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PROBLEMATIQUE DU SUICIDE CHEZ LES PERSONNES AGEES (2).

31032009

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Attitudes de prévention.

Même si cela ‘’va de soi’’, rappelons la nécessité de nouer une relation dans laquelle l’intention et le comportement de l’intervenant viseront la restauration de l’estime de soi de la personne âgée. Au cours de l’entretien ou du temps passé avec la personne, tous les moyens à disposition seront utilisés pour favoriser la rencontre, c’est-à-dire ce moment face à face où coexistent « l’un et l’autre ». Ce qui peut se déposer dans une relation redonne un sentiment d’exister. La personne âgée n’est plus seulement l’objet d’un soin ou d’une attention mais redevient une personne à part entière. Par ailleurs, écouter la souffrance et le désespoir ne précipite pas l’autre dans la mort mais soutient le vivant en lui. Quelque en soit le dénouement la personne âgée a besoin d’être écoutée et quel que soit son état psychique, il est important de lui donner l’opportunité de s’exprimer, de la laisser faire entendre son désir, même s’il n’est pas réalisable (retourner à la maison, ne pas approuver la décision de placement…) pour qu’elle demeure ce qu’elle est en fait : un sujet qui pense et communique, unique dans sa subjectivité, habité par la somme des expériences de toute une vie. 

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« Je me suis battue toute ma vie, personne ne sait qui je suis alors ce que je peux encore faire moi-même, c’est me suicider ».

Lorsque des messages de désespoir, de suicide sont énoncés :

·  parler ouvertement de l’envie de mourir de cette personne.

·  l’encourager à prendre contact avec un aidant spécialisé (médecin, psychologue etc)

·  chercher soi-même, comme aidant, du soutien dans ou hors institution.

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sources : maison de l’autonomie (BE) brochure

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PROBLEMATIQUE DU SUICIDE CHEZ LES PERSONNES AGEES (1).

30032009

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Comment ne pas se sentir interpellé lorsqu’une personne âgée nous fait part de sa souffrance, de sa solitude, de sa lassitude de vivre, qu’elle nous parle de ses peurs ?

La question du suicide chez les personnes âgées, par peur ou par méconnaissance du phénomène, n’est encore que trop peu abordée.

Le désarroi des intervenants…

 » A quoi bon vivre encore, je ne suis plus bonne à rien, je ne peux plus recevoir mes enfants, ils sont gentils mais je ne leur suis plus utile, je suis trop vieille pour m’occuper de leurs familles, mes amies sont mortes, je n’en peux plus, je voudrais mourir… « 

Face à ces manifestations, très souvent notre première réaction sera de tenter de les apaiser à tout prix sans prendre le temps d’écouter ce qu’elles essayent peut-être de nous dire. Outre le risque de banalisation, ce type d’attitude a surtout pour objectif de tenter de nous rassurer. En effet, face à ces personnes âgées pour certaines déjà en fin de vie, que pouvons-nous dire ? Comment pouvons-nous réagir ? Quelles solutions leur apporter ?

On voudrait réconforter, mettre en perspective, s’appuyer sur l’espoir de changements, d’améliorations possibles et on reste sans voix, car le registre habituel n’est pas de mise, ou si peu. Alors, on ne regarde plus, on ne parle plus, on exécute les gestes nécessaires, pour ne pas en rajouter là où ça fait mal…

Face à des personnes qui par leur âge sont plus proches de la fin, nous sommes le plus souvent incapables de soutenir une quelconque discussion sur le sujet.

Quand nous entendons « l’année prochaine, je ne serais plus là » ou « je suis si fatiguée, le mieux serait que cela se termine » n’avons nous pas tendance à vite trouver des échappatoires pour ne surtout pas discuter de tout cela ?

Face à ces évocations de la mort, l’angoisse nous saisit et parce que nous ne possédons plus de code pour en parler, nous l’évacuons, avec pour conséquence de laisser ceux qui s’adressent à nous à leur propre solitude, leur propre angoisse.

…/…

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VIEILLIR NOUS CONCERNE TOUS (2)

27032009

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Parfois, à l’occasion du « déplacement »* de la personne âgée hors son domicile (maison de retraite – accueil familial…), la famille naturelle vit à l’heure des règlements de compte et des décisions peuvent être prises sans consulter l’intéressé qui, du coup, a l’impression de n’être plus rien pour les siens, ravalé à la condition d’objet. Le « déplacement » revêt toujours une symbolique particulière pour la personne et sa famille, elle met en scène la séparation ultime que représente la mort.

Enfin quoi de plus normal, au grand âge, que de penser à sa fin de vie, d’être parfois obsédé par la question de la mort et d’avoir besoin de le dire, de le répéter, d’y revenir sans cesse et surtout d’en parler à quelqu’un qui puisse reconnaître la pertinence de cette préoccupation et l’accueillir, en être témoin, la laisser se déployer dans toutes ses nuances. La tentation d’en finir, de précéder la mort inéluctable qui peut faire peur, à moins que ce ne soit la longue et douloureuse attente qui accable, l’évocation plus ou moins directe du suicide, tout ceci peut survenir…

*   »déplacement » être accueilli en accueil familial, en maison de retraite; ailleurs que dans sa famille naturelle. Ne plus pouvoir rester chez soi.

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sources : la maison de l’autonomie (BE)/brochure personnes âgées.

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