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COQUETTERIE, MISE EN BEAUTE : FACIL EN FIL, des vêtements pratiques pour personnes âgées ! 3/3

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’’FACIL EN FIL’’ Avec l’avancée en âge il n’est pas toujours aisé de s’habiller. Outre les problèmes de taille que l’on peut rencontrer, s’ajoute aussi les difficultés à enfiler ou retirer ses vêtements, que l’on soit seul ou aidé par un tiers. Après de nombreux tests avec des médecins, des kinésithérapeutes, des ergothérapeutes et les personnes concernées elles-mêmes, nous nous sommes rendu compte des mouvements que ces dernières pouvaient difficilement réaliser. Il s’agit par exemple de lever le bras au-dessus de la ligne d’épaule, d’aller chercher une manche dans le dos ou encore d’enfiler une jupe ou un pantalon. Les solutions retenues utilisent plusieurs techniques permettant d’ouvrir le vêtement et de l’enfiler sans faire de mouvements difficiles et douloureux. Les vêtements s’ouvrent à des endroits stratégiques et utilisent des fermetures à glissière, des bandes auto-agrippantes ; le tout étant réalisé le plus discrètement possible pour conserver l’aspect classique du vêtement. Les produits ont la particularité d’allier l’aspect esthétique d’un vêtement classique et une fonctionnalité innovante.
D’autre part, ces vêtements permettent aux personnes ayant encore la possibilité de faire certains mouvements de retrouver une autonomie dans la phase d’habillage mais aussi de permettre aux aidants d’habiller ces personnes plus facilement, plus rapidement et en limitant les manipulations et les douleurs.
Les Kinésithérapeutes et Ergothérapeutes expliquent qu’une personne (passé un certain âge), en particulier lorsqu’elle a une prothèse de la hanche, doit rester en position assise sans lever les jambes ou se baisser (angle de 90° entre le buste et les cuisses). »Facil en fil » commercialise des vêtements adaptés qui offrent l’occasion d’apporter un plus à des personnes en ayant besoin, de leur rendre plus facile et plus agréable cette phase d’habillage et de leur permettre de retrouver toute leur dignité en utilisant des vêtements. ergonomiques, adaptés et esthétiques.
♥ Une veste est munie de très larges emmanchures qui permettent de ne pas avoir à aller chercher la manche dans le dos. Elle est extrêmement pratique et facile d’utilisation pour une personne en fauteuil roulant : on enfile la première manche, on passe le reste derrière le dos de la personne en l’inclinant légèrement vers l’avant et l’entrée de la manche se présente devant le deuxième bras. La doublure dans le dos et à l’entrée des manches facilite cet enfilage.Un pantalon conçu spécialement permet donc un enfilage de manière autonome en position assise sans se pencher en avant ni lever les jambes et facilite l’enfilage en position allongée ou assise par une tierce personne. Comment enfiler une jupe lorsqu’on a une prothèse de la hanche, qu’on ne peut plus se baisser pour faire passer les jambes ou encore lorsqu’on est en fauteuil roulant ? ♦ Une jupe permet également de limiter les manipulations douloureuses, également lors du transfert du lit au fauteuil.
S’habiller pour la nuit est tout aussi difficile que pour le jour.Une chemise de nuit spécialement conçue s’enfile extrêmement facilement, sans avoir à lever les bras ou à aller chercher une manche dans le dos. La technique des zips latéraux permet de l’ouvrir très largement et de faciliter l’enfilage.Une grenouillère innovante alliant un aspect beaucoup plus esthétique, une fonctionnalité beaucoup plus efficace. Elle est extrêmement simple à enfiler, empêche la personne de se déshabiller et facilite très largement le change durant la nuit par exemple.Tout savoir sur : http://www.facilenfil.fr

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PERSONNES AGEES, un caddie…

5052009

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En ces temps devenus difficiles pour les personnes âgées, il nous a semblé intéressant de développer un concept destiné à venir en aide à nos anciens. Loin de nous toute idée de moquerie : nous deviendrons tous des vieux (en principe).
Si cette hypothèse peut être envisagée sous forme plaisante (que devient un vieux Faint Pacôme par exemple ?), elle est plutôt synonyme de difficultés au quotidien.
A cet effet, dans la plus pure tradition du site des inventeurs fous, conformément aux préceptes d’origine, c’est au cours d’un repas arrosé qu’il nous est venu l’idée de développer un outil polyvalent permettant de donner plus d’autonomie aux personnes âgées.
En préambule, mettons-nous d’accord sur les termes :
La personne âgée (qui peut être désignée indifféremment sous les termes plus ou moins heureux de : vieux, aîné, personne du 4e âge et +…) est un individu comme vous et moi, mais dont l’unique tort est d’être malheureusement plus âgé que lesdits vous et moi ! En effet, une personne de 30 ans est un vieux pour un ado pré pubère boutonneux de 15 ans (ou là ! Je vois des visiteurs outrés qui quittent déjà le site… Mais non je ne parle pas de vous… Tout est donc affaire de définitions.
Pour les besoins de l’invention, nous allons considérer que le terme ‘personne âgée’ (ou l’un des termes associés précédemment) désigne une personne âgée de plus de 70 ans.
Voilà pour le préambule.

Une fois posé ceci, qu’est ce qui caractérise cet individu ? Faisons le point : après une dure vie de labeur, il n’aspire qu’à profiter de sa retraite méritée, au calme il lit ‘Notre Temps’, il regarde les ‘Feux de l’Amour et ‘Questions pour un champion’, il a un téléphone portable offert par ses enfants mais ne sait pas le faire fonctionner, il fait ses courses dans le quartier avec son caddie, il n’est pas rare qu’il dispose chez lui d’une broderie affichée au mur (variante : le puzzle collé pour faire tableau et/ou d’un almanach de La Poste avec les petits chats ou le cheval. Certains individus ont encore une activité puisqu’ils enseignent les principes de la machine à Ralentir le Temps, mais c’est pour la bonne cause.Note : si vous avez moins de 70 ans mais que vous avez répondu oui à au moins 2 de ces affirmations, je vous conseille de consulter un spécialiste.Or ces différentes occupations rencontrent 3 problèmes majeurs :1- L’impossibilité de cumuler plusieurs activités en même temps : impossible par exemple d’aller faire ses courses au petit primeur du quartier pendant les feux de l’Amour.
2- L’immense faculté de la personne âgée à être totalement hermétique aux nouvelles technologies.
3- D’intenses problèmes de fatigue liés aux déplacements.
C’est pourquoi nous avons décidé de développer un appareil synthétisant ces données :

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Ce caddie, véritable chef d’œuvre technologique, offre une simplicité et une autonomie à la personne âgée grâce aux éléments suivants :

A- Dans le fond du caddie :
- un petit moteur électrique permettant de tracter la personne, et l’aidant à gravir les côtes ainsi que transporter les commissions. Une fois à la maison, un rack accueillant le caddie lui permet de se recharger.
En option, ce moteur électrique peut être programmé pour fonctionner uniquement de 9h à 11h et de 14h à 16h. En effet, une des caractéristiques de la personne âgée est qu’elle se déplace très (trop) souvent dans les transports en commun en même temps que les personnes qui vont à leur travail, squattant les places assises, prenant de la place avec le caddie quand ce n’est pas des heurts avec les chevilles des passagers, discutant de son arthrose et de ses varices avec le malheureux assis en face d’elle… Bref, l’enfer. Ce simple petit gadget permettrait de diminuer les conflits, donc.
- une petite plaque pivotant permettrait à la personne fatiguée de monter dessus et de se laisser porter…
- un subwoofer et 2 enceintes bass-reflex avec un pré-ampli
- installation Wi-Fi (antenne intégrée dans la toile)

B- Sur la poignée du caddie :
- écran LCD 12′ faisant office de télé, pour ne rater aucune émission essentielle
- téléphone simplifié (4 boutons :  » Décrocher », « Famille 1″, « Famille 2″, « Secours ») raccordé au circuit son du caddie. Cette fois-ci, mamie ne pourra plus dire qu’elle n’a pas entendu sonner le téléphone, les passants non plus d’ailleurs.
- porte-journal, pour joindre l’utile à l’agréable (pochette sur le côté du caddie pour ranger les 6 derniers numéros de Notre temps, dont le numéro spécial sur les techniques de broderie, avec les patrons de canards (pour les plus jeunes et les non-initiés : un patron est un modèle de découpe par ex.)
- un joystick simplifié (avancer/reculer, droite/gauche) pour manier le caddie. Celui-ci ne dépasse pas 4 km/heure (vitesse de marche standard)
Ainsi, quand la personne âgée sort de chez elle, munie de son caddie multi-activités, elle peut en toute sécurité faire ses courses, tout en ne ratant aucune émission télé, sans se fatiguer, et en étant joignable à tout instant.

Je propose que le prix d’achat de ce caddie soit pris en charge en partie par la Sécurité Sociale ainsi que les Mutuelles. N’hésitez pas à nous proposer d’autres modules.Le caddie est disponible en coloris vert ou beige (à carreaux, bien sûr).

NDLR : nous attendons l’autorisation du site des inventeurs fous pour communiquer sur ce produit !

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ALIMENTATION 1/8, LA SANTE EN BOUGEANT…

22042009

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Quels que soient notre âge et notre état de santé, manger est un des grands plaisirs de la vie, et il est important que cela puisse le rester. On sait par ailleurs aujourd’hui que la nutrition, c’est-à-dire l’alimentation et l’activité physique, joue un rôle essentiel pour protéger la santé. Elle contribue ainsi à « bien vieillir » et, plus tard, à limiter la perte d’autonomie.

Incitez la personne que vous accueillez à maintenir le plus possible : • une activité physique : • faire les courses, • marcher, jardiner, • faire le ménage, • voire quelques exercices… • des activités intellectuelles ou de loisirs : lecture, mots croisés, télévision, des contacts sociaux.

Même pour aller plus vite, ne faites pas tout à la place de la personne que vous aidez. Conserver une activité physique régulière favorise le bien-être, améliore la santé et préserve l’autonomie. Elle permet d’entretenir ou de développer les muscles et ainsi de diminuer le risque d’une chute. Lorsqu’on a peur de tomber ou qu’on est fatigué, on n’ose plus bouger. Résultat: on a de plus en plus de mal à se déplacer. Aussi, il est important que vous encouragiez la personne que vous aidez à bouger au maximum de ses possibilités.

Trouver ensemble des activités adaptées Parlez-en ensemble et encouragez-la. Proposez-lui des objectifs réalistes compte tenu de son état de santé ou de sa forme. Soyez attentif à ce qu’elle ne s’engage pas dans une activité physique trop fatigante ou trop longue, ce qui la mettrait en situation d’échec, voire de repli sur elle-même.

Les activités ménagères sont des activités physiques, y compris les petites choses : éplucher les légumes, etc. Au quotidien, incitez la personne à : • Assumer les tâches ménagères dans la mesure de ses possibilités, sans vouloir faire « comme avant ». • Aller à pied faire les courses. • Sortir marcher, même peu de temps, pour changer d’environnement. • Participer à la préparation du repas. • Continuer à faire sa toilette et à • s’habiller seule le plus possible. Concevoir ensemble des menus variés, adaptés aux goûts et aux capacités de mâcher et d’avaler de cette personne, c’est important pour donner envie de manger. Suscitez et encouragez sa participation au choix et à la préparation du repas. Et incitez-la à bouger : c’est une excellente façon de stimuler l’appétit !

Faites la liste des courses ensemble Si la personne âgée ne manifeste pas spontanément d’envies particulières, évoquez ce qui peut les réveiller : souvenirs d’enfance, aliments et recettes préférées, ses talents de « cordon-bleu »… Consultez avec elle des publicités, des livres de recettes ou des magazines.  

Pour veiller à la variété des produits à mettre au menu chaque jour, prévoyez des aliments destinés aux goûters et collations: produits laitiers, biscuits, pain, fruits, compotes, etc. Pensez aux oeufs, aux morceaux de viande à cuisson longue, aux produits laitiers, aux poissons en conserve (thon au naturel, sardines à l’huile…) : ils apportent des protéines d’aussi bonne qualité que les morceaux à cuisson rapide et le poisson frais. Choisissez des légumes et des fruits de saison, normalement moins chers et plus goûteux. N’hésitez pas à acheter des légumes en conserve ou surgelés, ils sont de bonne qualité nutritionnelle. Mettez les féculents, peu chers, au menu de chaque repas: pain (le pain de campagne se conserve plusieurs jours), autres produits céréaliers (pâtes, riz…), pommes de terre et légumes secs.

Si c’est possible, allez à pied faire les courses ensemble dans un commerce de proximité, au marché… Cela permet à la personne fragilisée de conserver l’habitude de marcher et d’échanger avec l’extérieur. Prenez le temps de regarder les étals, de choisir ensemble. Incitez-la à goûter autre chose que des aliments « routiniers ». Préférez les petits conditionnements pour éviter les restes et… alléger le panier. Profitez des promotions sur les produits frais, mais vérifiez la date limite de consommation, souvent très courte.

…/…

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PROBLEMATIQUE DU SUICIDE CHEZ LES PERSONNES AGEES (2).

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Attitudes de prévention.

Même si cela ‘’va de soi’’, rappelons la nécessité de nouer une relation dans laquelle l’intention et le comportement de l’intervenant viseront la restauration de l’estime de soi de la personne âgée. Au cours de l’entretien ou du temps passé avec la personne, tous les moyens à disposition seront utilisés pour favoriser la rencontre, c’est-à-dire ce moment face à face où coexistent « l’un et l’autre ». Ce qui peut se déposer dans une relation redonne un sentiment d’exister. La personne âgée n’est plus seulement l’objet d’un soin ou d’une attention mais redevient une personne à part entière. Par ailleurs, écouter la souffrance et le désespoir ne précipite pas l’autre dans la mort mais soutient le vivant en lui. Quelque en soit le dénouement la personne âgée a besoin d’être écoutée et quel que soit son état psychique, il est important de lui donner l’opportunité de s’exprimer, de la laisser faire entendre son désir, même s’il n’est pas réalisable (retourner à la maison, ne pas approuver la décision de placement…) pour qu’elle demeure ce qu’elle est en fait : un sujet qui pense et communique, unique dans sa subjectivité, habité par la somme des expériences de toute une vie. 

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« Je me suis battue toute ma vie, personne ne sait qui je suis alors ce que je peux encore faire moi-même, c’est me suicider ».

Lorsque des messages de désespoir, de suicide sont énoncés :

·  parler ouvertement de l’envie de mourir de cette personne.

·  l’encourager à prendre contact avec un aidant spécialisé (médecin, psychologue etc)

·  chercher soi-même, comme aidant, du soutien dans ou hors institution.

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sources : maison de l’autonomie (BE) brochure

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CITATION DE NOS EDILES.

28032009

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Marie-Christine Cleret, Vice-Présidente chargée de la solidarité pour l’autonomie au Conseil Général des Côtes d’Armor, Vice-Présidente de la MDPH.

[C’est tous ensemble, organismes institutionnels, partenaires, employeurs que nous ferons changer le regard sur le handicap.]

ndlr : et avec nous aussi, les + de 9000 accueillants familiaux, présents dans les départements français !

mamcoz 22 qui sévit ici et ailleurs.

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- 184 familles d’accueil pour personnes âgées et personnes en situation de handicap en Côtes d’Armor (12/2008)

- 282 personnes dans le cadre de l’accueil familial dont 96 personnes âgées et 186 personnes en situation de handicap. Sources CG 22

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Aujourd’hui passage à l’heure d’été,

mettez vos pendules à l’heure !  mn31.jpg 

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sources : agefiph Côtes d’Armor

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MDPH : les principaux acronymes

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AAH     Allocation aux Adultes Handicapés 
ACTP     Allocation Compensatrice “Tierce Personne » 
AFS    ACCUEIL FAMILIAL SOCIAL personnes âgées/handicapées 
AFT    ACCUEIL FAMILIAL THERAPEUTIQUE (relève d’un centre hospitalier) 
AGEPHIP     Association pour
la Gestion du Fonds de l’Insertion Professionnelle des personnes Handicapées 
APA     Allocation Personnalisée à l’Autonomie 
CCAS     Centre Communal d’Action Sociale 
CI     Carte d’Invalidité 
CPR     Complément de Ressources 
CRP     Centre de Rééducation Professionnelle 
E.A.     Entreprise Adaptée 
ESAT     Établissement ou Service d’Aide par le Travail 
FAM     Foyer d’Accueil Médicalisé 
FOA     Foyer Occupationnel d’Accueil – Foyer de vie 
IMPRO       Institut Médico-Professionnel 
IR       Institut de Rééducation 
MAS       Maison d’Accueil Spécialisée 
MDPH       Maison Départementale des Personnes Handicapées 
MTP       Majoration Tierce Personne 
PCH       Prestation de Compensation du Handicap 
PI       Pension Invalidité 
PPC       Plan Personnalisé de Compensation 
RQTH       Reconnaissance de
  la Qualité de Travailleur Handicapé 
SAMS AH       Service d’Accompagnement Médico-Social pour personnes   Adultes    Handicapées 
SAVS       Service d’Accompagnement à la vie Sociale 

{{ Nous avons volontairement ajouté : AFS et AFT oubliés dans la liste publiée par les MDPH, tant il nous a paru essentiel de communiquer sur les accueillants familiaux qui sont acteurs à part entière dans l’hébergement des personnes en situation de dépendances. }} mamcoz 22

ligne20671.gif  [L’accueil familial en milieu rural ne représente évidemment pas une solution adaptée à toutes les situations, mais quand il est réalisé dans de bonnes conditions, il permet de goûter un rythme et une qualité de vie souvent appréciés.
Tout d’abord, son coût est presque toujours moins élevé que celui des autres formes de prise en charge (cependant, cette situation est parfois exagérée, voire inadmissible) Il peut en outre offrir un cadre de vie très convivial dans un environnement souvent agréable.]sources : extraits de l’accueil familial/abri de coeur
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VIEILLIR NOUS CONCERNE TOUS (2)

27032009

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Parfois, à l’occasion du « déplacement »* de la personne âgée hors son domicile (maison de retraite – accueil familial…), la famille naturelle vit à l’heure des règlements de compte et des décisions peuvent être prises sans consulter l’intéressé qui, du coup, a l’impression de n’être plus rien pour les siens, ravalé à la condition d’objet. Le « déplacement » revêt toujours une symbolique particulière pour la personne et sa famille, elle met en scène la séparation ultime que représente la mort.

Enfin quoi de plus normal, au grand âge, que de penser à sa fin de vie, d’être parfois obsédé par la question de la mort et d’avoir besoin de le dire, de le répéter, d’y revenir sans cesse et surtout d’en parler à quelqu’un qui puisse reconnaître la pertinence de cette préoccupation et l’accueillir, en être témoin, la laisser se déployer dans toutes ses nuances. La tentation d’en finir, de précéder la mort inéluctable qui peut faire peur, à moins que ce ne soit la longue et douloureuse attente qui accable, l’évocation plus ou moins directe du suicide, tout ceci peut survenir…

*   »déplacement » être accueilli en accueil familial, en maison de retraite; ailleurs que dans sa famille naturelle. Ne plus pouvoir rester chez soi.

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sources : la maison de l’autonomie (BE)/brochure personnes âgées.

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VIEILLIR NOUS CONCERNE TOUS (1)

26032009

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Vieillir nous concerne tous, quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise… Aucun de nous ne n’y échappe. La fin du chemin se profile, il reste moins de temps devant que derrière soi, tout n’est plus possible, beaucoup de cartes sont déjà jouées. Si certains peuvent vivre cette étape avec sérénité, il n’empêche, qu’avec l’âge les pertes s’additionnent, se succèdent et se multiplient : perte du travail, perte des ascendants, des amis, deuil d’un idéal de soi, perte de son image, jusqu’à la perte, combien difficile, du compagnon de vie.La peine peut s’installer, la plus accablante étant souvent celle liée à la perte progressive de sa propre autonomie.Vieillir touche notre image, nos capacités physiques et intellectuelles ; regarder l’autre, le vieux, la vieille, peut être insoutenable pour certains et générer la gêne, le rejet, le déni, la condescendance voire le mépris… la peur de son propre devenir au travers l’autre.Ce corps vieilli face à nous, cette apparence actuelle, nous fait oublier que l’autre demeure un être désirant. Le désir demeure mais la capacité à le réaliser s’amenuise peu à peu. Cette expérience peut être déchirante pour la personne qui la vit et pétrifier celui qui, de l’extérieur, se  sent impuissant à contrer l’inéluctable. Car la vieillesse n’est pas une maladie dont on guérit mais un état avec lequel on est forcé de composer.

Nombreuses sont les personnes âgées qui nous communiquent leur désolation, leurs terreurs, leur idée d’un « vouloir mourir » face aux différents changements qu’elles subissent. Depuis quelques années elles constatent des diminutions ou perte de leur capacité à voir, entendre, comprendre, se déplacer…Leur univers social et affectif est devenu très limité. On n’y compte plus les défunts, les malades ou les déments. Elles se retrouvent seules face à elles-mêmes. Elles ne se sentent plus considérées comme une personne unique ayant une valeur mais bien comme un vieux ou une vieille dans une cohorte de vieillards.Solitude, effacement de leur personnalité, mise à l’écart de la société, proximité avec la mort s’ajoutent au registre de leurs renoncements et/ou de leurs angoisses.

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L’accueil familial de personnes âgées en Côtes d’Armor et partout en France.

17032009

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Accueil proposé aux personnes âgées de plus de 60 ans :

Recherchant une solution alternative au placement en établissement Dont le moral décline, suite à la disparition d’êtres chers Dont le maintien à domicile devient périlleux (perte d’autonomie, santé dégradée…) Dont le retour à domicile est devenu impossible, suite à une hospitalisation Prises en charge par leur famille naturelle elle-même « vieillissante » ou souhaitant « souffler » quelques temps… Ou pour des séjours de week-end ou de vacances hors établissement…

Indications :

« Lorsque le soutien au domicile atteint ses limites, la personne âgée dépendante peut choisir de vivre dans une institution ou une famille d’accueil qui deviendra son nouveau domicile. Toute personne âgée qui ne peut être utilement aidée à domicile peut être hébergée, si elle y consent, dans des conditions précisées par décret, soit chez des particuliers, soit dans un établissement.

Contre-indications :

Agressivité mettant la personne accueillie ou son entourage en danger démences séniles délires et persécution • agitation nocturne  problèmes de santé nécessitant des soins intensif  continus, de jour comme de nuit…

Les personnes handicapées orientées en MAS (Maison d’Accueil Spécialisée) ou en FAM (Foyer d’Accueil Médicalisé) ne peuvent faire l’objet que d’un placement familial organisé sous la responsabilité d’un établissement médico-social ou d’un service agréée à cet effet (articles L441-1 & L441-3 du Code de l’Action Sociale et des Familles).

 Aides financières : allocation logement + PSD ou APA + aide sociale départementale.

Les salaires versés ouvrent droit à réduction d’impôt et les aides versées par leurs ascendants ou descendants sont déductibles au titre de pensions alimentaires.

nota bene : les contre-indications sont les mêmes que l’accueil soit social adulte, handicapé ou thérapeutique.

 

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sources : http://www.famidac.fr

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CHARTES

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Α  Charte de la personne hospitalisée  Ω

¤ Toute personne est libre de choisir l’établissement de santé qui la prendra en charge, dans la limite des possibilités de chaque établissement. 

¤ Le service public hospitalier est accessible à tous, en particulier aux personnes démunies et, en cas d’urgence, aux personnes sans couverture sociale. Il est adapté aux personnes handicapées. 

¤ Les établissements de santé garantissent la qualité de l’accueil, des traitements et des soins. Ils sont attentifs au soulagement de la douleur et mettent tout en oeuvre pour assurer à chacun une vie digne, avec une attention particulière à la fin de vie. 

¤ L’information donnée au patient doit être accessible et loyale. La personne hospitalisée participe aux choix thérapeutiques qui la concernent. Elle peut se faire assister par une personne de confiance qu’elle choisit librement. 

¤ Un acte médical ne peut être pratiqué qu’avec le consentement libre et éclairé du patient. Celui-ci a le droit de refuser tout traitement. Toute personne majeure peut exprimer ses souhaits quant à sa fin de vie dans des directives anticipées. 

¤ Un consentement spécifique est prévu, notamment, pour les personnes participant à une recherche biomédicale, pour le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain et pour les actes de dépistage. 

¤ Une personne à qui il est proposé de participer à une recherche biomédicale est informée, notamment, sur les bénéfices attendus et les risques prévisibles.

 ¤ Son accord est donné par écrit. Son refus n’aura pas de conséquence sur la qualité des soins qu’elle recevra.  ¤ La personne hospitalisée peut, sauf exceptions prévues par la loi, quitter à tout moment l’établissement après avoir été informée des risques éventuels auxquels elle s’expose. ¤ La personne hospitalisée est traitée avec égards. Ses croyances sont eespectées. Son intimité est préservée ainsi que sa tranquillité. 

¤ Le respect de la vie privée est garanti à toute personne ainsi que la confidentialité des informations personnelles, administratives, médicales et sociales qui la concernent.  ¤ La personne hospitalisée (ou ses représentants légaux) bénéficie d’un accès direct aux informations de santé la concernant. Sous certaines conditions, ses ayants droit en cas de décès bénéficient de ce même droit. ¤ La personne hospitalisée peut exprimer des observations sur les soins et sur l’accueil qu’elle a reçus. Dans chaque établissement, une commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge veille, notamment, au respect des droits des usagers. 

¤ Toute personne dispose du droit d’être entendue par un responsable de l’établissement pour exprimer ses griefs et de demander réparation des préjudices qu’elle estimerait avoir subis, dans le cadre d’une procédure de règlement amiable des litiges et/ou devant les tribunaux.

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Charte des droits et des libertés de la personne âgée dépendante 

 Fondation Nationale de Gérontologie – Ministère de l’emploi et de la solidarité, 1999.La vieillesse est une étape pendant laquelle chacun doit pouvoir poursuivre son épanouissement. La plupart des personnes âgées resteront autonomes et lucides jusqu’au dernier moment de leur vie. L’apparition de la dépendance, quand elle survient, se fait à un âge de plus en plus tardif. Cette dépendance peut être due à l’altération de fonctions physiques et/ou l’altération de fonctions mentales. Même dépendantes, les personnes âgées doivent continuer à exercer leurs droits, leurs devoirs et leurs libertés de citoyens. Elles doivent aussi garder leur place dans la cité, au contact des autres générations, dans le respect de leurs différences. Cette charte a pour objectif de reconnaître la dignité de la personne âgée devenue dépendante et de préserver ses droits.

Article I – Choix de vie 

Toute personne âgée dépendante garde la liberté de choisir son mode de vie. Elle doit pouvoir profiter de l’autonomie permise par ses capacités physiques et mentales, même au prix d’un certain risque. Il faut l’informer de ce risque et en prévenir l’entourage. La famille et les intervenants doivent respecter le plus possible son désir profond.

Article II – Domicile et environnement 

Le lieu de vie de la personne âgée dépendante, domicile personnel ou établissement, doit être choisi par elle et adapté à ses besoins. La personne âgée dépendante ou à autonomie réduite réside le plus souvent dans son domicile personnel. Des aménagements doivent être proposés pour lui permettre de rester chez elle. Lorsque le soutien au domicile atteint ses limites, la personne âgée dépendante peut choisir de vivre dans une institution ou une famille d’accueil qui deviendra son nouveau domicile. Un handicap mental rend souvent impossible la poursuite de la vie au domicile. Dans ce cas l’indication et le choix du lieu d’accueil doivent être évalués avec la personne et ses proches. Ce choix doit rechercher la solution la mieux adaptée au cas individuel de la personne malade. Son confort moral et physique, sa qualité de vie, doivent être l’objectif constant, quelle que soit la structure d’accueil. L’architecture des établissements doit être conçue pour répondre aux besoins de la vie privée. L’espace doit être organisé pour garantir l’accessibilité, l’orientation, les déplacements et garantir les meilleures conditions de sécurité.

Article III – Une vie sociale malgré les handicaps 

Toute personne âgée dépendante doit conserver la liberté de communiquer, de se déplacer et de participer à la vie de la société. Les urbanistes doivent prendre en compte le vieillissement de la population pour l’aménagement de la cité. Les lieux publics et les transports en commun doivent être aménagés pour être accessibles aux personnes âgées, ainsi qu’à tout handicapé et faciliter leur participation à la vie sociale et culturelle. La vie quotidienne doit prendre en compte le rythme et les difficultés des personnes âgées dépendantes, que ce soit en institution ou au domicile. Toute personne âgée doit être informée de façon claire et précise sur ses droits sociaux et sur l’évolution de la législation qui la concerne.

Article IV – Présence et rôle des proches 

Le maintien des relations familiales et des réseaux amicaux est indispensable aux personnes âgées dépendantes. Le rôle des familles, qui entourent de leurs soins leurs parents âgés dépendants à domicile, doit être reconnu. Ces familles doivent être soutenues dans leurs tâches, notamment sur le plan psychologique. Dans les institutions, la coopération des proches à la qualité de la vie doit être encouragée et facilitée. En cas d’absence ou de défaillance des proches, c’est au personnel et aux bénévoles de les suppléer. Une personne âgée doit être protégée des actions visant à la séparer d’un tiers avec qui, de façon mutuellement consentie, elle entretient ou souhaite avoir une relation intime. La vie affective existe toujours, la vie sexuelle se maintient souvent au grand âge, il faut les respecter.

Article V – Patrimoine et revenus 

Toute personne âgée dépendante doit pouvoir garder la maîtrise de son patrimoine et de ses revenus disponibles. Elle doit pouvoir en disposer conformément à ses désirs, sous réserve d’une protection légale, en cas de dépendance psychique. Il est indispensables que les ressources de la personne âgée soient complétées lorsqu’elles ne lui permettent pas d’assumer le coût des handicaps.

Article VI – Valorisation de l’activité 

Toute personne âgée dépendante doit être encouragée à conserver des activités. Des besoins d’expression et des capacités d’accomplissement persistent, même chez les personnes âgées qui ont un affaiblissement intellectuel sévère. Développer des centres d’intérêt évite la sensation de dévalorisation et d’inutilité. La participation volontaire à des réalisations diversifiées et valorisantes (familiales mais aussi sociales, économiques, artistiques, culturelles, associatives, ludiques, etc.) doit être favorisée. L’activité ne doit pas être une animation stéréotypée, mais doit permettre l’expression des aspirations de chaque personne âgée. Une personne âgée mentalement déficitaire doit pouvoir participer à des activités adaptées. Les activités infantilisantes ou dévalorisantes sont à rejeter.

Article VII – Liberté de conscience et pratique religieuse 

Toute personne âgée dépendante doit pouvoir participer aux activités religieuses ou philosophiques de son choix. Chaque établissement doit disposer d’un local d’accès aisé, pouvant servir de lieu de culte, et permettre la visite des représentants des diverses religions. Les rites et usages religieux s’accomplissent dans le respect mutuel.

Article VIII – Préserver l’autonomie et prévenir 

La prévention de la dépendance est une nécessité pour l’individu qui vieillit. La vieillesse est un état physiologique qui n’appelle pas en soi de médicalisation. La dépendance physique ou psychique résulte d’états pathologiques, dont certains peuvent être prévenus ou traités. Une démarche médicale préventive se justifie donc, chaque fois que son efficacité est démontrée. Les moyens de prévention doivent faire l’objet d’une information claire et objective du public, en particulier des personnes âgées, et être accessibles à tous.

Article IX – Droits aux soins 

Toute personne âgée dépendante doit avoir, comme tout autre, accès aux soins qui lui sont utiles. Aucune personne âgée ne doit être considérée comme un objet passif de soins, que ce soit au domicile, en institution ou à l’hôpital. L’accès aux soins doit se faire en temps utile, en fonction du cas personnel de chaque malade et non d’une discrimination par âge. Les soins comprennent tous les actes médicaux et paramédicaux qui permettent la guérison chaque fois que cet objectif peut être atteint. Ces soins visent aussi à rééduquer les fonctions et à compenser les handicaps. Ils s’appliquent à améliorer la qualité de vie en soulageant la douleur, à maintenir la lucidité et le confort du malade, en réaménageant espoirs et projets. L’hôpital doit donc disposer des compétences et des moyens d’assurer sa mission de service public auprès des personnes âgées malades. Les institutions d’accueil doivent disposer des locaux et des compétences nécessaires à la prise en charge des personnes âgées dépendantes, en particulier dépendantes psychiques. Les délais administratifs abusifs qui retardent l’entrée dans l’institution choisie doivent être abolis. La tarification des soins doit être déterminée en fonction des besoins de la personne âgée dépendante et non de la nature du service ou de l’établissement qui la prend en charge.

Article X – Qualification des intervenants 

Les soins que requiert une personne âgée dépendante doivent être dispensés par des intervenants formés, en nombre suffisant. Une formation spécifique en gérontologie doit être dispensée à tous ceux qui ont une activité professionnelle qui concerne les personnes âgées. Cette formation doit être initiale et continue en cours d’emploi, elle concerne en particulier, mais non exclusivement, tous les corps de métier de la santé. Ces intervenants doivent bénéficier d’une analyse des attitudes, des pratiques et d’un soutien psychologique.

ARTICLE XI – Respect de la fin de vie 

Soins et assistance doivent être procurés à la personne âgée en fin de vie et à sa famille. Certes, les affections sévères et les affections mortelles ne doivent pas être confondues : le renoncement thérapeutique chez une personne curable constitue un risque aussi inacceptable que celui d’un acharnement thérapeutique injustifié. Mais, lorsque la mort approche, la personne âgée doit être entourée de soins et d’attentions adaptés à son état. Le refus de l’acharnement ne signifie pas un abandon des soins mais doit, au contraire, se traduire par un accompagnement qui veille à combattre efficacement toute douleur physique et à prendre en charge la douleur morale. La personne âgée doit pouvoir terminer sa vie naturellement et confortablement entourée de ses proches, dans le respect de ses convictions et en tenant compte de ses avis. Que la mort ait lieu au domicile, à l’hôpital ou en institution, le personnel doit être formé aux aspects techniques et relationnels de l’accompagnement des personnes âgées et de leur famille avant et après le décès.

ARTICLE XII – La recherche : une priorité et un devoir 

La recherche multidisciplinaire sur le vieillissement et la dépendance est une priorité. Seule la recherche peut permettre une meilleure connaissance des déficiences et maladies liées à l’âge et faciliter leur prévention. Une telle recherche implique aussi bien les disciplines biomédicales et de santé publique que les sciences humaines et les sciences économiques. Le développement d’une recherche gérontologique peut à la fois améliorer la qualité de vie des personnes âgées dépendantes, diminuer leurs souffrances et les coûts de leur prise en charge. Il y a un devoir de recherche sur le fléau que représentent les dépendances associées au grand âge. Il y a un droit pour tous ceux qui en sont ou seront frappés à bénéficier des progrès de la recherche.

ARTICLE XIII – Exercices des droits et protection juridique de la personne

Toute personne en situation de dépendance devrait voir protégés ses biens mais aussi sa personne. Ceux qui initient ou qui appliquent une mesure de protection ont le devoir d’évaluer ses conséquences affectives et sociales. L’exercice effectif de la totalité de leurs droits civiques doit être assuré aux personnes âgées, y compris le droit de vote, en l’absence de tutelle. La sécurité physique et morale contre toutes agressions et maltraitances doit être sauvegardée. Lors de l’entrée en institution privée ou publique ou d’un placement dans une famille d’accueil, les conditions de résidence doivent être garanties par un contrat explicite, la personne âgée dépendante peut avoir recours au conseil de son choix. Tout changement de lieu de résidence ou même de chambre doit faire l’objet d’une concertation avec l’intéressé(e). Lors de la mise en oeuvre des protections prévues par le Code civil (sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle), il faut considérer avec attention que :le besoin de protection n’est pas forcément total ni définitif ; la personne âgée dépendante protégée doit pouvoir donner son avis chaque fois que cela est nécessaire et possible ; la dépendance psychique n’exclut pas que la personne âgée puisse exprimer des orientations de vie et doive toujours être informée des actes effectués en son nom.

Article XIV – L’information, meilleur moyen de lutte contre l’exclusion

L’ensemble de la population doit être informé des difficultés qu’éprouvent les personnes âgées dépendantes. Cette information doit être la plus large possible. L’ignorance aboutit souvent à une exclusion qui ne prend pas en compte les capacités restantes ni les désirs de la personne. L’exclusion peut résulter aussi bien d’une surprotection infantilisante que d’un rejet ou d’un refus de la réponse aux besoins. L’information concerne aussi les actions immédiates possibles. L’éventail des services et institutions capables de répondre aux besoins des personnes âgées dépendantes est trop souvent méconnu, même des professionnels. Faire toucher du doigt la réalité du problème et sa complexité peut être une puissante action de prévention vis à vis de l’exclusions des personnes âgées dépendantes et peut éviter un réflexe démissionnaire de leur part. Lorsqu’il sera admis par tous que les personnes âgées dépendantes ont droit au respect absolu de leurs libertés d’adulte et de leur dignité d’être humain, cette charte sera appliquée dans son esprit.

Pour se procurer la charte : Fondation Nationale de gérontologie, 49 r Mirabeau 75016 PARIS

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Charte des droits et libertés de la personne accueillie

‘’Le droit à la participation directe, ou avec l’aide de son représentant légal, à la conception et à la mise en œuvre du projet d’accueil et d’accompagnement qui la concerne lui est garanti.’’

Article 1er : Principe de non-discrimination

Dans le respect des conditions particulières de prise en charge et d’accompagnement, prévues par la loi, nul ne peut faire l’objet d’une discrimination à raison de son origine, notamment ethnique ou sociale, de son apparence physique, de ses caractéristiques génétiques, de son orientation sexuelle, de son handicap, de son âge, de ses opinions et convictions, notamment politiques ou religieuses, lors d’une prise en charge ou d’un accompagnement, social ou médico-social.

Article 2 : Droit à une prise en charge ou à un accompagnement adapté

La personne doit se voir proposer une prise en charge ou un accompagnement, individualisé et le plus adapté possible à ses besoins, dans la continuité des interventions.

Article 3 : Droit à l’information

La personne bénéficiaire de prestations ou de services a droit à une information claire, compréhensible et adaptée sur la prise en charge et l’accompagnement demandés ou dont elle bénéficie ainsi que sur ses droits et sur l’organisation et le fonctionnement de l’établissement, du service ou de la forme de prise en charge ou d’accompagnement. La personne doit également être informée sur les associations d’usagers oeuvrant dans le même domaine.La personne a accès aux informations la concernant dans les conditions prévues par la loi ou la réglementation. La communication de ces informations ou documents par les personnes habilitées à les communiquer en vertu de la loi s’effectue avec un accompagnement adapté de nature psychologique, médicale, thérapeutique ou socio-éducative.

Article 4 : Principe du libre choix, du consentement éclairé et de la participation de la personne

Dans le respect des dispositions légales, des décisions de justice ou des mesures de protection judiciaire ainsi que des décisions d’orientation :1° La personne dispose du libre choix entre les prestations adaptées qui lui sont offertes soit dans le cadre d’un service à son domicile, soit dans le cadre de son admission dans un établissement ou service, soit dans le cadre de tout mode d’accompagnement ou de prise en charge ;2° Le consentement éclairé de la personne doit être recherché en l’informant, par tous les moyens adaptés à sa situation, des conditions et conséquences de la prise en charge et de l’accompagnement et en veillant à sa compréhension.3° Le droit à la participation directe, ou avec l’aide de son représentant légal, à la conception et à la mise en œuvre du projet d’accueil et d’accompagnement qui la concerne lui est garanti.Lorsque l’expression par la personne d’un choix ou d’un consentement éclairé n’est pas possible en raison de son jeune âge, ce choix ou ce consentement est exercé par la famille ou le représentant légal auprès de l’établissement, du service ou dans le cadre des autres formes de prise en charge et d’accompagnement. Ce choix ou ce consentement est également effectué par le représentant légal lorsque l’état de la personne ne lui permet pas de l’exercer directement. Pour ce qui concerne les prestations de soins délivrées par les établissements ou services médico-sociaux, la personne bénéficie des conditions d’expression et de représentation qui figurent au code de la santé publique.La personne peut être accompagnée de la personne de son choix lors des démarches nécessitées par la prise en charge ou l’accompagnement.

Article 5 : Droit à la renonciation

La personne peut à tout moment renoncer par écrit aux prestations dont elle bénéficie ou en demander le changement dans les conditions de capacités, d’écoute et d’expression ainsi que de communication prévues par la présente charte, dans le respect des décisions de justice ou mesures de protection judiciaire, des décisions d’orientation et des procédures de révision existantes en ces domaines.

Article 6 : Droit au respect des liens familiaux

La prise en charge ou l’accompagnement doit favoriser le maintien des liens familiaux et tendre à éviter la séparation des familles ou des fratries prises en charge, dans le respect des souhaits de la personne, de la nature de la prestation dont elle bénéficie et des décisions de justice. En particulier, les établissements et les services assurant l’accueil et la prise en charge ou l’accompagnement des mineurs, des jeunes majeurs ou des personnes et familles en difficultés ou en situation de détresse prennent, en relation avec les autorités publiques compétentes et les autres intervenants, toute mesure utile à cette fin.Dans le respect du projet d’accueil et d’accompagnement individualisé et du souhait de la personne, la participation de la famille aux activités de la vie quotidienne est favorisée.

Article 7 : Droit à la protection

Il est garanti à la personne comme à ses représentants légaux et à sa famille, par l’ensemble des personnels ou personnes réalisant une prise en charge ou un accompagnement, le respect de la confidentialité des informations la concernant dans le cadre des lois existantes.Il lui est également garanti le droit à la protection, le droit à la sécurité, y compris sanitaire et alimentaire, le droit à la santé et aux soins, le droit à un suivi médical adapté.

Article 8 : Droit à l’autonomie

Dans les limites définies dans le cadre de la réalisation de sa prise en charge ou de son accompagnement et sous réserve des décisions de justice, des obligations contractuelles ou liées à la prestation dont elle bénéficie et des mesures de tutelle ou de curatelle renforcée, il est garanti à la personne la possibilité de circuler librement. A cet égard, les relations avec la société, les visites dans l’institution, à l’extérieur de celle-ci, sont favorisées.Dans les mêmes limites et sous les mêmes réserves, la personne résidente peut, pendant la durée de son séjour, conserver des biens, effets et objets personnels et, lorsqu’elle est majeure, disposer de son patrimoine et de ses revenus.

Article 9 : Principe de prévention et de soutien

Les conséquences affectives et sociales qui peuvent résulter de la prise en charge ou de l’accompagnement doivent être prises en considération. Il doit en être tenu compte dans les objectifs individuels de prise en charge et d’accompagnement.Le rôle des familles, des représentants légaux ou des proches qui entourent de leurs soins la personne accueillie doit être facilité avec son accord par l’institution, dans le respect du projet d’accueil et d’accompagnement individualisé et des décisions de justice.Les moments de fin de vie doivent faire l’objet de soins, d’assistance et de soutien adaptés dans le respect des pratiques religieuses ou confessionnelles et convictions tant de la personne que de ses proches ou représentants.

Article 10 : Droit à l’exercice des droits civiques attribués à la personne accueillie

L’exercice effectif de la totalité des droits civiques attribués aux personnes accueillies et des libertés individuelles est facilité par l’institution, qui prend à cet effet toutes mesures utiles dans le respect, si nécessaire, des décisions de justice.

Article 11 : Droit à la pratique religieuse

Les conditions de la pratique religieuse, y compris la visite de représentants des différentes confessions, doivent être facilitées, sans que celles-ci puissent faire obstacle aux missions des établissements ou services. Les personnels et les bénéficiaires s’obligent à un respect mutuel des croyances, convictions et opinions. Ce droit à la pratique religieuse s’exerce dans le respect de la liberté d’autrui et sous réserve que son exercice ne trouble pas le fonctionnement normal des établissements et services.

Article 12 : Respect de la dignité de la personne et de son intimité

Le respect de la dignité et de l’intégrité de la personne est garanti. Hors la nécessité exclusive et objective de la réalisation de la prise en charge ou de l’accompagnement, le droit à l’intimité doit être préservé.

souces : http://www.famidac.fr     Dernière mise à jour : mercredi 22 mars 2006

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