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SEXUALITE et handicap mental (amouritude).

28052009

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Tout comme les personnes non handicapées, les personnes handicapées mentales ont droit à une sexualité qui leur est propre. Les personnes mentalement handicapées ont des besoins sexuels tout comme les personnes non handicapées. Répondre à ces besoins en fonction de ses possibilités et de ses capacités propres est un droit fondamental de l’être humain qui s’applique aussi bien à la personne handicapée mentale qu’à celle qui ne l’est pas. Pourtant, celui qui s’exprime sur la sexualité des personnes handicapées court le risque de réduire les mots à un nouveau concept statique – « la sexualité handicapée » – et de fixer ainsi des critères de valeur qui ne sont à l’origine pas contenus dans les mots utilisés. Les opinions et les conceptions que nous pouvons avoir sont très diverses, que nous partions du principe qu’un tel phénomène n’existe pas du tout ou au contraire que nous admettions qu’il existe une sexualité spécifique aux handicapés mentaux, une sexualité donc qui est différente, qui dévie, une sexualité qui aussi fait peur parce qu’elle n’est pas comprise, et par là même pas contrôlable. Les personnes handicapées d’âge adulte sont effectivement adultes en ce qui concerne leurs besoins sexuels. Ces besoins sont toutefois fréquemment mal interprétés, voire même parfois totalement ignorés. Ainsi le langage corporel des personnes handicapées, qui représente infiniment plus pour elles que pour les personnes non handicapées, est souvent incompris et perçu comme l’expression d’une manie. Ces besoins doivent pourtant être pris au sérieux et, si nécessaire, soutenus et encouragés. Les opinions et les comportements des proches et du personnel d’encadrement sont déterminants dans ce soutien. La plupart des personnes mentalement handicapées se développent physiquement, soit en ce qui concerne le développement physique de leur sexualité, comme les personnes non handicapées. Leur développement psychique et intellectuel ne correspond pas à leur maturité physique. A cela s’ajoute encore que les adolescents et adultes mentalement handicapés évoluent le plus souvent dans des situations de dépendance, tant au niveau économique que sur le plan social. Ils vivent en milieux protégés, habitent chez leurs parents, travaillent en ateliers protégés, résident dans des institutions où ils sont pris en charge, ou encore vivent en appartements indépendants sous la responsabilité d’un tiers. Ceci revient à dire qu’ils sont soutenus et accompagnés dans l’organisation de leur quotidien, ainsi que dans l’établissement de leurs relations. Ce développement différent, qui représente en quelque sorte la vie à différents stades de développement, peut être très difficile à vivre pour le handicapé lui-même, engendrer des tensions et être souvent à l’origine de malentendus et d’interprétations erronées de certains actes. Plus encore que les personnes non handicapées, les adolescents et jeunes adultes avec un handicap mental ont besoins d’aide, d’informations, d’explications et d’éducation sexuelle pour permettre le développement et l’épanouissement de leur sexualité. Et ceci non pas parce que leur sexualité est différente de celles des personnes non handicapées. Il n’existe en effet pas de sexualité spécifique aux personnes handicapées mentales. Mais leur sexualité est rendue plus difficile en raison de circonstances aggravantes qui ne sont pas à rechercher dans le handicap mental en premier lieu, mais dans les situations multiples de dépendances dans lesquelles vivent les personnes handicapées mentales. Ces personnes handicapées dépendent de la conception de leur entourage (parents, institutions, éducateurs) quant aux normes et aux valeurs. Elles sont tributaires également de la tolérance dont le personnel d’encadrement fait preuve à leur égard. « Les personnes ayant une déficience intellectuelle sont nées sur la même planète que nous. Elles vivent dans le même environnement culturel que nous, subissent comme nous les fortes influences d’une société de consommation sexuelle. Nous marginalisons la sexualité de ces jeunes et de ces adultes qui, sous bien des points de vue, apparaissent tout à fait conformistes. Et c’est bien normal : Ils préfèrent ce mode d’apprentissage. » (Lemay, Michel – La sexualité chez les personnes ayant une déficience intellectuelle. Tiré de «La déficience et la sexualité» publié par l’Association du Québec pour l’intégration sociale, Québec, 1990 – p. 4).

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VIEILLISSEMENT et handicap mental ; le grand boom.1/6

27052009

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Le grand boom.

Ces dernières décennies, grâce aux soins et au cadre de vie bien meilleur, la longévité des personnes mentalement handicapées a sensiblement augmenté. Ainsi l’espérance de vie moyenne des personnes mentalement handicapées est passée de 20/22 ans en 1930 à 70/74 ans en 1996. Même évolution pour les personnes polyhandicapées dont la moyenne est passée de 30 ans dans les années 70 à 50 ans dans les années 90. Aujourd’hui, sauf quelques exceptions, une personne mentalement handicapée peut avoir la même espérance de vie que vous et moi. Les personnes mentalement handicapées atteignent donc l’âge de la retraite; survivent à leurs père et mère Les accueillants familiaux se retrouvent aussi devant de nouvelles tâches. Ils passent beaucoup de temps dans les tâches d’hygiène, d’accompagnement aux WC, d’aide à l’alimentation, de nursing. La dimension relationnelle rassurante, la stimulation par le regard et le toucher prennent de l’importance”,

Intrusion du médical.

Avec l’âge, les questions de santé sont aussi plus présentes. L’accompagnement devient médico-social. Sur l’ensemble, avec l’âge, il y a une démultiplication des problèmes de santé et/ou d’aggravation de certains handicaps physiques et psychiques. Les maladies dégénératives font leur apparition: maladies cardio- vasculaires, arthroses. Les troubles des fonctions sensorielles et motrices sont les facteurs les plus courants qui conduisent à la dépendance (difficulté de la marche, de l’équilibre). Ils sont en augmentation constante dès l’âge de 45 ans. D’où difficultés corporelles, plus grande dépendance, soins plus lourds…

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ACCUEILLANT(E)

14052009

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  FONCTIONS FAMILLE D’ACCUEIL PA, PH 

 Accueillir – Soutenir – Prendre soin – Travailler dans un environnement 

Accueillir c’est : Identifier ses motivations pour l’accueil et formuler son propre projet en prenant en compte la réalité de sa vie familiale. Connaître la personne accueillie dans ses particularités (différents types de handicaps /vieillissement physiologique et psychologique / prendre en compte son histoire) et formuler un projet d’accueil. Aménager un espace privé pour la personne dans l’espace privatif de la famille (logement, mobilier … cadre de vie … en lien avec son histoire et sa culture). Assurer la fonction nourricière de manière appropriée (alimentation…). Se préparer à la séparation ou à la rupture (départ, décès…).

Soutenir c’est : Maintenir, voire restaurer l’autonomie des personnes (par des activités appropriées et une participation à la vie quotidienne de la famille).Instaurer une relation chaleureuse mais distanciée afin d’être à l’écoute des besoins de la personne accueillie. Développer des attitudes d’empathie, de respect, de non jugement.

Prendre soin c’est : Préserver sa propre famille pour assurer un accueil de qualité dans la durée. Veiller au bien-être physique et psychique de la personne en respectant son intimité et sa dignité Aider à l’accomplissement de gestes quotidiens pour le maintien d’une hygiène corporelle et de vie. Prévenir les accidents et veiller à la prise de médicaments. Aider aux déplacements devenus difficiles par des gestes adaptés. Anticiper les risques liés au vieillissement. Accompagner jusqu’à la fin de la vie.

Travailler dans un environnement c’est : Participer au maintien des liens avec la famille naturelle selon le désir de la personne. Respecter les liens amicaux. Aider à l’intégration dans la vie professionnelle des adultes handicapés. Inclure la personne dans la vie collective et associative locale. Travailler en lien avec les services médicaux, sociaux et des personnes chargées de mesure de protection. Rendre compte aux professionnels chargés du suivi médico-social. Bien connaître les institutions et les partenaires.

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INCONTINENCE 2/3

14052009

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L’incontinence chez la personne âgée

La part des personnes incontinentes chez les personnes âgées est très importante. En effet, 30% des personnes âgées de 75 ans sont touchés par des troubles d’incontinence.

La cause principale de l’incontinence chez la personne âgée réside dans l’appauvrissement en fibres musculaires des sphincters et de la vessie. Il s’agit là d’une dégénérescence naturelle liée au vieillissement.

Les différents types d’incontinence chez la personne âgée. L’incontinence chez la personne âgée peut avoir des origines et des formes diverses. Ainsi, quatre principaux types d’incontinence existent chez la personne âgée : l’incontinence d’effort liée à une insuffisance du sphincter, l’incontinence par regorgement principalement liée à une vessie distendue, l’incontinence de situation liée aux troubles cognitifs comme la maladie d’Alzheimer (démences), l’incontinence liée à un handicap moteur.

Quelles sont les origines ? Le vieillissement est le principal responsable de l’incontinence chez la personne âgée en modifiant la morphologie et les fonctions de la vessie et du sphincter.
Le vieillissement est également responsable de la modification de l’abondance de la sécrétion d’urine (diurèse) et des capacités locomotrices. L’ensemble de ces modifications favorisent considérablement le développement d’une incontinence chez la personne âgée.
L’incontinence chez la personne âgée peut avoir des origines physiques comme le relâchement des sphincters mais d’autres facteurs indirects peuvent également concourir à l’incontinence : troubles moteurs, troubles liés à la coordination des mouvements, les environnements inconnus ou mal adaptés, le fait d’être alité et dépendant suite à une maladie, certaine troubles métaboliques comme la sécrétion anormalement importante d’urine (polyurie…) etc.

Les tissus mis en cause. Le vieillissement a des répercutions physiques sur la personne et engendre notamment : une  » dénervation  » partielle de la vessie, une augmentation de la sensibilité des récepteurs (appelés cholinergiques) présents dans la paroi vésicale, une diminution de la masse musculaire. Ainsi, l’instabilité vésicale chez la personne âgée sera favorisée par la sensibilité des récepteurs (appelés cholinergique) présents dans la vessie. L’incontinence due à une insuffisance de contraction du muscle de la vessie lors de la miction trouve son origine dans la diminution de la masse musculaire vésicale et la dénervation précédemment évoquées.
Par ailleurs, le vieillissement engendre également chez la personne âgée une diminution de la  » sensation de besoin  » directement liée à l’altération des fonctions supérieures (perception, décision, etc…) qui peuvent aboutir à une perte du contrôle volontaire de la miction.
Enfin, il existe une diminution de la pression de clôture de l’urètre (canal partant de la vessie vers l’extérieur) avec l’âge. Chez la femme cette perte de pression est due principalement à la baisse d’une hormone appelée œstrogène après la ménopause. …/…

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HANDICAP : REGARDS…

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Regards sur le handicap…  Aujourd’hui la médecine bénéficie de plus en plus d’interactions fortes avec les avancées technologiques. Le corps de l’homme est devenu  » transparent  » en même temps qu’objet de souffrance et de savoir offert aux appareils et méthodes de l’imagerie nucléaire, scanners, caméras à positions. La génétique le déchiffre. L’homme peut être changé par l’homme. Redoutable défi ! Même si des échecs demeurent en matière de réparation.

REGARDS ACTUELS. Plus encore que les performances de la réparation, c’est le lent et puissant mouvement d’opinion, né de l’action des pionniers (y compris des militants handicapés), des familles, des associations, des créateurs de centres ou institutions, qui entraîne une évolution des regards sur le handicap. Ces fondateurs issus de toutes origines et philosophies, laïcs ou croyants, Léonie Chaptal, Suzanne Fouché, Edward Roberts, Chloé Owings, Anna Hamilton, Suzanne Masson et bien d’autres encore, ont contribué à faire  » jaillir le droit  » : loi Cordonnier du 2 août 1949 (sur les grands infirmes et aveugles), rapport de François Bloch-Lainé (1970), loi du 30 juin 1975, défendue par René Lenoir, portant le titre de loi d’orientation en faveur des personnes handicapées. Récemment (le 2 janvier 2002) vient d’être publiée la loi n° 2002-2 rénovant l’action sociale et médico-sociale. Cette loi assure à toute personne prise en charge par les établissements et services sociaux et médico-légaux le respect de son intégrité, de sa vie privée, de son intimité, de sa sécurité, de sa dignité. Cette dignité est doublement cruciale : d’une part la dignité de l’autre, de tout autre, commande un nouveau regard, quels que soient le handicap résultant d’une infirmité et les limites physiques ou intellectuelles. D’autre part, sur le plan juridique : toute atteinte à la dignité relève du Code pénal. À cette exigence de dignité, l’école, quant à elle, apporte une réponse pratique, expérimentale, vivante. Ainsi, en 1989, nous recevions au Cnam de Paris un jeune Ivoirien, foudroyé par la polio. Il fut inscrit au cours de sociologie du travail. L’enseignement était délivré dans une salle située au sixième étage. Après quelques mois, l’ascenseur tomba en panne. La panne dura six mois. Un mouvement d’entraide se déclencha aussitôt : trois équipes de deux étudiants se relayèrent, spontanément, tous les deux étages pour que Basile Djédjé puisse suivre les cours. Les professeurs observèrent une transformation complète de l’ambiance de la promotion. L’individualisme des étudiants avait fait place à une solidarité joyeuse. Pour la première fois, la proclamation des résultats d’examens – excellents – fut suivie par une fête réunissant professeurs et élèves…

« Ce qui t’est demandé, dit un texte ancien, c’est accomplir la justice, aimer avec tendresse « .
 
SCÉRÉN – CNDP – mai 2002 – Tous droits réservés. Limitation à l’usage non commercial, privé ou scolaire 

 

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HANDICAP PSYCHIQUE 1/4

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Pourquoi les personnes handicapées psychiques semblent-elles avoir tant de mal à percevoir la réalité ?À certains moments, la personne handicapée psychique perçoit la réalité de façon différente. Ce type d’erreur dans les perceptions, propre au handicap psychique, peut renforcer les difficultés habituelles à reconnaître ses incapacités. Cette attitude ne reflète ni une mauvaise volonté, ni même une négation volontaire. Elle est la conséquence d’une perception propre à la personne concernée. Elle peut provoquer cependant, dans la vie sociale ou le travail, des difficultés majeures et provoquer des incompréhensions réciproques. Au premier rang des réalités difficiles à percevoir pour la personne, figure l’existence de son propre handicap. Ainsi, malgré les graves difficultés rencontrées, de nombreuses personnes manifestement concernées pourront mettre des années à accepter la nécessité des soins, à faire le deuil de leur « vie d’avant », voire à demander de l’aide. Pour les professionnels qui les reçoivent ou qui traitent leur dossier, ce point est important car ils doivent intégrer le fait que ces personnes peuvent fort bien émettre des souhaits n’étant pas en accord avec leurs possibilités du moment, voire même demander une cessation de reconnaissance en tant que personne handicapée, tandis que celle-ci leur est pourtant manifestement nécessaire. Le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. Il faut parfois savoir gagner du temps et ne jamais abandonner. Évitez de : • contredire brutalement votre interlocuteur, vous risquez de susciter de l’incompréhension, • dénigrer sa façon de voir, • imposer votre interprétation… Efforcez-vous de respecter la personne jusqu’à admettre qu’elle ne puisse accepter de suite la réalité, lui faire une réponse du type :  » Vous êtes en droit de penser cela. Sur ce point, je vois les choses différemment. Cela ne nous empêche pas de rechercher ce que l’on peut faire dans un autre domaine… « , continuer à faire des propositions, sans les imposer, ni décider à sa place, sauf exception et urgence naturellement… La personne doit faire sa propre expérience… L’ »angoisse », les « obsessions », qu’est-ce que cela signifie ?La personne handicapée psychique est généralement terriblement sensible au stress. Son anxiété, voire son angoisse, se manifestent par un sentiment d’insécurité indéfinissable. L’angoisse, à la différence de la peur, n’a pas d’objet concret identifiable. Elle est sans raison apparente. L’angoisse peut se traduire par des phobies la claustrophobie : angoisse de se trouver confiné dans un espace étroit et clos, pouvant générer la phobie des transports en commun par exemple, l’agoraphobie : angoisse d’affronter la rue, les espaces, les lieux inconnus, sans accompagnateur. Elle peut également se manifester par des obsessions : idées fixes qui assiègent la personne, l’amenant à des conduites répétitives comme vérifier dix fois que la porte est fermée, des conduites addictives : dépendance à une substance comme l’alcool, les drogues, les jeux, la nourriture…Des angoisses particulièrement fortes peuvent être la conséquence de certains délires, de situations nouvelles, d’accidents de la vie comme le décès d’un proche. La proximité physique avec d’autres personnes peut aussi être source d’angoisse en donnant aux personnes handicapées psychiques le sentiment qu’on envahit leur espace. Là aussi, le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. 

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sources : www.unafam.org

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PATHOLOGIES LIEES A L’AGE (handicap mental) 1.

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Les pathologies liées à l’avancée en âge des personnes en situation de handicap mental.

Bien souvent, la douleur physique n’est pas reconnue car elle n’est pas exprimée par des mots et se traduit par des troubles du comportement qui orientent plus vers le psychiatre que vers le médecin ou le chirurgien qui a bien du mal à la localiser… C’est le cas, entre autre, de l’usure articulaire, des séquelles de traumatismes passés inaperçus, surtout chez les épileptiques (fracture de la mâchoire) et chez les porteurs d’appareils orthopédiques.

C’est le cas aussi des déformations des genoux et des pieds, des lésions des ongles, des callosités des plantes des pieds. Le refus de la marche est alors considéré comme de la paresse avec toute l’humiliation que cela entraîne alors qu’il est, simplement, l’expression d’une douleur qui peut être diminuée grâce à l’intervention d’un rhumatologue et d’un pédicure mais, aussi, bien souvent, par un régime alimentaire équilibré car le surpoids aggrave considérablement la situation et épuise l’organisme.

La sécheresse de la peau peut être diminuée par des lotions hydratantes. Les lésions du cuir chevelu et la perte des cheveux peuvent apparaître dès l’adolescence. Elles peuvent être le fait de troubles thyroïdiens, fréquents à tous les  âges, surtout chez les personnes souffrant du syndrome de Down (trisomie 21), et qui entraînent une fatigue importante, des troubles du caractère, de la dépression. Ils sont l’un des facteurs de vieillissement brutal que l’on constate, parfois, chez des sujets relativement jeunes, bien portants et heureux de vivre et chez lesquels on évoque une démence.

L’hyperthyroïdie est, souvent, longue à maîtriser et nécessite une surveillance par un spécialiste. L’hypothyroïdie est beaucoup plus facile à traiter. Les hypoglycémies, très fréquentes, peuvent entraîner des chutes, de même que l’hypotension quasi constante chez les personnes porteuses de trisomie 21.

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DELICAT DIAGNOSTIQUE : HANDICAP MENTAL/DEMENCE SENILE

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Le délicat diagnostic de la démence. On ne doit pas poser un diagnostic de démence sur la seule baisse des capacités cognitives ou fonctionnelles. Un tel diagnostic est grave compte tenu de son pronostic. C’est l’analyse du changement de comportement qui est la clé du diagnostic, changement dont la personne affectée est, en général, totalement inconsciente. Ce n’est pas le sujet, lui-même, qui se plaint de ces troubles mais, beaucoup plus souvent, son entourage qui constate des conduites bizarres.• Perte de la mémoire récente qui, chez les personnes handicapées mentales, est parfois difficile à mettre en évidence : « elle qui aimait tant aller à la piscine, elle y est allée hier et ne s’en souvient plus ». Il semble s’agir, en fait, d’une impossibilité de fixer l’attention d’où la perte de la mémorisation.• Troubles de l’orientation dans le temps et dans l’espace : la personne se perd dans la maison, ne retrouve plus les toilettes, se lève la nuit et s’habille…• Perte des automatismes : elle ne sait plus se coiffer, s’habiller ; reste devant son assiette et attend… L’incontinence s’installe alors que la propreté était acquise depuis longtemps.• Changement d’humeur : la personne semble indifférente, inexpressive, les gestes très lents. Elle peut pleurer, se mettre aussitôt en colère puis rire immédiatement après.Ces malades, car c’est bien une maladie surajoutée au handicap mental, dorment de plus en plus et deviennent totalement dépendants. La seule façon d’établir une communication est le contact physique direct et affectueux.Cette démence sénile pathologique de type Alzheimer n’est pas une fatalité chez les personnes vieillissantes atteintes de handicap mental. Toutes les statistiques scientifiques montrent qu’elle n’est pas plus, ni moins, fréquente que dans la population générale, y compris chez les personnes souffrant de trisomie 21.

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SOURCES : UNAPEI

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DEFINITION DU HANDICAP.

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Constitue un handicap, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant”.

Le handicap se conjugue au pluriel :Enquête Handicaps-Incapacités-Dépendance (HID) réalisée par l’Insee.
La population qui déclare une déficience ou une difficulté dans la vie quotidienne en raison d’un problème de santé s’élève à plus de 22 millions de personnes en France métropolitaine ( 40 % de la population«  rencontre dans la vie de tous les jours des difficultés ). Plus de 5 millions de personnes bénéficient d’une aide régulière pour accomplir certaines tâches de la vie quotidienne.

Sur le département des Côtes d’Armor, on estime le nombre de personnes handicapées à environ 50 000. Ce chiffre revêt des situations aussi variées que le handicap physique, sensoriel, mental, psychique ou cognitif. Une diversité dont il faut désormais tenir compte afin d’élaborer un accompagnement individuel prenant en considération le projet de vie de la personne handicapée elle-même. Il s’agit alors de s’éloigner de la réponse institutionnelle, de la recherche systématique d’établissements spécialisés, et de permettre à chacun de vivre à domicile s’il le souhaite Ainsi, si la loi prend pour la première fois en compte le handicap psychique et cognitif, beaucoup reste à faire dans ce domaine. Déjà la nouvelle Prestation de Compensation du Handicap (PCH), mise en place en 2006, n’est pas soumise à conditions (degré de dépendance, ressources) contrairement à l’Allocation de Compensation pour Tierce Personne (ACTP). Aujourd’hui, ces handicaps désormais reconnus donnent droit à la PCH. Reste à former des professionnels à l’accompagnement de ce public spécifique et à créer de nouveaux outils d’évaluation afin que cette prestation soit un véritable relais du quotidien ; elle ouvre de nouveaux droits, quelles que soient la nature et l’origine de la déficience.

Elle propose 5 types d’aides • dédommagement ou salariat pour les aides humaines aides techniques achat de fauteuil roulant, prothèses… • aménagements du logement et du véhicule, et surcoûts de transport aides animalières aides spécifiques et exceptionnelles.
La PCH concerne les personnes à domicile et, depuis peu, en établissement. Elle sera étendue prochainement aux enfants.

 [On ne naît pas forcément handicapé, on ne le devient pas non plus forcément à la suite d’un accident. Il est d’autres situations encore plus difficiles à vivre, pour peu que l’on se risque à comparer un handicap à un autre !] 

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sources : Conseil Général des Côtes d’Armor

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CHARTES

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Α  Charte de la personne hospitalisée  Ω

¤ Toute personne est libre de choisir l’établissement de santé qui la prendra en charge, dans la limite des possibilités de chaque établissement. 

¤ Le service public hospitalier est accessible à tous, en particulier aux personnes démunies et, en cas d’urgence, aux personnes sans couverture sociale. Il est adapté aux personnes handicapées. 

¤ Les établissements de santé garantissent la qualité de l’accueil, des traitements et des soins. Ils sont attentifs au soulagement de la douleur et mettent tout en oeuvre pour assurer à chacun une vie digne, avec une attention particulière à la fin de vie. 

¤ L’information donnée au patient doit être accessible et loyale. La personne hospitalisée participe aux choix thérapeutiques qui la concernent. Elle peut se faire assister par une personne de confiance qu’elle choisit librement. 

¤ Un acte médical ne peut être pratiqué qu’avec le consentement libre et éclairé du patient. Celui-ci a le droit de refuser tout traitement. Toute personne majeure peut exprimer ses souhaits quant à sa fin de vie dans des directives anticipées. 

¤ Un consentement spécifique est prévu, notamment, pour les personnes participant à une recherche biomédicale, pour le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain et pour les actes de dépistage. 

¤ Une personne à qui il est proposé de participer à une recherche biomédicale est informée, notamment, sur les bénéfices attendus et les risques prévisibles.

 ¤ Son accord est donné par écrit. Son refus n’aura pas de conséquence sur la qualité des soins qu’elle recevra.  ¤ La personne hospitalisée peut, sauf exceptions prévues par la loi, quitter à tout moment l’établissement après avoir été informée des risques éventuels auxquels elle s’expose. ¤ La personne hospitalisée est traitée avec égards. Ses croyances sont eespectées. Son intimité est préservée ainsi que sa tranquillité. 

¤ Le respect de la vie privée est garanti à toute personne ainsi que la confidentialité des informations personnelles, administratives, médicales et sociales qui la concernent.  ¤ La personne hospitalisée (ou ses représentants légaux) bénéficie d’un accès direct aux informations de santé la concernant. Sous certaines conditions, ses ayants droit en cas de décès bénéficient de ce même droit. ¤ La personne hospitalisée peut exprimer des observations sur les soins et sur l’accueil qu’elle a reçus. Dans chaque établissement, une commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge veille, notamment, au respect des droits des usagers. 

¤ Toute personne dispose du droit d’être entendue par un responsable de l’établissement pour exprimer ses griefs et de demander réparation des préjudices qu’elle estimerait avoir subis, dans le cadre d’une procédure de règlement amiable des litiges et/ou devant les tribunaux.

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Charte des droits et des libertés de la personne âgée dépendante 

 Fondation Nationale de Gérontologie – Ministère de l’emploi et de la solidarité, 1999.La vieillesse est une étape pendant laquelle chacun doit pouvoir poursuivre son épanouissement. La plupart des personnes âgées resteront autonomes et lucides jusqu’au dernier moment de leur vie. L’apparition de la dépendance, quand elle survient, se fait à un âge de plus en plus tardif. Cette dépendance peut être due à l’altération de fonctions physiques et/ou l’altération de fonctions mentales. Même dépendantes, les personnes âgées doivent continuer à exercer leurs droits, leurs devoirs et leurs libertés de citoyens. Elles doivent aussi garder leur place dans la cité, au contact des autres générations, dans le respect de leurs différences. Cette charte a pour objectif de reconnaître la dignité de la personne âgée devenue dépendante et de préserver ses droits.

Article I – Choix de vie 

Toute personne âgée dépendante garde la liberté de choisir son mode de vie. Elle doit pouvoir profiter de l’autonomie permise par ses capacités physiques et mentales, même au prix d’un certain risque. Il faut l’informer de ce risque et en prévenir l’entourage. La famille et les intervenants doivent respecter le plus possible son désir profond.

Article II – Domicile et environnement 

Le lieu de vie de la personne âgée dépendante, domicile personnel ou établissement, doit être choisi par elle et adapté à ses besoins. La personne âgée dépendante ou à autonomie réduite réside le plus souvent dans son domicile personnel. Des aménagements doivent être proposés pour lui permettre de rester chez elle. Lorsque le soutien au domicile atteint ses limites, la personne âgée dépendante peut choisir de vivre dans une institution ou une famille d’accueil qui deviendra son nouveau domicile. Un handicap mental rend souvent impossible la poursuite de la vie au domicile. Dans ce cas l’indication et le choix du lieu d’accueil doivent être évalués avec la personne et ses proches. Ce choix doit rechercher la solution la mieux adaptée au cas individuel de la personne malade. Son confort moral et physique, sa qualité de vie, doivent être l’objectif constant, quelle que soit la structure d’accueil. L’architecture des établissements doit être conçue pour répondre aux besoins de la vie privée. L’espace doit être organisé pour garantir l’accessibilité, l’orientation, les déplacements et garantir les meilleures conditions de sécurité.

Article III – Une vie sociale malgré les handicaps 

Toute personne âgée dépendante doit conserver la liberté de communiquer, de se déplacer et de participer à la vie de la société. Les urbanistes doivent prendre en compte le vieillissement de la population pour l’aménagement de la cité. Les lieux publics et les transports en commun doivent être aménagés pour être accessibles aux personnes âgées, ainsi qu’à tout handicapé et faciliter leur participation à la vie sociale et culturelle. La vie quotidienne doit prendre en compte le rythme et les difficultés des personnes âgées dépendantes, que ce soit en institution ou au domicile. Toute personne âgée doit être informée de façon claire et précise sur ses droits sociaux et sur l’évolution de la législation qui la concerne.

Article IV – Présence et rôle des proches 

Le maintien des relations familiales et des réseaux amicaux est indispensable aux personnes âgées dépendantes. Le rôle des familles, qui entourent de leurs soins leurs parents âgés dépendants à domicile, doit être reconnu. Ces familles doivent être soutenues dans leurs tâches, notamment sur le plan psychologique. Dans les institutions, la coopération des proches à la qualité de la vie doit être encouragée et facilitée. En cas d’absence ou de défaillance des proches, c’est au personnel et aux bénévoles de les suppléer. Une personne âgée doit être protégée des actions visant à la séparer d’un tiers avec qui, de façon mutuellement consentie, elle entretient ou souhaite avoir une relation intime. La vie affective existe toujours, la vie sexuelle se maintient souvent au grand âge, il faut les respecter.

Article V – Patrimoine et revenus 

Toute personne âgée dépendante doit pouvoir garder la maîtrise de son patrimoine et de ses revenus disponibles. Elle doit pouvoir en disposer conformément à ses désirs, sous réserve d’une protection légale, en cas de dépendance psychique. Il est indispensables que les ressources de la personne âgée soient complétées lorsqu’elles ne lui permettent pas d’assumer le coût des handicaps.

Article VI – Valorisation de l’activité 

Toute personne âgée dépendante doit être encouragée à conserver des activités. Des besoins d’expression et des capacités d’accomplissement persistent, même chez les personnes âgées qui ont un affaiblissement intellectuel sévère. Développer des centres d’intérêt évite la sensation de dévalorisation et d’inutilité. La participation volontaire à des réalisations diversifiées et valorisantes (familiales mais aussi sociales, économiques, artistiques, culturelles, associatives, ludiques, etc.) doit être favorisée. L’activité ne doit pas être une animation stéréotypée, mais doit permettre l’expression des aspirations de chaque personne âgée. Une personne âgée mentalement déficitaire doit pouvoir participer à des activités adaptées. Les activités infantilisantes ou dévalorisantes sont à rejeter.

Article VII – Liberté de conscience et pratique religieuse 

Toute personne âgée dépendante doit pouvoir participer aux activités religieuses ou philosophiques de son choix. Chaque établissement doit disposer d’un local d’accès aisé, pouvant servir de lieu de culte, et permettre la visite des représentants des diverses religions. Les rites et usages religieux s’accomplissent dans le respect mutuel.

Article VIII – Préserver l’autonomie et prévenir 

La prévention de la dépendance est une nécessité pour l’individu qui vieillit. La vieillesse est un état physiologique qui n’appelle pas en soi de médicalisation. La dépendance physique ou psychique résulte d’états pathologiques, dont certains peuvent être prévenus ou traités. Une démarche médicale préventive se justifie donc, chaque fois que son efficacité est démontrée. Les moyens de prévention doivent faire l’objet d’une information claire et objective du public, en particulier des personnes âgées, et être accessibles à tous.

Article IX – Droits aux soins 

Toute personne âgée dépendante doit avoir, comme tout autre, accès aux soins qui lui sont utiles. Aucune personne âgée ne doit être considérée comme un objet passif de soins, que ce soit au domicile, en institution ou à l’hôpital. L’accès aux soins doit se faire en temps utile, en fonction du cas personnel de chaque malade et non d’une discrimination par âge. Les soins comprennent tous les actes médicaux et paramédicaux qui permettent la guérison chaque fois que cet objectif peut être atteint. Ces soins visent aussi à rééduquer les fonctions et à compenser les handicaps. Ils s’appliquent à améliorer la qualité de vie en soulageant la douleur, à maintenir la lucidité et le confort du malade, en réaménageant espoirs et projets. L’hôpital doit donc disposer des compétences et des moyens d’assurer sa mission de service public auprès des personnes âgées malades. Les institutions d’accueil doivent disposer des locaux et des compétences nécessaires à la prise en charge des personnes âgées dépendantes, en particulier dépendantes psychiques. Les délais administratifs abusifs qui retardent l’entrée dans l’institution choisie doivent être abolis. La tarification des soins doit être déterminée en fonction des besoins de la personne âgée dépendante et non de la nature du service ou de l’établissement qui la prend en charge.

Article X – Qualification des intervenants 

Les soins que requiert une personne âgée dépendante doivent être dispensés par des intervenants formés, en nombre suffisant. Une formation spécifique en gérontologie doit être dispensée à tous ceux qui ont une activité professionnelle qui concerne les personnes âgées. Cette formation doit être initiale et continue en cours d’emploi, elle concerne en particulier, mais non exclusivement, tous les corps de métier de la santé. Ces intervenants doivent bénéficier d’une analyse des attitudes, des pratiques et d’un soutien psychologique.

ARTICLE XI – Respect de la fin de vie 

Soins et assistance doivent être procurés à la personne âgée en fin de vie et à sa famille. Certes, les affections sévères et les affections mortelles ne doivent pas être confondues : le renoncement thérapeutique chez une personne curable constitue un risque aussi inacceptable que celui d’un acharnement thérapeutique injustifié. Mais, lorsque la mort approche, la personne âgée doit être entourée de soins et d’attentions adaptés à son état. Le refus de l’acharnement ne signifie pas un abandon des soins mais doit, au contraire, se traduire par un accompagnement qui veille à combattre efficacement toute douleur physique et à prendre en charge la douleur morale. La personne âgée doit pouvoir terminer sa vie naturellement et confortablement entourée de ses proches, dans le respect de ses convictions et en tenant compte de ses avis. Que la mort ait lieu au domicile, à l’hôpital ou en institution, le personnel doit être formé aux aspects techniques et relationnels de l’accompagnement des personnes âgées et de leur famille avant et après le décès.

ARTICLE XII – La recherche : une priorité et un devoir 

La recherche multidisciplinaire sur le vieillissement et la dépendance est une priorité. Seule la recherche peut permettre une meilleure connaissance des déficiences et maladies liées à l’âge et faciliter leur prévention. Une telle recherche implique aussi bien les disciplines biomédicales et de santé publique que les sciences humaines et les sciences économiques. Le développement d’une recherche gérontologique peut à la fois améliorer la qualité de vie des personnes âgées dépendantes, diminuer leurs souffrances et les coûts de leur prise en charge. Il y a un devoir de recherche sur le fléau que représentent les dépendances associées au grand âge. Il y a un droit pour tous ceux qui en sont ou seront frappés à bénéficier des progrès de la recherche.

ARTICLE XIII – Exercices des droits et protection juridique de la personne

Toute personne en situation de dépendance devrait voir protégés ses biens mais aussi sa personne. Ceux qui initient ou qui appliquent une mesure de protection ont le devoir d’évaluer ses conséquences affectives et sociales. L’exercice effectif de la totalité de leurs droits civiques doit être assuré aux personnes âgées, y compris le droit de vote, en l’absence de tutelle. La sécurité physique et morale contre toutes agressions et maltraitances doit être sauvegardée. Lors de l’entrée en institution privée ou publique ou d’un placement dans une famille d’accueil, les conditions de résidence doivent être garanties par un contrat explicite, la personne âgée dépendante peut avoir recours au conseil de son choix. Tout changement de lieu de résidence ou même de chambre doit faire l’objet d’une concertation avec l’intéressé(e). Lors de la mise en oeuvre des protections prévues par le Code civil (sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle), il faut considérer avec attention que :le besoin de protection n’est pas forcément total ni définitif ; la personne âgée dépendante protégée doit pouvoir donner son avis chaque fois que cela est nécessaire et possible ; la dépendance psychique n’exclut pas que la personne âgée puisse exprimer des orientations de vie et doive toujours être informée des actes effectués en son nom.

Article XIV – L’information, meilleur moyen de lutte contre l’exclusion

L’ensemble de la population doit être informé des difficultés qu’éprouvent les personnes âgées dépendantes. Cette information doit être la plus large possible. L’ignorance aboutit souvent à une exclusion qui ne prend pas en compte les capacités restantes ni les désirs de la personne. L’exclusion peut résulter aussi bien d’une surprotection infantilisante que d’un rejet ou d’un refus de la réponse aux besoins. L’information concerne aussi les actions immédiates possibles. L’éventail des services et institutions capables de répondre aux besoins des personnes âgées dépendantes est trop souvent méconnu, même des professionnels. Faire toucher du doigt la réalité du problème et sa complexité peut être une puissante action de prévention vis à vis de l’exclusions des personnes âgées dépendantes et peut éviter un réflexe démissionnaire de leur part. Lorsqu’il sera admis par tous que les personnes âgées dépendantes ont droit au respect absolu de leurs libertés d’adulte et de leur dignité d’être humain, cette charte sera appliquée dans son esprit.

Pour se procurer la charte : Fondation Nationale de gérontologie, 49 r Mirabeau 75016 PARIS

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Charte des droits et libertés de la personne accueillie

‘’Le droit à la participation directe, ou avec l’aide de son représentant légal, à la conception et à la mise en œuvre du projet d’accueil et d’accompagnement qui la concerne lui est garanti.’’

Article 1er : Principe de non-discrimination

Dans le respect des conditions particulières de prise en charge et d’accompagnement, prévues par la loi, nul ne peut faire l’objet d’une discrimination à raison de son origine, notamment ethnique ou sociale, de son apparence physique, de ses caractéristiques génétiques, de son orientation sexuelle, de son handicap, de son âge, de ses opinions et convictions, notamment politiques ou religieuses, lors d’une prise en charge ou d’un accompagnement, social ou médico-social.

Article 2 : Droit à une prise en charge ou à un accompagnement adapté

La personne doit se voir proposer une prise en charge ou un accompagnement, individualisé et le plus adapté possible à ses besoins, dans la continuité des interventions.

Article 3 : Droit à l’information

La personne bénéficiaire de prestations ou de services a droit à une information claire, compréhensible et adaptée sur la prise en charge et l’accompagnement demandés ou dont elle bénéficie ainsi que sur ses droits et sur l’organisation et le fonctionnement de l’établissement, du service ou de la forme de prise en charge ou d’accompagnement. La personne doit également être informée sur les associations d’usagers oeuvrant dans le même domaine.La personne a accès aux informations la concernant dans les conditions prévues par la loi ou la réglementation. La communication de ces informations ou documents par les personnes habilitées à les communiquer en vertu de la loi s’effectue avec un accompagnement adapté de nature psychologique, médicale, thérapeutique ou socio-éducative.

Article 4 : Principe du libre choix, du consentement éclairé et de la participation de la personne

Dans le respect des dispositions légales, des décisions de justice ou des mesures de protection judiciaire ainsi que des décisions d’orientation :1° La personne dispose du libre choix entre les prestations adaptées qui lui sont offertes soit dans le cadre d’un service à son domicile, soit dans le cadre de son admission dans un établissement ou service, soit dans le cadre de tout mode d’accompagnement ou de prise en charge ;2° Le consentement éclairé de la personne doit être recherché en l’informant, par tous les moyens adaptés à sa situation, des conditions et conséquences de la prise en charge et de l’accompagnement et en veillant à sa compréhension.3° Le droit à la participation directe, ou avec l’aide de son représentant légal, à la conception et à la mise en œuvre du projet d’accueil et d’accompagnement qui la concerne lui est garanti.Lorsque l’expression par la personne d’un choix ou d’un consentement éclairé n’est pas possible en raison de son jeune âge, ce choix ou ce consentement est exercé par la famille ou le représentant légal auprès de l’établissement, du service ou dans le cadre des autres formes de prise en charge et d’accompagnement. Ce choix ou ce consentement est également effectué par le représentant légal lorsque l’état de la personne ne lui permet pas de l’exercer directement. Pour ce qui concerne les prestations de soins délivrées par les établissements ou services médico-sociaux, la personne bénéficie des conditions d’expression et de représentation qui figurent au code de la santé publique.La personne peut être accompagnée de la personne de son choix lors des démarches nécessitées par la prise en charge ou l’accompagnement.

Article 5 : Droit à la renonciation

La personne peut à tout moment renoncer par écrit aux prestations dont elle bénéficie ou en demander le changement dans les conditions de capacités, d’écoute et d’expression ainsi que de communication prévues par la présente charte, dans le respect des décisions de justice ou mesures de protection judiciaire, des décisions d’orientation et des procédures de révision existantes en ces domaines.

Article 6 : Droit au respect des liens familiaux

La prise en charge ou l’accompagnement doit favoriser le maintien des liens familiaux et tendre à éviter la séparation des familles ou des fratries prises en charge, dans le respect des souhaits de la personne, de la nature de la prestation dont elle bénéficie et des décisions de justice. En particulier, les établissements et les services assurant l’accueil et la prise en charge ou l’accompagnement des mineurs, des jeunes majeurs ou des personnes et familles en difficultés ou en situation de détresse prennent, en relation avec les autorités publiques compétentes et les autres intervenants, toute mesure utile à cette fin.Dans le respect du projet d’accueil et d’accompagnement individualisé et du souhait de la personne, la participation de la famille aux activités de la vie quotidienne est favorisée.

Article 7 : Droit à la protection

Il est garanti à la personne comme à ses représentants légaux et à sa famille, par l’ensemble des personnels ou personnes réalisant une prise en charge ou un accompagnement, le respect de la confidentialité des informations la concernant dans le cadre des lois existantes.Il lui est également garanti le droit à la protection, le droit à la sécurité, y compris sanitaire et alimentaire, le droit à la santé et aux soins, le droit à un suivi médical adapté.

Article 8 : Droit à l’autonomie

Dans les limites définies dans le cadre de la réalisation de sa prise en charge ou de son accompagnement et sous réserve des décisions de justice, des obligations contractuelles ou liées à la prestation dont elle bénéficie et des mesures de tutelle ou de curatelle renforcée, il est garanti à la personne la possibilité de circuler librement. A cet égard, les relations avec la société, les visites dans l’institution, à l’extérieur de celle-ci, sont favorisées.Dans les mêmes limites et sous les mêmes réserves, la personne résidente peut, pendant la durée de son séjour, conserver des biens, effets et objets personnels et, lorsqu’elle est majeure, disposer de son patrimoine et de ses revenus.

Article 9 : Principe de prévention et de soutien

Les conséquences affectives et sociales qui peuvent résulter de la prise en charge ou de l’accompagnement doivent être prises en considération. Il doit en être tenu compte dans les objectifs individuels de prise en charge et d’accompagnement.Le rôle des familles, des représentants légaux ou des proches qui entourent de leurs soins la personne accueillie doit être facilité avec son accord par l’institution, dans le respect du projet d’accueil et d’accompagnement individualisé et des décisions de justice.Les moments de fin de vie doivent faire l’objet de soins, d’assistance et de soutien adaptés dans le respect des pratiques religieuses ou confessionnelles et convictions tant de la personne que de ses proches ou représentants.

Article 10 : Droit à l’exercice des droits civiques attribués à la personne accueillie

L’exercice effectif de la totalité des droits civiques attribués aux personnes accueillies et des libertés individuelles est facilité par l’institution, qui prend à cet effet toutes mesures utiles dans le respect, si nécessaire, des décisions de justice.

Article 11 : Droit à la pratique religieuse

Les conditions de la pratique religieuse, y compris la visite de représentants des différentes confessions, doivent être facilitées, sans que celles-ci puissent faire obstacle aux missions des établissements ou services. Les personnels et les bénéficiaires s’obligent à un respect mutuel des croyances, convictions et opinions. Ce droit à la pratique religieuse s’exerce dans le respect de la liberté d’autrui et sous réserve que son exercice ne trouble pas le fonctionnement normal des établissements et services.

Article 12 : Respect de la dignité de la personne et de son intimité

Le respect de la dignité et de l’intégrité de la personne est garanti. Hors la nécessité exclusive et objective de la réalisation de la prise en charge ou de l’accompagnement, le droit à l’intimité doit être préservé.

souces : http://www.famidac.fr     Dernière mise à jour : mercredi 22 mars 2006

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