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HISTOIRE DE L’ACCUEIL FAMILIAL, de l’origine à nos jours.

25052009

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L’accueil familial se pratiquait déjà bien avant la naissance des services sociaux. Ainsi, les personnes fragiles échappaient assez souvent à l’enfermement en asile. Accueilli par des familles, il était employé aux tâches domestiques et villageoises. En France, on retrouve trace de cette tradition d’accueil dans les familles, notamment dans les exploitations agricoles. Il s’agissait essentiellement d’une tradition d’aide et de protection.

Juridiquement, il faut attendre le début du XX ème siècle pour voir apparaître la notion de ‘’placement familial », notamment pour les vieillards infirmes et incurables. Plus tard, dans les années 50, le code des familles rappelle la possibilité du placement familial. En 1962, un texte plus précis légifère et fixe la rémunération des familles d’accueil. Durant des années ce dispositif va perdurer en dehors de tout cadre juridique précis. Il faudra attendre la fin des années 80, pour qu’un texte qui réglemente le dispositif de l’accueil familial. La loi du 10 juillet 1989 réglemente enfin, contrôle et surveille cette pratique, engageant ainsi une professionnalisation du métier d’accueillant familial avec notamment l’appui d’équipes médico-sociales départementales qui accompagnent les familles d’accueil. Aujourd’hui, de nouveaux textes sont apparus réformant la procédure d’agrément et introduisant à la fois de nouvelles modalités de rémunération et d’indemnisation des accueillants familiaux (Loi de janvier 2002, nouveaux décrets parus au 1er janvier 2005).

L’accueil familial constitue aujourd’hui une solution alternative dès lors que le maintien à domicile ne peut plus être assuré et avant d’envisager l’entrée en établissement d’hébergement collectif (maisons de retraites, foyers etc). Il est donc de communiquer sur ce métier qui est à la fois peu connu et souvent pratiqué par des intervenants âgés dont la relève n’est pas toujours assurée.

Le métier d’accueillant est un véritable métier et en aucun cas une occupation bénévole et caritative. C’est une activité qui nécessite des motivations fortes. C’est un métier qui s’apprend et qui suppose des actes professionnels qui dépassent la bonne volonté. Le cœur du métier consiste à rassurer, motiver, responsabiliser, accompagner, faire participer… Mais plus prosaïquement, être accueillant familial au quotidien, c’est aussi nourrir, loger, laver, soigner, raser, coiffer, habiller, nettoyer la chambre, ranger les armoires, entretenir le linge, surveiller la prise de médicaments, recevoir les parents et la famille de la personne accueillie. Tout ce travail qui relève avant tout de la qualité de la relation humaine, implique un engagement humain et altruiste. Ce sont tous ces aspects qui sont pris en compte lors des procédures d’agrément.

Dans l’exercice de cette profession qui a la particularité de s’exercer à domicile et sans discontinuité, il est vrai que l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle n’est pas toujours simple à maintenir. La pratique de ce métier entraîne la juxtaposition, parfois la combinaison complexe, d’espaces et de temps privés et professionnels. C’est pourquoi, l’adhésion de l’entourage familial, et plus particulièrement celle du conjoint, est primordiale dans la réussite du projet professionnel d’accueillant familial. Il y a donc la nécessité absolue pour les accueillants d’organiser pour eux des temps de repos. Il est en effet primordial d’avoir des personnes remplaçantes qui peuvent temporairement assurer l’accueil durant ces espaces de repos. Les services départementaux demandent – dans le cadre de la procédure d’agrément – que soit mentionné le nom de la personne qui assure le remplacement.

Accueillir une personne âgée ou un adulte handicapé, ce n’est pas se substituer à la famille de la personne. L’accueillant n’est pas un parent de remplacement, c’est un professionnel de l’accueil. Tout en donnant du sens et de la qualité à la relation qui se noue avec la personne accueillie, l’accueillant doit garder ses limites. Cette nuance dans l’exercice de l’activité préserve l’accueillant de tout débordement d’affection et normalise également les relations avec la famille de la personne accueillie.

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ACCUEIL FAMILIAL, pourquoi et pour quoi ?

21042009

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[[ Pierre Masle, famille d’accueil d’adultes Deux-Sèvres.

L’accueil familial est identique dans son cheminement, qu’il s’exerce auprès d’enfants, de personnes âgées ou handicapées, qu’il soit social ou thérapeutique. Ces différences font que chacun peut prétendre avoir raison dans son domaine parce que les finalités sont toutes différentes. Une seule chose est commune : l’AMOUR dans le dévouement et le dépassement de soi. C’est ce que je crois sincèrement. Alors pourquoi proposer l’accueil familial dans les orientations de placement ? Parce que les accueillis sont d’abord et avant tout des êtres humains. Parce que certains d’entre eux peuvent y trouver les forces nécessaires pour revivre et tenter une expérience de vie nouvelle. Parce que d’autres plus touchés par l’âge, ou la maladie y trouveront un confort de vie. Mais aussi parce que nombreuses sont les familles « naturelles » qui croulent sous le poids des années passées à porter le handicap de leur enfant ou la maladie de leur parent.Et encore parce que l’accueil en milieu hospitalier a des limites. Et aussi parce que pour des raisons pas toujours avouées, il faut libérer des lits. Parce que la raréfaction du travail génère l’existence des familles d’accueil. Mais aussi parce que c’est la solution la plus économique pour les collectivités. Surtout parce que de ce poids si lourd à supporter naît quelque chose de grandiose qui permet à de nombreuses détresses de retrouver la chaleur d’une famille. Quel bonheur enfin ! Et, pour nous accueillants, quelle récompense à tant d’investissement.La collectivité attend beaucoup de l’accueil familial. Le terme de famille d’accueil véhicule de nombreux espoirs, des attentes mal définies de la part des différents intervenants. Pourtant, ces mêmes intervenants n’hésitent pas à pratiquer une non-information systématique de l’état de santé général et des pathologies particulières développées par les accueillis. Pour justifier en quelque sorte ce manquement à l’information qui, a mon sens, devrait être complète et loyale, les services d’accompagnement ou de suite soutiennent la thèse, qui veut que, dans bien des cas, si nous connaissions tout, jamais nous ne commencerions un accueil.Or, la désinformation volontaire des accueillants n’est pas la garantie de la réussite des accueils successifs. Je me suis beaucoup interrogé et j’ai acquis la certitude que ce manquement à l’information provoque à la longue une grande lassitude chez les accueillants. D’autant plus que, souvent, il est également question de « projet de vie » qui n’est pas non plus bien défini, et que les objectifs des services sont tellement différents que bien souvent la famille d’accueil ne peut les appréhender du fait d’une information tronquée, partielle, et même souvent inexistante.Le seul but auquel tend l’accueil familial est de FAIRE VIVRE MIEUX. Cela déjà est capital.Et, si l’accueil familial semble mieux convenir dans certains cas, n’est-ce pas parce qu’à lui tout seul il est le cadre de la vie dans sa globalité. Toute vie commence dans une famille et devrait se terminer entourée des siens. Pourquoi serait-ce un « monde » interdit à tous ceux que le handicap ou la maladie rendent différents ?L’accueil familial est une alternative à l’établissement, à l’hospitalisation, avec l’espoir et la conviction que la vie familiale va apporter un renouveau, une amélioration, une adaptation et peut-être une réadaptation et la réinsertion dans un monde normal. Mais l’accueil familial procède à mon sens d’une idéalisation, même si le processus de la réparation peut amener des réussites. Quant au réflexe culturel, ne rêvons pas, ce n’est pas celui de la majorité des accueillants.Il est impossible de nier le processus psychothérapique que génère l’accueil familial, car cela se démontre tous les jours.Mais, surtout. l’accueil familial est une solution économique pour les deux parties. N’oublions pas alors tout ce qui va se greffer et s’installer d’affection, d’amour de l’autre, de l’intérêt porté aux efforts de l’accueilli et aux résultats de ses efforts. N’oublions pas le dévouement incessant qui va se développer, l’abnégation de la plupart des accueillants dans et à cause des mauvaises conditions de travail qui leur sont faites. Août 2005]]

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HANDICAP PSYCHIQUE 4/4

17042009

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Évitez de répéter toujours les mêmes conseils, cette attitude est essentie par la personne handicapée psychique comme du harcèlement, prévoir des rendez-vous en début de matinée. Efforcez-vous d’accepter que, pour ces personnes, l’apparence ne soit pas prioritaire, les informer avec gentillesse et respect quand elles n’ont pas la tenue adéquate, les laisser libres de faire ce qu’elles peuvent faire, en négociant des limites à ne pas dépasser, faire preuve de patience sans tout laisser faire, créer un climat rassurant…

Elles ne parlent plus qu’à quelques proches ! couper des autres, par exemple avoir des perceptions auditives ou visuelles qu’elle ne peut partager avec personne, ressentir un vide intérieur, qui va se manifester par du mutisme, un retrait, des angoisses, une grande indécision, être angoissée par des situations nouvelles comme de rencontrer des personnes inconnues, écouter attentivement mais, en réalité, ne pas entendre, inquiéter par des attitudes qui paraîtront bizarres. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel.

Évitez de :• vous sentir affecté par une attitude distante ou une discontinuité dans la relation, • couper la relation par crainte de la difficulté ou d’un refus. Efforcez-vous de respecter la personne dans ce qu’elle est comprendre son isolement comme une réelle défense contre l’anxiété, l’inviter à tisser des liens, développer sa confiance en elle, faire fonctionner un réseau autour d’elle, réseau qui continuera à offrir des liens qu’elle ne peut pas établir d’elle-même.

Que faut-il entendre par idées délirantes ? Les idées délirantes comme les hallucinations sont des perceptions dont la personne est intimement convaincue, en opposition manifeste avec la réalité ou le bon sens.

Quelle signification faut-il donner à un comportement dit  » violent  » ? Certaines personnes handicapées psychiques peuvent avoir des réactions inadaptées. face aux situations habituelles de la vie. Le plus souvent, elles sont liées à une mauvaise interprétation d’une parole ou d’un comportement en provenance de l’environnement. Parfois, ces attitudes peuvent avoir un caractère violent. Cette violence s’exerce surtout sur les personnes handicapées elles-mêmes, pouvant aller jusqu’au suicide, ou sur des objets, mais très rarement vis-à-vis d’autrui. C’est le cas, par exemple, lorsque les idées délirantes envahissent toute la conscience.

Des situations violentes qui présenteraient un caractère d’urgence, peuvent justifier l’intervention de professionnels de la psychiatrie, avec l’assistance éventuelle des représentants de l’ordre public. Ces interventions relèvent de textes législatifs et réglementaires particuliers. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. Évitez de :• chercher à prouver à la personne qu’elle a tort,• crier plus fort que la personne en difficulté, • paraître déstabilisé par le discours ou le comportement, • vous laisser fasciner par ses propos, • menacer ou ruser, • fermer les issues. Efforcez-vous de respecter la personne dans sa perception des choses, maintenir le lien, garder votre calme, protéger, le cas échéant, les personnes présentes, en particulier la personne en difficulté.

sources : UNAFAM/via FAMIDAC http://www.famidac.fr

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HANDICAP PSYCHIQUE 3/4

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Évitez de :• faire preuve d’agacement ou vous montrer irritable, • donner l’impression d’être pressé, par exemple en lui coupant la parole ou en finissant les phrases à sa place. Efforcez-vous de : reconnaître que la personne ne met pas de la mauvaise volonté, accepter que sa lenteur soit une des manifestations de son handicap, faire preuve de patience et de respect, répéter calmement s’il le faut, lui proposer de se fixer des repères : mémento, agenda, listes…

Ne peuvent-elles plus avoir ou réaliser aucun projet ? Le manque de motivation apparent est fréquent chez les personnes handicapées psychiques. Pour elles, la réalité est toute différente : la plupart des pathologies psychiatriques provoquent un état d’agitation intérieure intense, avec des sensations d’anxiété et d’angoisse considérables, des idées récurrentes, souvent une culpabilité, qui créent une hyper sensibilité qui déstabiliserait les plus solides. C’est en partie cette extrême agitation qui entrave l’action. Les mêmes troubles provoquent des difficultés d’attention qui empêchent le plus souvent de pouvoir élaborer des projets et d’imaginer des perspectives d’avenir. Ce qui apparaît comme une incapacité de faire une chose précise cache en réalité une incapacité plus générale à mettre en oeuvre des pans entiers d’activité dans la vie courante. Ceci explique aussi que ces personnes puissent ne plus être en état d’identifier ce dont elles ont besoin ou de demander de l’aide.

Cette incapacité peut aller jusqu’à nécessiter une protection juridique. Parfois, leurs demandes sont « décalées » par rapport aux possibilités ou bien difficiles à expliquer comme, par exemple, demander qu’on exécute pour elles une tâche qui paraît pourtant très simple. Enfin, il faut admettre que certains médicaments provoquent des effets de ralentissement et de somnolence. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel. Évitez de faire des reproches, de faire des comparaisons avec d’autres personnes, vouloir, à tout prix, lui trouver des occupations. Efforcez-vous de lui conseiller de programmer ses journées en mettant en place quelques repères fixes et réguliers, face à des demandes inappropriées, resituer votre mission et orienter vers la personne qualifiée si besoin, ajuster votre attitude au degré d’autonomie de votre interlocuteur. Elles se négligent. Elles semblent, parfois, indifférentes à leur corps Les personnes handicapées psychiques peuvent ne pas avoir une perception précise des limites de leur corps. Elles peuvent avoir des difficultés à en évaluer les dimensions. Elles peuvent, par exemple, se cogner en passant une porte ou devant un meuble. D’une manière plus générale, elles ont des difficultés à prendre soin de leur santé, à aller consulter le généraliste ou le dentiste. Ainsi, les problèmes somatiques s’ajoutent souvent aux troubles psychiques. De même, beaucoup n’ont pas une bonne hygiène alimentaire. Il est vrai que préparer des menus équilibrés est souvent un vrai problème. Par ailleurs, les effets secondaires de certains médicaments ne sont pas négligeables sur la prise de poids. Leur rythme jour/nuit est souvent perturbé. Certaines personnes ont besoin de beaucoup dormir. Le sommeil peut être considéré comme réparateur de la fatigue accumulée du fait de l’agitation psychique. Les répercussions sur la vie sociale peuvent être importantes. Enfin, cette indifférence au corps peut provoquer un relatif mépris ou une indifférence pour l’apparence. Se raser, choisir des vêtements adaptés peuvent être leur dernier souci. D’autres personnes, au contraire, seront très pointilleuses sur leur présentation, dans une attitude qui pourra paraître maniaque. Là aussi le rôle de l’entourage familial ou du voisinage est essentiel.

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L’accueil familial de personnes âgées en Côtes d’Armor et partout en France.

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Accueil proposé aux personnes âgées de plus de 60 ans :

Recherchant une solution alternative au placement en établissement Dont le moral décline, suite à la disparition d’êtres chers Dont le maintien à domicile devient périlleux (perte d’autonomie, santé dégradée…) Dont le retour à domicile est devenu impossible, suite à une hospitalisation Prises en charge par leur famille naturelle elle-même « vieillissante » ou souhaitant « souffler » quelques temps… Ou pour des séjours de week-end ou de vacances hors établissement…

Indications :

« Lorsque le soutien au domicile atteint ses limites, la personne âgée dépendante peut choisir de vivre dans une institution ou une famille d’accueil qui deviendra son nouveau domicile. Toute personne âgée qui ne peut être utilement aidée à domicile peut être hébergée, si elle y consent, dans des conditions précisées par décret, soit chez des particuliers, soit dans un établissement.

Contre-indications :

Agressivité mettant la personne accueillie ou son entourage en danger démences séniles délires et persécution • agitation nocturne  problèmes de santé nécessitant des soins intensif  continus, de jour comme de nuit…

Les personnes handicapées orientées en MAS (Maison d’Accueil Spécialisée) ou en FAM (Foyer d’Accueil Médicalisé) ne peuvent faire l’objet que d’un placement familial organisé sous la responsabilité d’un établissement médico-social ou d’un service agréée à cet effet (articles L441-1 & L441-3 du Code de l’Action Sociale et des Familles).

 Aides financières : allocation logement + PSD ou APA + aide sociale départementale.

Les salaires versés ouvrent droit à réduction d’impôt et les aides versées par leurs ascendants ou descendants sont déductibles au titre de pensions alimentaires.

nota bene : les contre-indications sont les mêmes que l’accueil soit social adulte, handicapé ou thérapeutique.

 

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sources : http://www.famidac.fr

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CHARTES

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Α  Charte de la personne hospitalisée  Ω

¤ Toute personne est libre de choisir l’établissement de santé qui la prendra en charge, dans la limite des possibilités de chaque établissement. 

¤ Le service public hospitalier est accessible à tous, en particulier aux personnes démunies et, en cas d’urgence, aux personnes sans couverture sociale. Il est adapté aux personnes handicapées. 

¤ Les établissements de santé garantissent la qualité de l’accueil, des traitements et des soins. Ils sont attentifs au soulagement de la douleur et mettent tout en oeuvre pour assurer à chacun une vie digne, avec une attention particulière à la fin de vie. 

¤ L’information donnée au patient doit être accessible et loyale. La personne hospitalisée participe aux choix thérapeutiques qui la concernent. Elle peut se faire assister par une personne de confiance qu’elle choisit librement. 

¤ Un acte médical ne peut être pratiqué qu’avec le consentement libre et éclairé du patient. Celui-ci a le droit de refuser tout traitement. Toute personne majeure peut exprimer ses souhaits quant à sa fin de vie dans des directives anticipées. 

¤ Un consentement spécifique est prévu, notamment, pour les personnes participant à une recherche biomédicale, pour le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain et pour les actes de dépistage. 

¤ Une personne à qui il est proposé de participer à une recherche biomédicale est informée, notamment, sur les bénéfices attendus et les risques prévisibles.

 ¤ Son accord est donné par écrit. Son refus n’aura pas de conséquence sur la qualité des soins qu’elle recevra.  ¤ La personne hospitalisée peut, sauf exceptions prévues par la loi, quitter à tout moment l’établissement après avoir été informée des risques éventuels auxquels elle s’expose. ¤ La personne hospitalisée est traitée avec égards. Ses croyances sont eespectées. Son intimité est préservée ainsi que sa tranquillité. 

¤ Le respect de la vie privée est garanti à toute personne ainsi que la confidentialité des informations personnelles, administratives, médicales et sociales qui la concernent.  ¤ La personne hospitalisée (ou ses représentants légaux) bénéficie d’un accès direct aux informations de santé la concernant. Sous certaines conditions, ses ayants droit en cas de décès bénéficient de ce même droit. ¤ La personne hospitalisée peut exprimer des observations sur les soins et sur l’accueil qu’elle a reçus. Dans chaque établissement, une commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge veille, notamment, au respect des droits des usagers. 

¤ Toute personne dispose du droit d’être entendue par un responsable de l’établissement pour exprimer ses griefs et de demander réparation des préjudices qu’elle estimerait avoir subis, dans le cadre d’une procédure de règlement amiable des litiges et/ou devant les tribunaux.

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Charte des droits et des libertés de la personne âgée dépendante 

 Fondation Nationale de Gérontologie – Ministère de l’emploi et de la solidarité, 1999.La vieillesse est une étape pendant laquelle chacun doit pouvoir poursuivre son épanouissement. La plupart des personnes âgées resteront autonomes et lucides jusqu’au dernier moment de leur vie. L’apparition de la dépendance, quand elle survient, se fait à un âge de plus en plus tardif. Cette dépendance peut être due à l’altération de fonctions physiques et/ou l’altération de fonctions mentales. Même dépendantes, les personnes âgées doivent continuer à exercer leurs droits, leurs devoirs et leurs libertés de citoyens. Elles doivent aussi garder leur place dans la cité, au contact des autres générations, dans le respect de leurs différences. Cette charte a pour objectif de reconnaître la dignité de la personne âgée devenue dépendante et de préserver ses droits.

Article I – Choix de vie 

Toute personne âgée dépendante garde la liberté de choisir son mode de vie. Elle doit pouvoir profiter de l’autonomie permise par ses capacités physiques et mentales, même au prix d’un certain risque. Il faut l’informer de ce risque et en prévenir l’entourage. La famille et les intervenants doivent respecter le plus possible son désir profond.

Article II – Domicile et environnement 

Le lieu de vie de la personne âgée dépendante, domicile personnel ou établissement, doit être choisi par elle et adapté à ses besoins. La personne âgée dépendante ou à autonomie réduite réside le plus souvent dans son domicile personnel. Des aménagements doivent être proposés pour lui permettre de rester chez elle. Lorsque le soutien au domicile atteint ses limites, la personne âgée dépendante peut choisir de vivre dans une institution ou une famille d’accueil qui deviendra son nouveau domicile. Un handicap mental rend souvent impossible la poursuite de la vie au domicile. Dans ce cas l’indication et le choix du lieu d’accueil doivent être évalués avec la personne et ses proches. Ce choix doit rechercher la solution la mieux adaptée au cas individuel de la personne malade. Son confort moral et physique, sa qualité de vie, doivent être l’objectif constant, quelle que soit la structure d’accueil. L’architecture des établissements doit être conçue pour répondre aux besoins de la vie privée. L’espace doit être organisé pour garantir l’accessibilité, l’orientation, les déplacements et garantir les meilleures conditions de sécurité.

Article III – Une vie sociale malgré les handicaps 

Toute personne âgée dépendante doit conserver la liberté de communiquer, de se déplacer et de participer à la vie de la société. Les urbanistes doivent prendre en compte le vieillissement de la population pour l’aménagement de la cité. Les lieux publics et les transports en commun doivent être aménagés pour être accessibles aux personnes âgées, ainsi qu’à tout handicapé et faciliter leur participation à la vie sociale et culturelle. La vie quotidienne doit prendre en compte le rythme et les difficultés des personnes âgées dépendantes, que ce soit en institution ou au domicile. Toute personne âgée doit être informée de façon claire et précise sur ses droits sociaux et sur l’évolution de la législation qui la concerne.

Article IV – Présence et rôle des proches 

Le maintien des relations familiales et des réseaux amicaux est indispensable aux personnes âgées dépendantes. Le rôle des familles, qui entourent de leurs soins leurs parents âgés dépendants à domicile, doit être reconnu. Ces familles doivent être soutenues dans leurs tâches, notamment sur le plan psychologique. Dans les institutions, la coopération des proches à la qualité de la vie doit être encouragée et facilitée. En cas d’absence ou de défaillance des proches, c’est au personnel et aux bénévoles de les suppléer. Une personne âgée doit être protégée des actions visant à la séparer d’un tiers avec qui, de façon mutuellement consentie, elle entretient ou souhaite avoir une relation intime. La vie affective existe toujours, la vie sexuelle se maintient souvent au grand âge, il faut les respecter.

Article V – Patrimoine et revenus 

Toute personne âgée dépendante doit pouvoir garder la maîtrise de son patrimoine et de ses revenus disponibles. Elle doit pouvoir en disposer conformément à ses désirs, sous réserve d’une protection légale, en cas de dépendance psychique. Il est indispensables que les ressources de la personne âgée soient complétées lorsqu’elles ne lui permettent pas d’assumer le coût des handicaps.

Article VI – Valorisation de l’activité 

Toute personne âgée dépendante doit être encouragée à conserver des activités. Des besoins d’expression et des capacités d’accomplissement persistent, même chez les personnes âgées qui ont un affaiblissement intellectuel sévère. Développer des centres d’intérêt évite la sensation de dévalorisation et d’inutilité. La participation volontaire à des réalisations diversifiées et valorisantes (familiales mais aussi sociales, économiques, artistiques, culturelles, associatives, ludiques, etc.) doit être favorisée. L’activité ne doit pas être une animation stéréotypée, mais doit permettre l’expression des aspirations de chaque personne âgée. Une personne âgée mentalement déficitaire doit pouvoir participer à des activités adaptées. Les activités infantilisantes ou dévalorisantes sont à rejeter.

Article VII – Liberté de conscience et pratique religieuse 

Toute personne âgée dépendante doit pouvoir participer aux activités religieuses ou philosophiques de son choix. Chaque établissement doit disposer d’un local d’accès aisé, pouvant servir de lieu de culte, et permettre la visite des représentants des diverses religions. Les rites et usages religieux s’accomplissent dans le respect mutuel.

Article VIII – Préserver l’autonomie et prévenir 

La prévention de la dépendance est une nécessité pour l’individu qui vieillit. La vieillesse est un état physiologique qui n’appelle pas en soi de médicalisation. La dépendance physique ou psychique résulte d’états pathologiques, dont certains peuvent être prévenus ou traités. Une démarche médicale préventive se justifie donc, chaque fois que son efficacité est démontrée. Les moyens de prévention doivent faire l’objet d’une information claire et objective du public, en particulier des personnes âgées, et être accessibles à tous.

Article IX – Droits aux soins 

Toute personne âgée dépendante doit avoir, comme tout autre, accès aux soins qui lui sont utiles. Aucune personne âgée ne doit être considérée comme un objet passif de soins, que ce soit au domicile, en institution ou à l’hôpital. L’accès aux soins doit se faire en temps utile, en fonction du cas personnel de chaque malade et non d’une discrimination par âge. Les soins comprennent tous les actes médicaux et paramédicaux qui permettent la guérison chaque fois que cet objectif peut être atteint. Ces soins visent aussi à rééduquer les fonctions et à compenser les handicaps. Ils s’appliquent à améliorer la qualité de vie en soulageant la douleur, à maintenir la lucidité et le confort du malade, en réaménageant espoirs et projets. L’hôpital doit donc disposer des compétences et des moyens d’assurer sa mission de service public auprès des personnes âgées malades. Les institutions d’accueil doivent disposer des locaux et des compétences nécessaires à la prise en charge des personnes âgées dépendantes, en particulier dépendantes psychiques. Les délais administratifs abusifs qui retardent l’entrée dans l’institution choisie doivent être abolis. La tarification des soins doit être déterminée en fonction des besoins de la personne âgée dépendante et non de la nature du service ou de l’établissement qui la prend en charge.

Article X – Qualification des intervenants 

Les soins que requiert une personne âgée dépendante doivent être dispensés par des intervenants formés, en nombre suffisant. Une formation spécifique en gérontologie doit être dispensée à tous ceux qui ont une activité professionnelle qui concerne les personnes âgées. Cette formation doit être initiale et continue en cours d’emploi, elle concerne en particulier, mais non exclusivement, tous les corps de métier de la santé. Ces intervenants doivent bénéficier d’une analyse des attitudes, des pratiques et d’un soutien psychologique.

ARTICLE XI – Respect de la fin de vie 

Soins et assistance doivent être procurés à la personne âgée en fin de vie et à sa famille. Certes, les affections sévères et les affections mortelles ne doivent pas être confondues : le renoncement thérapeutique chez une personne curable constitue un risque aussi inacceptable que celui d’un acharnement thérapeutique injustifié. Mais, lorsque la mort approche, la personne âgée doit être entourée de soins et d’attentions adaptés à son état. Le refus de l’acharnement ne signifie pas un abandon des soins mais doit, au contraire, se traduire par un accompagnement qui veille à combattre efficacement toute douleur physique et à prendre en charge la douleur morale. La personne âgée doit pouvoir terminer sa vie naturellement et confortablement entourée de ses proches, dans le respect de ses convictions et en tenant compte de ses avis. Que la mort ait lieu au domicile, à l’hôpital ou en institution, le personnel doit être formé aux aspects techniques et relationnels de l’accompagnement des personnes âgées et de leur famille avant et après le décès.

ARTICLE XII – La recherche : une priorité et un devoir 

La recherche multidisciplinaire sur le vieillissement et la dépendance est une priorité. Seule la recherche peut permettre une meilleure connaissance des déficiences et maladies liées à l’âge et faciliter leur prévention. Une telle recherche implique aussi bien les disciplines biomédicales et de santé publique que les sciences humaines et les sciences économiques. Le développement d’une recherche gérontologique peut à la fois améliorer la qualité de vie des personnes âgées dépendantes, diminuer leurs souffrances et les coûts de leur prise en charge. Il y a un devoir de recherche sur le fléau que représentent les dépendances associées au grand âge. Il y a un droit pour tous ceux qui en sont ou seront frappés à bénéficier des progrès de la recherche.

ARTICLE XIII – Exercices des droits et protection juridique de la personne

Toute personne en situation de dépendance devrait voir protégés ses biens mais aussi sa personne. Ceux qui initient ou qui appliquent une mesure de protection ont le devoir d’évaluer ses conséquences affectives et sociales. L’exercice effectif de la totalité de leurs droits civiques doit être assuré aux personnes âgées, y compris le droit de vote, en l’absence de tutelle. La sécurité physique et morale contre toutes agressions et maltraitances doit être sauvegardée. Lors de l’entrée en institution privée ou publique ou d’un placement dans une famille d’accueil, les conditions de résidence doivent être garanties par un contrat explicite, la personne âgée dépendante peut avoir recours au conseil de son choix. Tout changement de lieu de résidence ou même de chambre doit faire l’objet d’une concertation avec l’intéressé(e). Lors de la mise en oeuvre des protections prévues par le Code civil (sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle), il faut considérer avec attention que :le besoin de protection n’est pas forcément total ni définitif ; la personne âgée dépendante protégée doit pouvoir donner son avis chaque fois que cela est nécessaire et possible ; la dépendance psychique n’exclut pas que la personne âgée puisse exprimer des orientations de vie et doive toujours être informée des actes effectués en son nom.

Article XIV – L’information, meilleur moyen de lutte contre l’exclusion

L’ensemble de la population doit être informé des difficultés qu’éprouvent les personnes âgées dépendantes. Cette information doit être la plus large possible. L’ignorance aboutit souvent à une exclusion qui ne prend pas en compte les capacités restantes ni les désirs de la personne. L’exclusion peut résulter aussi bien d’une surprotection infantilisante que d’un rejet ou d’un refus de la réponse aux besoins. L’information concerne aussi les actions immédiates possibles. L’éventail des services et institutions capables de répondre aux besoins des personnes âgées dépendantes est trop souvent méconnu, même des professionnels. Faire toucher du doigt la réalité du problème et sa complexité peut être une puissante action de prévention vis à vis de l’exclusions des personnes âgées dépendantes et peut éviter un réflexe démissionnaire de leur part. Lorsqu’il sera admis par tous que les personnes âgées dépendantes ont droit au respect absolu de leurs libertés d’adulte et de leur dignité d’être humain, cette charte sera appliquée dans son esprit.

Pour se procurer la charte : Fondation Nationale de gérontologie, 49 r Mirabeau 75016 PARIS

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Charte des droits et libertés de la personne accueillie

‘’Le droit à la participation directe, ou avec l’aide de son représentant légal, à la conception et à la mise en œuvre du projet d’accueil et d’accompagnement qui la concerne lui est garanti.’’

Article 1er : Principe de non-discrimination

Dans le respect des conditions particulières de prise en charge et d’accompagnement, prévues par la loi, nul ne peut faire l’objet d’une discrimination à raison de son origine, notamment ethnique ou sociale, de son apparence physique, de ses caractéristiques génétiques, de son orientation sexuelle, de son handicap, de son âge, de ses opinions et convictions, notamment politiques ou religieuses, lors d’une prise en charge ou d’un accompagnement, social ou médico-social.

Article 2 : Droit à une prise en charge ou à un accompagnement adapté

La personne doit se voir proposer une prise en charge ou un accompagnement, individualisé et le plus adapté possible à ses besoins, dans la continuité des interventions.

Article 3 : Droit à l’information

La personne bénéficiaire de prestations ou de services a droit à une information claire, compréhensible et adaptée sur la prise en charge et l’accompagnement demandés ou dont elle bénéficie ainsi que sur ses droits et sur l’organisation et le fonctionnement de l’établissement, du service ou de la forme de prise en charge ou d’accompagnement. La personne doit également être informée sur les associations d’usagers oeuvrant dans le même domaine.La personne a accès aux informations la concernant dans les conditions prévues par la loi ou la réglementation. La communication de ces informations ou documents par les personnes habilitées à les communiquer en vertu de la loi s’effectue avec un accompagnement adapté de nature psychologique, médicale, thérapeutique ou socio-éducative.

Article 4 : Principe du libre choix, du consentement éclairé et de la participation de la personne

Dans le respect des dispositions légales, des décisions de justice ou des mesures de protection judiciaire ainsi que des décisions d’orientation :1° La personne dispose du libre choix entre les prestations adaptées qui lui sont offertes soit dans le cadre d’un service à son domicile, soit dans le cadre de son admission dans un établissement ou service, soit dans le cadre de tout mode d’accompagnement ou de prise en charge ;2° Le consentement éclairé de la personne doit être recherché en l’informant, par tous les moyens adaptés à sa situation, des conditions et conséquences de la prise en charge et de l’accompagnement et en veillant à sa compréhension.3° Le droit à la participation directe, ou avec l’aide de son représentant légal, à la conception et à la mise en œuvre du projet d’accueil et d’accompagnement qui la concerne lui est garanti.Lorsque l’expression par la personne d’un choix ou d’un consentement éclairé n’est pas possible en raison de son jeune âge, ce choix ou ce consentement est exercé par la famille ou le représentant légal auprès de l’établissement, du service ou dans le cadre des autres formes de prise en charge et d’accompagnement. Ce choix ou ce consentement est également effectué par le représentant légal lorsque l’état de la personne ne lui permet pas de l’exercer directement. Pour ce qui concerne les prestations de soins délivrées par les établissements ou services médico-sociaux, la personne bénéficie des conditions d’expression et de représentation qui figurent au code de la santé publique.La personne peut être accompagnée de la personne de son choix lors des démarches nécessitées par la prise en charge ou l’accompagnement.

Article 5 : Droit à la renonciation

La personne peut à tout moment renoncer par écrit aux prestations dont elle bénéficie ou en demander le changement dans les conditions de capacités, d’écoute et d’expression ainsi que de communication prévues par la présente charte, dans le respect des décisions de justice ou mesures de protection judiciaire, des décisions d’orientation et des procédures de révision existantes en ces domaines.

Article 6 : Droit au respect des liens familiaux

La prise en charge ou l’accompagnement doit favoriser le maintien des liens familiaux et tendre à éviter la séparation des familles ou des fratries prises en charge, dans le respect des souhaits de la personne, de la nature de la prestation dont elle bénéficie et des décisions de justice. En particulier, les établissements et les services assurant l’accueil et la prise en charge ou l’accompagnement des mineurs, des jeunes majeurs ou des personnes et familles en difficultés ou en situation de détresse prennent, en relation avec les autorités publiques compétentes et les autres intervenants, toute mesure utile à cette fin.Dans le respect du projet d’accueil et d’accompagnement individualisé et du souhait de la personne, la participation de la famille aux activités de la vie quotidienne est favorisée.

Article 7 : Droit à la protection

Il est garanti à la personne comme à ses représentants légaux et à sa famille, par l’ensemble des personnels ou personnes réalisant une prise en charge ou un accompagnement, le respect de la confidentialité des informations la concernant dans le cadre des lois existantes.Il lui est également garanti le droit à la protection, le droit à la sécurité, y compris sanitaire et alimentaire, le droit à la santé et aux soins, le droit à un suivi médical adapté.

Article 8 : Droit à l’autonomie

Dans les limites définies dans le cadre de la réalisation de sa prise en charge ou de son accompagnement et sous réserve des décisions de justice, des obligations contractuelles ou liées à la prestation dont elle bénéficie et des mesures de tutelle ou de curatelle renforcée, il est garanti à la personne la possibilité de circuler librement. A cet égard, les relations avec la société, les visites dans l’institution, à l’extérieur de celle-ci, sont favorisées.Dans les mêmes limites et sous les mêmes réserves, la personne résidente peut, pendant la durée de son séjour, conserver des biens, effets et objets personnels et, lorsqu’elle est majeure, disposer de son patrimoine et de ses revenus.

Article 9 : Principe de prévention et de soutien

Les conséquences affectives et sociales qui peuvent résulter de la prise en charge ou de l’accompagnement doivent être prises en considération. Il doit en être tenu compte dans les objectifs individuels de prise en charge et d’accompagnement.Le rôle des familles, des représentants légaux ou des proches qui entourent de leurs soins la personne accueillie doit être facilité avec son accord par l’institution, dans le respect du projet d’accueil et d’accompagnement individualisé et des décisions de justice.Les moments de fin de vie doivent faire l’objet de soins, d’assistance et de soutien adaptés dans le respect des pratiques religieuses ou confessionnelles et convictions tant de la personne que de ses proches ou représentants.

Article 10 : Droit à l’exercice des droits civiques attribués à la personne accueillie

L’exercice effectif de la totalité des droits civiques attribués aux personnes accueillies et des libertés individuelles est facilité par l’institution, qui prend à cet effet toutes mesures utiles dans le respect, si nécessaire, des décisions de justice.

Article 11 : Droit à la pratique religieuse

Les conditions de la pratique religieuse, y compris la visite de représentants des différentes confessions, doivent être facilitées, sans que celles-ci puissent faire obstacle aux missions des établissements ou services. Les personnels et les bénéficiaires s’obligent à un respect mutuel des croyances, convictions et opinions. Ce droit à la pratique religieuse s’exerce dans le respect de la liberté d’autrui et sous réserve que son exercice ne trouble pas le fonctionnement normal des établissements et services.

Article 12 : Respect de la dignité de la personne et de son intimité

Le respect de la dignité et de l’intégrité de la personne est garanti. Hors la nécessité exclusive et objective de la réalisation de la prise en charge ou de l’accompagnement, le droit à l’intimité doit être préservé.

souces : http://www.famidac.fr     Dernière mise à jour : mercredi 22 mars 2006

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Accueillants familiaux thérapeutiques & formation continue.

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A l’instar de leurs collègues accueillants familiaux sociaux, les accueillants familiaux thérapeutiques bénéficient également d’une formation dispensée en intra par les établissements employeurs ou par des organismes de formation agréés par leurs Directions. 

OBJECTIFS :   Un apport de notions de base sur la maladie mentale et le handicap psychique. □  Une réflexion sur le contenu de l’intervention de la famille d’accueil… 

MODULES : 1 -  Eléments de base sur la maladie mentale.◊ Définition de la maladie mentale. ◊ Distinction maladie mentale/handicap psychique. ◊ Apports théoriques sur la psychose en la névrose. ◊ Les troubles du comportement associés à ces maladies. 2 -  Prise en charge du handicap psychique. ◊ Les différentes modalités de prise en charge des patients. ◊ Les traitements médicamenteux. ◊ La démarche du projet individuel thérapeutique. ◊ ’accompagnement au quotidien. 3 -  Les limites de l’accueil. ◊ La place de la personne accueillie. ◊ L’incidence dans l’organisation familiale.◊ Le travail à son domicile. ◊ La question du secret professionnel partagé. ◊ La préparation d’un accueil et d’une fin d’accueil. 

DEMARCHE PEDAGOGIQUE : elle s’appuie à la fois sur des apports théoriques et sur des exemples pratiques. 

EVALUATION : un temps de bilan collectif est prévu en fin de session ; un bilan écrit est demandé, au terme de la formation, à chacun des participants. 

Exemple de plan de formation proposé par l’association pour les formations aux professions éducatives et sociales.

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METIER

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UN METIER EXIGEANT

L’accueil, un métier exigeant !

Accueillant Familial, un métier à part entière…
L’accueillant familial est rémunéré pour la personne qu’il héberge. Pour chaque accueilli l’enveloppe mensuelle est de 1 500 euros par mois, en moyenne; pour un accueil à temps plein (7j/7 & 24h/24). De cette somme sont déduites les charges sociales et les frais quotidiens, tels que la nourriture, l’entretien, le chauffage et le logement. L’accueillant perçoit donc un salaire net d’environ 800 euros par mois et par accueilli. Toute personne de plus de 60 ans ou handicapée adulte qui souhaite rompre sa solitude peut bénéficier de l’accueil familial. Un contrat-type de droit privé sur les droits et obligations de chacunes des parties est signé.

Indications

Chaque fois qu’une personne bien informée des réalités de l’accueil familial souhaite être accueillie et adhère au projet d’accueil, celui-ci peut être envisagé (le contrat prévoit toujours une période d’essai de deux mois). I l restera à faire un choix éclairé ; il s’agit avant tout d’une rencontre entre une  personne âgée/ou ha ndicapée avec une famille ayant ses caractéristiques propres ; il ne doit pas y avoir de placement arbitraire. On rencontre tous types de familles d’accueil.

        ·  Un certain nombre d’accueillants ayant une expérience gérontologique préalable et une formation médicale ou paramédicale seront très enclins à accueillir des personnes très dépendantes voire des malades en phase terminale.  

        · D’autres seront plus préparés à des fonctions de maîtresse de maison et d’animatrice et accueilleront plus volontiers des personnes peu dépendantes ou en accueil familial temporaire.

L’accueil familial est conclu par un contrat de gré à gré. Des petits essais préalables et une préparation de l’accueil dans tous ses aspects doivent être réalisés afin d’éviter au mieux les déconvenues.

Limites

L’accueil familial connaît des limites évidentes :

         ·  lorsque l’adhésion de la personne au projet n’est pas bonne

         ·  quand l’accueil se fait dans l’urgence, ses chances de réussite sont très nettement diminuées.

         ·  certains handicaps ou pathologies contre-indiquent l’accueil : handicaps psychiques lourds, démences séniles, délires et persécution, agitation nocturne, maladie d’Alzheimer et troubles apparentés, handicaps physiques nécessitant du matériel lourd.

sources http://famidac.fr et divers…

VOIR AUSSI : ACCUEIL FAMILIAL SOCIAL & ACCUEIL THERAPEUTIQUE, en cliquant dans la colonne de droite à la rubrique PAGE

 

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