• Accueil
  • > Recherche : accueillir personne agée

HISTOIRE DE L’ACCUEIL FAMILIAL, de l’origine à nos jours.

25052009

armoraccueilfamilialcouple.jpg 

L’accueil familial se pratiquait déjà bien avant la naissance des services sociaux. Ainsi, les personnes fragiles échappaient assez souvent à l’enfermement en asile. Accueilli par des familles, il était employé aux tâches domestiques et villageoises. En France, on retrouve trace de cette tradition d’accueil dans les familles, notamment dans les exploitations agricoles. Il s’agissait essentiellement d’une tradition d’aide et de protection.

Juridiquement, il faut attendre le début du XX ème siècle pour voir apparaître la notion de ‘’placement familial », notamment pour les vieillards infirmes et incurables. Plus tard, dans les années 50, le code des familles rappelle la possibilité du placement familial. En 1962, un texte plus précis légifère et fixe la rémunération des familles d’accueil. Durant des années ce dispositif va perdurer en dehors de tout cadre juridique précis. Il faudra attendre la fin des années 80, pour qu’un texte qui réglemente le dispositif de l’accueil familial. La loi du 10 juillet 1989 réglemente enfin, contrôle et surveille cette pratique, engageant ainsi une professionnalisation du métier d’accueillant familial avec notamment l’appui d’équipes médico-sociales départementales qui accompagnent les familles d’accueil. Aujourd’hui, de nouveaux textes sont apparus réformant la procédure d’agrément et introduisant à la fois de nouvelles modalités de rémunération et d’indemnisation des accueillants familiaux (Loi de janvier 2002, nouveaux décrets parus au 1er janvier 2005).

L’accueil familial constitue aujourd’hui une solution alternative dès lors que le maintien à domicile ne peut plus être assuré et avant d’envisager l’entrée en établissement d’hébergement collectif (maisons de retraites, foyers etc). Il est donc de communiquer sur ce métier qui est à la fois peu connu et souvent pratiqué par des intervenants âgés dont la relève n’est pas toujours assurée.

Le métier d’accueillant est un véritable métier et en aucun cas une occupation bénévole et caritative. C’est une activité qui nécessite des motivations fortes. C’est un métier qui s’apprend et qui suppose des actes professionnels qui dépassent la bonne volonté. Le cœur du métier consiste à rassurer, motiver, responsabiliser, accompagner, faire participer… Mais plus prosaïquement, être accueillant familial au quotidien, c’est aussi nourrir, loger, laver, soigner, raser, coiffer, habiller, nettoyer la chambre, ranger les armoires, entretenir le linge, surveiller la prise de médicaments, recevoir les parents et la famille de la personne accueillie. Tout ce travail qui relève avant tout de la qualité de la relation humaine, implique un engagement humain et altruiste. Ce sont tous ces aspects qui sont pris en compte lors des procédures d’agrément.

Dans l’exercice de cette profession qui a la particularité de s’exercer à domicile et sans discontinuité, il est vrai que l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle n’est pas toujours simple à maintenir. La pratique de ce métier entraîne la juxtaposition, parfois la combinaison complexe, d’espaces et de temps privés et professionnels. C’est pourquoi, l’adhésion de l’entourage familial, et plus particulièrement celle du conjoint, est primordiale dans la réussite du projet professionnel d’accueillant familial. Il y a donc la nécessité absolue pour les accueillants d’organiser pour eux des temps de repos. Il est en effet primordial d’avoir des personnes remplaçantes qui peuvent temporairement assurer l’accueil durant ces espaces de repos. Les services départementaux demandent – dans le cadre de la procédure d’agrément – que soit mentionné le nom de la personne qui assure le remplacement.

Accueillir une personne âgée ou un adulte handicapé, ce n’est pas se substituer à la famille de la personne. L’accueillant n’est pas un parent de remplacement, c’est un professionnel de l’accueil. Tout en donnant du sens et de la qualité à la relation qui se noue avec la personne accueillie, l’accueillant doit garder ses limites. Cette nuance dans l’exercice de l’activité préserve l’accueillant de tout débordement d’affection et normalise également les relations avec la famille de la personne accueillie.

↑retour




VIEILLIR NOUS CONCERNE TOUS (2)

27032009

149320d42f2c47cba3facebb215e0e1d.bmp 

Parfois, à l’occasion du « déplacement »* de la personne âgée hors son domicile (maison de retraite – accueil familial…), la famille naturelle vit à l’heure des règlements de compte et des décisions peuvent être prises sans consulter l’intéressé qui, du coup, a l’impression de n’être plus rien pour les siens, ravalé à la condition d’objet. Le « déplacement » revêt toujours une symbolique particulière pour la personne et sa famille, elle met en scène la séparation ultime que représente la mort.

Enfin quoi de plus normal, au grand âge, que de penser à sa fin de vie, d’être parfois obsédé par la question de la mort et d’avoir besoin de le dire, de le répéter, d’y revenir sans cesse et surtout d’en parler à quelqu’un qui puisse reconnaître la pertinence de cette préoccupation et l’accueillir, en être témoin, la laisser se déployer dans toutes ses nuances. La tentation d’en finir, de précéder la mort inéluctable qui peut faire peur, à moins que ce ne soit la longue et douloureuse attente qui accable, l’évocation plus ou moins directe du suicide, tout ceci peut survenir…

*   »déplacement » être accueilli en accueil familial, en maison de retraite; ailleurs que dans sa famille naturelle. Ne plus pouvoir rester chez soi.

ligne2067.gif

sources : la maison de l’autonomie (BE)/brochure personnes âgées.

ligne2067.gif

 




l’accueil familial ! Une profession à faire évoluer, un métier à reconnaître… Etre accueillant(e) aujourd’hui avec un savoir faire d’hier enrichi…

3032009

 assocgcouplecanne1.jpg

Satisfaite du rapport de Valérie Rosso-Debord (députée), Valérie Létard va se pencher en particulier sur l’intégration d’un tiers dans la relation personne fragile / accueillant. Quel que soit le mode d’intervention, a-t-elle indiqué, « il est nécessaire d’accompagner la personne âgée ou handicapée dans sa relation avec l’accueillant familial ».Pour l’emploi direct, la ministre souhaite la mise en place d’un « mandataire renforcé » chargé d’accompagner la personne fragilisée dans sa démarche (élaboration de fiches de paye, organisation des remplacements, etc.). A l’instar du rapport, en cas de recours à un prestataire, elle envisage la création de GCSMS.

Par ailleurs, elle souhaite créer un label qualité pour l’accueil familial sur la base d’un cahier des charges et élargir ce dispositif, déjà expérimenté pour les femmes battues, aux personnes handicapées vieillissantes.

La durée de procédure d’agrément devrait être maintenue à quatre mois, l’absence de réponse dans ce délai valant accord, estime la Secrétaire d’état. Les refus devraient être nécessairement motivés.

Zoom sur les suggestions retenues

> Accompagner la personne âgée ou handicapée dans sa relation avec l’accueillant ? Pourquoi pas ? Dans le cadre de l’emploi direct, c’est déjà le cas pour les personnes sous tutelle ou sous curatelle.

> Rémunérer le remplaçant au moyen du chèque emploi service universel (Cesu) ? Une fausse bonne idée.  » Nous sommes payés 20 € bruts par jour et par personne accueillie  » explique Étienne Frommelt, président de Famidac,  » payer en Cesu quelqu’un qui nous remplace deux heures nous coûtera plus cher que ce prix de journée et ne changera rien à la difficulté de trouver des remplaçants pour quelques heures. En cas d’absence de plus de vingt-quatre heures nous ne sommes pas rémunérés : c ’est l’accueilli qui rémunère le remplaçant  » précise-t-il.

> La modification de la procédure d’agrément est en revanche bien acceptée. Quatre mois de silence suivant le dépôt de la demande auprès du Conseil général n’équivaudraient plus à un refus, mais à un accord, comme pour les assistantes maternelles. Le refus devrait par ailleurs être motivé et il existerait aussi une possibilité de recours.> L’idée d’un label qualité est belle, car aujourd’hui la formation initiale varie selon les départements et n’est pas toujours  » à la hauteur « . Mais c’est aussi sur la formation continue que le bât blesse : elle est presque impossible à mettre en œuvre (imprécisions sur son financement, son organisation, difficulté de remplacer l’accueillant…).> Enfin, la dernière proposition concerne la possibilité d’élargir l’accueil familial à d’autres publics. Elle existe déjà dans les faits pour les handicapés vieillissants, tout comme l’accueil de jour ou temporaire ; mais l’écrire noir sur blanc, c’est mieux, reconnaissent les professionnels. Accueillir les femmes victimes de violence soulève quelques interrogations de la part de certains accueillants. Ils se demandent si le fait de résider en milieu rural ne risque pas de compliquer les liens sociaux, le retour à l’emploi et la scolarisation des enfants. D’autres pensent qu’on devrait ouvrir aussi cette possibilité à toute personne en grande difficulté sociale ou de logement.

Peux mieux faire :

Au final, tout cela laisse un petit goût de bâclé, d’inachevé. Après les longs mois d’audition, les acteurs concernés espéraient plus. Et mieux.

Leur situation n’évolue guère : sans le statut de salarié, le métier d’accueillant familial reste précaire et peu attrayant. Rappelons que l’on ne compte aujourd’hui que 9.220 familles accueillant 7.327 personnes handicapées et 6.541 personnes âgées. Voire moins, selon l’Ircem, l’organisme de protection sociale des emplois familiaux (quelque 4.000 accueillants et 8.000 accueillis en 2006 ; respectivement 6.500 et 11.000 deux ans plus tôt).

Faute de remplaçants, les familles d’accueil s’épuisent. Vu le manque de formation continue et de soutien, elles risquent de se décourager et de jeter l’éponge. Dommage que l’on n’ait pas mis l’imagination au pouvoir en osant aller plus loin. Car pour les personnes âgées et handicapées, la formule d’accueil familial, plus humaine que l’institution, offre un cadre de vie original et à un prix plus accessible (1.700 €/mois).

Un rendez-vous raté ?                      

sources : http://famidac.fr 

ligne2054.gif




METIER

30012009

armorsourisaccueilarmor.jpg

UN METIER EXIGEANT

L’accueil, un métier exigeant !

Accueillant Familial, un métier à part entière…
L’accueillant familial est rémunéré pour la personne qu’il héberge. Pour chaque accueilli l’enveloppe mensuelle est de 1 500 euros par mois, en moyenne; pour un accueil à temps plein (7j/7 & 24h/24). De cette somme sont déduites les charges sociales et les frais quotidiens, tels que la nourriture, l’entretien, le chauffage et le logement. L’accueillant perçoit donc un salaire net d’environ 800 euros par mois et par accueilli. Toute personne de plus de 60 ans ou handicapée adulte qui souhaite rompre sa solitude peut bénéficier de l’accueil familial. Un contrat-type de droit privé sur les droits et obligations de chacunes des parties est signé.

Indications

Chaque fois qu’une personne bien informée des réalités de l’accueil familial souhaite être accueillie et adhère au projet d’accueil, celui-ci peut être envisagé (le contrat prévoit toujours une période d’essai de deux mois). I l restera à faire un choix éclairé ; il s’agit avant tout d’une rencontre entre une  personne âgée/ou ha ndicapée avec une famille ayant ses caractéristiques propres ; il ne doit pas y avoir de placement arbitraire. On rencontre tous types de familles d’accueil.

        ·  Un certain nombre d’accueillants ayant une expérience gérontologique préalable et une formation médicale ou paramédicale seront très enclins à accueillir des personnes très dépendantes voire des malades en phase terminale.  

        · D’autres seront plus préparés à des fonctions de maîtresse de maison et d’animatrice et accueilleront plus volontiers des personnes peu dépendantes ou en accueil familial temporaire.

L’accueil familial est conclu par un contrat de gré à gré. Des petits essais préalables et une préparation de l’accueil dans tous ses aspects doivent être réalisés afin d’éviter au mieux les déconvenues.

Limites

L’accueil familial connaît des limites évidentes :

         ·  lorsque l’adhésion de la personne au projet n’est pas bonne

         ·  quand l’accueil se fait dans l’urgence, ses chances de réussite sont très nettement diminuées.

         ·  certains handicaps ou pathologies contre-indiquent l’accueil : handicaps psychiques lourds, démences séniles, délires et persécution, agitation nocturne, maladie d’Alzheimer et troubles apparentés, handicaps physiques nécessitant du matériel lourd.

sources http://famidac.fr et divers…

VOIR AUSSI : ACCUEIL FAMILIAL SOCIAL & ACCUEIL THERAPEUTIQUE, en cliquant dans la colonne de droite à la rubrique PAGE

 

                             oiseauemail2044.gif                         

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
 




A.F.S.

25012009

ACCUEIL FAMILIAL SOCIAL…armorfleurs.jpg

 Devenir accueillant familial 

Les personnes âgées ou handicapées qui le désirent peuvent bénéficier d’un hébergement familial chez des particuliers. Ce type d’accueil peut-être préconisé pour des individus qui ne peuvent ou ne souhaitent plus vivre seuls à leur domicile et préfèrent un lieu de vie familial à un hébergement en établissement. Intégrée ; la personne accueillie peut ainsi maintenir un réseau relationnel et demeurer dans un environnement familier. 

Qu’est ce que l’accueil familial ? 

Il permet d’accueillir à son domicile une personne âgée ou une personne handicapée contre rémunération. Il est possible de recevoir une, deux ou trois personnes, à temps complet ou à temps partiel (vacances, week-end). L’accueillant est employé par la personne accueillie sur la base d’un prix de journée fixé par décret. Un contrat-type de droit privé précise les droits et obligations de chacun.  La personne accueillie dispose d’une chambre individuelle et partage la vie quotidienne de la famille. Elle peut recevoir la visite de ses proches et, dans la mesure du possible, conserver son environnement habituel (animal de compagnie, meubles, etc.). 

Qui peut-être accueilli ? 

L’accueil familial s’adresse aux personnes âgées de plus de 60 ans dont l’état de dépendance est justifié sur le plan médical ainsi qu’aux adultes dont l’incapacité est reconnue par la C.D.A.P.H. (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées) à
la M.D.P.H. (Maison Départementale des Personnes Handicapées) et pour lesquels une notification d’orientation en accueil familial est délivrée. 

Qui peut devenir accueillant familial ? 

Toute personne majeure ayant obtenu l’agrément délivré par le Président du Conseil Général, peut accueillir à titre onéreux, des personnes âgées et des adultes handicapés. L’agrément peut-être délivré pour une à trois personnes ; sa validité est de cinq ans. 

 Sous quelles conditions ? 

  • justifier des conditions d’accueil garantissant la santé, la sécurité, le bien-être physique et moral des personnes accueillies ; 
  • s’engager à assurer l’accueil de façon continue ; 
  • s’engager à suivre une formation initiale et continue ; 
  • accepter le suivi social et médico-social des personnes accueillies, notamment au moyen de visite sur place des agents de la mission personnes handicapées du Conseil général ; 
  • disposer d’un logement dont l’état, les dimensions et l’environnement répondent aux normes fixées et qui soit compatible avec les contraintes liées au handicap de la personne accueillie. 

Le rôle du département 

Le département assure l’organisation, le suivi et le contrôle des accueils familiaux. Il lui incombe : 

  • d’instruire les demandes et de délivrer l’agrément indispensable à l’exercice de l’activité d’accueillant familial, 
  • d’organiser la formation initiale et continue des accueillants familiaux agréés, 
  • d’effectuer le contrôle des conditions d’accueil, ainsi que le suivi social et médico-social des personnes accueillies. 

L’agrément 

L’agrément est délivré pour cinq ans par le président du conseil général. Le nombre de personnes pouvant être accueillies est fixé par cet agrément : il ne peut excéder trois personnes. Le Président du Conseil Général doit être tenu informé de toute modification relative aux conditions d’agrément (déménagement, modification de la cellule familiale…) 

La formation des accueillants 

Des sessions de formations obligatoires sont organisées par le département, abordant les thèmes suivants : 

  • le rôle et la place de la famille d’accueil, 
  • les gestes d’urgence, 
  • les actes de la vie quotidienne, 
  • les éléments de la diététique, 
  • les pathologies liées au grand âge (notions d’autonomie et de dépendance), 
  • le handicap physique, 
  • l’accompagnement de la personne âgée en fin de vie, 
  • les problèmes administratifs (élaboration d’une fiche de paie, demande d’aide sociale…) 

L’accueillant familial s’engage à suivre une formation. Dans le cas contraire, son agrément lui est retiré. 

Comment devenir accueillant familial ? 

Le dossier de demande d’agrément est disponible auprès du service des personnes âgées ou handicapées du Conseil Général. Une fois complété, il doit être transmis en recommandé avec avis de réception accompagné des pièces suivantes : 

  • une lettre de motivation détaillée et manuscrite (pour une première demande), 
  • une photocopie du livret de famille, 
  • une photocopie de la carte d’identité pour les personnes célibataires, 
  • un extrait de casier judiciaire n°3, 
  • une photo d’identité. 

Contrat et rémunération 

Chaque famille accueille en général une ou deux personnes (plus rarement trois). La personne accueillie, ou son représentant légal, signe un contrat [acte obligatoire] avec la famille qui précise notamment : 

  • les conditions générales de l’accueil, 
  • les droits et obligations de chacun, 
  • les éléments de rémunération. 

La personne agrée est l’employée de la personne âgée ou handicapée. 

Quelle rémunération ? 

Le prix de la journée se compose : 

  • d’une rémunération journalière pour service rendu ; 
  • d’une indemnité journalière pour sujétions particulières qui varie selon le degré d’autonomie de la personne accueillie ; 
  • d’une indemnité d’entretien correspondant au remboursement des frais occasionnés pour l’accueil (alimentation, électricité, chauffage…) 
  • d’un loyer pour la partie de l’habitation réservée à la personne accueillie. 

La fourchette de rémunération varie en fonction de l’état de dépendance de la personne accueillie et de son handicap. 

voir aussi Accueil Familial Thérapeutique







un don un espoir |
Association Dolto Pasteur |
Parents d'élèves du Groupe ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | REEDDAC
| Liaison TP-TS Mulhouse
| Association Saint James de ...