dignité et de l’intégrité de la personne est garanti. Hors la nécessité exclusive et objective de la réalisation de la prise en charge ou de l’accompagnement, le droit à l’intimité doit être préservé.

souces : http://www.famidac.fr     Dernière mise à jour : mercredi 22 mars 2006

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A.F.S.

25012009

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 Devenir accueillant familial 

Les personnes âgées ou handicapées qui le désirent peuvent bénéficier d’un hébergement familial chez des particuliers. Ce type d’accueil peut-être préconisé pour des individus qui ne peuvent ou ne souhaitent plus vivre seuls à leur domicile et préfèrent un lieu de vie familial à un hébergement en établissement. Intégrée ; la personne accueillie peut ainsi maintenir un réseau relationnel et demeurer dans un environnement familier. 

Qu’est ce que l’accueil familial ? 

Il permet d’accueillir à son domicile une personne âgée ou une personne handicapée contre rémunération. Il est possible de recevoir une, deux ou trois personnes, à temps complet ou à temps partiel (vacances, week-end). L’accueillant est employé par la personne accueillie sur la base d’un prix de journée fixé par décret. Un contrat-type de droit privé précise les droits et obligations de chacun.  La personne accueillie dispose d’une chambre individuelle et partage la vie quotidienne de la famille. Elle peut recevoir la visite de ses proches et, dans la mesure du possible, conserver son environnement habituel (animal de compagnie, meubles, etc.). 

Qui peut-être accueilli ? 

L’accueil familial s’adresse aux personnes âgées de plus de 60 ans dont l’état de dépendance est justifié sur le plan médical ainsi qu’aux adultes dont l’incapacité est reconnue par la C.D.A.P.H. (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées) à
la M.D.P.H. (Maison Départementale des Personnes Handicapées) et pour lesquels une notification d’orientation en accueil familial est délivrée. 

Qui peut devenir accueillant familial ? 

Toute personne majeure ayant obtenu l’agrément délivré par le Président du Conseil Général, peut accueillir à titre onéreux, des personnes âgées et des adultes handicapés. L’agrément peut-être délivré pour une à trois personnes ; sa validité est de cinq ans. 

 Sous quelles conditions ? 

  • justifier des conditions d’accueil garantissant la santé, la sécurité, le bien-être physique et moral des personnes accueillies ; 
  • s’engager à assurer l’accueil de façon continue ; 
  • s’engager à suivre une formation initiale et continue ; 
  • accepter le suivi social et médico-social des personnes accueillies, notamment au moyen de visite sur place des agents de la mission personnes handicapées du Conseil général ; 
  • disposer d’un logement dont l’état, les dimensions et l’environnement répondent aux normes fixées et qui soit compatible avec les contraintes liées au handicap de la personne accueillie. 

Le rôle du département 

Le département assure l’organisation, le suivi et le contrôle des accueils familiaux. Il lui incombe : 

  • d’instruire les demandes et de délivrer l’agrément indispensable à l’exercice de l’activité d’accueillant familial, 
  • d’organiser la formation initiale et continue des accueillants familiaux agréés, 
  • d’effectuer le contrôle des conditions d’accueil, ainsi que le suivi social et médico-social des personnes accueillies. 

L’agrément 

L’agrément est délivré pour cinq ans par le président du conseil général. Le nombre de personnes pouvant être accueillies est fixé par cet agrément : il ne peut excéder trois personnes. Le Président du Conseil Général doit être tenu informé de toute modification relative aux conditions d’agrément (déménagement, modification de la cellule familiale…) 

La formation des accueillants 

Des sessions de formations obligatoires sont organisées par le département, abordant les thèmes suivants : 

  • le rôle et la place de la famille d’accueil, 
  • les gestes d’urgence, 
  • les actes de la vie quotidienne, 
  • les éléments de la diététique, 
  • les pathologies liées au grand âge (notions d’autonomie et de dépendance), 
  • le handicap physique, 
  • l’accompagnement de la personne âgée en fin de vie, 
  • les problèmes administratifs (élaboration d’une fiche de paie, demande d’aide sociale…) 

L’accueillant familial s’engage à suivre une formation. Dans le cas contraire, son agrément lui est retiré. 

Comment devenir accueillant familial ? 

Le dossier de demande d’agrément est disponible auprès du service des personnes âgées ou handicapées du Conseil Général. Une fois complété, il doit être transmis en recommandé avec avis de réception accompagné des pièces suivantes : 

  • une lettre de motivation détaillée et manuscrite (pour une première demande), 
  • une photocopie du livret de famille, 
  • une photocopie de la carte d’identité pour les personnes célibataires, 
  • un extrait de casier judiciaire n°3, 
  • une photo d’identité. 

Contrat et rémunération 

Chaque famille accueille en général une ou deux personnes (plus rarement trois). La personne accueillie, ou son représentant légal, signe un contrat [acte obligatoire] avec la famille qui précise notamment : 

  • les conditions générales de l’accueil, 
  • les droits et obligations de chacun, 
  • les éléments de rémunération. 

La personne agrée est l’employée de la personne âgée ou handicapée. 

Quelle rémunération ? 

Le prix de la journée se compose : 

  • d’une rémunération journalière pour service rendu ; 
  • d’une indemnité journalière pour sujétions particulières qui varie selon le degré d’autonomie de la personne accueillie ; 
  • d’une indemnité d’entretien correspondant au remboursement des frais occasionnés pour l’accueil (alimentation, électricité, chauffage…) 
  • d’un loyer pour la partie de l’habitation réservée à la personne accueillie. 

La fourchette de rémunération varie en fonction de l’état de dépendance de la personne accueillie et de son handicap. 

voir aussi Accueil Familial Thérapeutique




FAMILLE

7102008

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UNE FAMILLE ELARGIE ! 

Un blog pour avancer dans l’accueil familial social

et l’accueil familial thérapeutique.   

Aujourd’hui en France nombre de familles accueillent à leurs domiciles des personnes en situation de dépendances liées soit au handicap physique, mental, au grand âge, ou encore au handicap psychique. Ces familles agrées, par les conseils généraux et/ou les centres hospitaliers spécialisés (pour l’accueil thérapeutique), sont souvent bien isolées car peu de liens existent.  Cependant une association nationale FAMIDAC*pionnière en la matière  permet à tous et à divers professionnels de trouver, dans une collection de référentiels, des informations enrichies de textes de lois. Un fonctionnement ouvert avec des membres bénévoles qui méritent ici un coup de chapeau! Chaque région offre ces hébergements familiaux mais un grand travail de fond reste à faire pour faire reconnaitre cette profession méconnue, pas reconnue et demandant à l’être. En Bretagne, comme dans d’autres régions les  familles d’accueil ont crée une association. Leur but est de trouver une unité dans le savoir faire et le savoir être et de permettre ainsi à chacune des familles un accompagnement via la toile et par des rencontres mensuelles pour ne plus être  »qu’une famille ». Etre toutes ensembles et  trouver ainsi auprès des décideurs une écoute. Car c’est à plusieurs que l’on trouve la force et le savoir de rendre le quotidien positif avec tout ce qu’il a de difficile. Mais aussi  proposer aux personnes accueillies un mieux être; hôtes qui sans les accueillants, n’auraient pas cette famille élargie qui offre  sérénité et chaleur  »familiale ». 

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(*) http://famidac.fr    mamcoz 22




Une famille élargie ! pour qui ? avec quels acteurs ?

6102008

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Un blog pour avancer dans l’accueil familial social, et/ou thérapeutique…  

Aujourd’hui en France nombre de familles accueillent à leurs domiciles des personnes en situation de dépendances liées soit au handicap physique, mental, au grand âge, ou encore au handicap psychique. Ces familles agrées, par les conseils généraux et/ou les centres hospitaliers spécialisés (pour l’accueil thérapeutique), sont souvent isolées. Cependant une association nationale pionnière en la matière permet à tous et à divers professionnels de trouver dans une collection de référentiels des informations enrichies de textes de lois. Un fonctionnement avec des membres bénévoles qui méritent ici un coup de chapeau. (http://famidac.fr). Chaque région offre ces hébergements familiaux mais un grand travail de fond reste à faire pour faire reconnaître cette profession méconnue, pas reconnue et demandant à l’être. Les familles d’accueil se regroupent en association pour trouver une unité dans le savoir faire et le savoir être et de permettre ainsi à chaque famille un accompagnement via la toile et par des rencontres ponctuelles pour n’être plus ‘’une famille’’ mais être toutes ensembles, et trouver ainsi auprès des décideurs une écoute. Car c’est à plusieurs que l’on trouve la force et le savoir de rendre le quotidien positif avec tout ce qu’il a de difficile mais heureusement aussi avec le mieux être proposé aux personnes accueillies qui, sans les accueillants, n’auraient pas cette famille élargie qui offre sérénité et chaleur familiale.

               

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